<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735</id><updated>2012-02-16T21:28:12.082+01:00</updated><category term='blé'/><category term='guerre'/><category term='marché'/><category term='finance'/><category term='dette'/><category term='sécurité'/><category term='Ponzi'/><category term='actifs toxiques'/><category term='subprimes'/><category term='étiquettes'/><category term='mondialisation'/><category term='Afghanistan'/><category term='France'/><category term='Bayrou'/><category term='dissuasion'/><category term='Shangaï'/><category term='emprunt'/><category term='sentiment'/><category term='déficit'/><category term='gaz'/><category term='colère'/><category term='Lewis Carroll'/><category term='croissance'/><category term='pétrole'/><category term='BCE'/><category term='relance'/><category term='priorité'/><category term='rendement'/><category term='Arctique'/><category term='SEC'/><category term='vente à découvert'/><category term='confiance'/><category term='Insee'/><category term='Montesquieu'/><category term='Dollar'/><category term='Voltaire'/><category term='constitution'/><category term='Tocqueville'/><category term='État'/><category term='avenir'/><category term='La Rochefoucauld'/><category term='G8'/><category term='Zhou Xiaochuan'/><category term='Ouïghours'/><category term='Londres'/><category term='Royaume-Uni'/><category term='libéralisme'/><category term='inflation'/><category term='peuple'/><category term='commerce'/><category term='comptabilité'/><category term='FED'/><category term='Monnet'/><category term='protectionnisme'/><category term='spéculation'/><category term='politique'/><category term='Sangnier Marc'/><category term='S.P.500'/><category term='retraite'/><category term='effet de levier'/><category term='UE'/><category term='Natixis'/><category term='système'/><category term='CIA'/><category term='Allemagne'/><category term='régulation'/><category term='G20'/><category term='coopération'/><category term='Pakistan'/><category term='États-unis'/><category term='Anglo-Saxon'/><category term='Chine'/><category term='taux'/><category term='épargnant'/><category term='protectionnisme OMC dumping'/><category term='Brown'/><category term='presse'/><category term='capitaux'/><category term='économie'/><category term='concurrence'/><category term='Greenspan'/><category term='gouvernement'/><category term='Krugman'/><category term='Swift'/><category term='équilibe budget dette Constitution'/><category term='Suisse'/><category term='banque'/><category term='banque centrale'/><category term='blanchiment'/><category term='dividende'/><category term='grève'/><category 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type='html'>le gaulois n'attend pas qu'on lui demande son avis ...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>88</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-8054353808691911632</id><published>2011-06-02T10:59:00.002+02:00</published><updated>2011-06-02T11:09:33.266+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='équilibe budget dette Constitution'/><title type='text'>L'équilibre budgétaire : une règle d'or ?</title><content type='html'>Dans son Titre V Des rapports entre le Parlement et le Gouvernement, Article 34, la Constitution rappelle que l'impôt et le régime d'émission de la monnaie sont fixés par la loi, c'est-à-dire par le Parlement. Dans le même article, elle aborde la question de l'équilibre à deux reprises : au sujet des lois de financement de la SS qui [] déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses []; et au sujet des orientations pluriannuelles des finances publiques qui [] s'inscrivent dans l'objectif d'équilibre des comptes des administrations publiques [].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;État des lieux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On constate que la Constitution, dans sa rédaction actuelle, laisse au Parlement et au Gouvernement la recherche de l’équilibre par le moyen des actes qu’elle leur donne pouvoir d’accomplir. Et si on en juge par le niveau de la dette de presque tous les Etats développés, c’est une situation générale. Il n’y a pas lieu de s’en étonner si l’on considère que le souci du long terme doit faire partie des responsabilités intrinsèques au pouvoir aussi bien exécutif que législatif sans qu’il soit nécessaire de l’inscrire en tant que tel dans le texte fondateur.&lt;br /&gt;On peut cependant sur ce point faire deux observations : 1. La Vème République avait introduit le long terme par la durée du mandat présidentiel qui dépassait de deux ans celle des membres du Parlement, et cette durée a non seulement été réduite à cinq ans, pour l’aligner sur  celle de l’Assemblée Nationale, mais l’élection de l’AN suit immédiatement celle du Président ; ils partagent donc le même sort électoral quant aux durées de mandat et aux dates de renouvellement, d’où leur propension à donner priorité au court terme. 2. Les Etats-Unis pratiquent la fixation d’un plafond de la dette par le Congrès, mais elle ne semble gérée que dans le court, voire très court, terme, ce qui peut s’expliquer par le statut particulier du dollar  ; mais le Congrès  dispose ainsi d’un outil qui pourra être utilisé si besoin est ; il est également possible que ce besoin apparaisse rapidement  sous l’effet d’une  révision de la notation de la dette souveraine américaine.&lt;br /&gt;Mais s’il fallait inscrire dans la Constitution une obligation d’équilibre financier, on devrait répondre à plusieurs questions :&lt;br /&gt;- Où l’inscrire : Dans le Titre Ier De la Souveraineté (le Mur de la Dette confisque la liberté d’action), ou dans le Titre II Le Président de la République, ou dans le titre III Le Gouvernement, ou dans le titre IV Le Parlement ?&lt;br /&gt;- A qui incomberait cette responsabilité, au Président ou au Parlement ?&lt;br /&gt;- Qui jugerait qu’elle est correctement assumée ? Le Président et le Parlement sont les émanations du peuple, c’est au peuple d’en juger et de les sanctionner par l’élection.&lt;br /&gt;- Quid du Conseil  Constitutionnel sur ce sujet ?&lt;br /&gt;Quelles que soient les réponses à ces questions on devra définir le type d’équilibre que l’on veut rechercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quel équilibre rechercher ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La recherche de l’équilibre peut passer par différentes voies. On trouve des partisans d’un objectif de déficit qui laisserait au gouvernement la possibilité d’agir sur la dépense, ou sur l’impôt, ou sur les deux à des degrés divers ; on trouve aussi des partisans d’un objectif de dépenses, considérant que c’est le point crucial à maîtriser (c’est ce qui avait été retenu pour les lois de financement de la SS, avec le succès qu’on sait).&lt;br /&gt;L’inconvénient de ce genre de doctrine est de simplifier abusivement le problème ; se priver de la dépense ou de l’impôt ou du solde pour analyser le problème posé par un déséquilibre n’est pas très sérieux, et encore moins si elle est appliquée à un objectif pluriannuel. Mais ce qui est beaucoup plus grave c’est que l’on reste dans la problématique du Pacte de stabilité et de croissance qui a démontré son inefficacité exposée cruellement lors de la crise et dont nous sentons encore les conséquences.&lt;br /&gt;En effet, les déséquilibres annuels ne nous informent pas sur le véritable danger qui nous menace par leur intermédiaire ; on a toujours de bonnes explications justifiant un supplément de dépense ou une insuffisance de recette ; et quand on ne la trouve pas, on imagine des arguments fallacieux comme des requalifications de dépenses de fonctionnement en investissements aux rendements imaginaires. Un déficit annuel a toujours l’air moins grave que ses conséquences ; le vrai danger c’est leur accumulation quand elle prend la forme de la dette.&lt;br /&gt;La seule règle d’or utile ne doit donc pas porter sur l’équilibre des comptes annuels (qui est de toute façon une bonne pratique générale pouvant connaître des exceptions justifiées par les circonstances) mais sur la capacité d’endettement et son maintien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La capacité d’endettement : une réponse aux crises&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout évènement désastreux (guerre, tsunami, tremblement de terre, accidents industriel ou climatique ) nécessite des engagements de dépenses dépassant les moyens ordinaires des états ; ils doivent donc être capables de recourir à l’emprunt pour des montants considérables à des conditions néanmoins supportables.&lt;br /&gt;Puisque l’on sait maintenant que le mur de la dette (MD) apparaît lorsque la dette atteint un niveau au-delà duquel la croissance se réduit ou disparaît, estimé récemment par des chercheurs à 90% du PIB , et si on admet, par hypothèse , qu’un évènement désastreux nécessite une dépense au minimum de X% du PIB, le maintien de la capacité d’endettement pour faire face aux crises (CEFC) nécessiterait qu’en période normale on ne dépasse jamais un endettement avant crise (EAC) de MD-CEFC du PIB.&lt;br /&gt;Cela signifie que les lois de finances, qui comportent des dispositions et analyses concernant les engagements financiers de l’Etat , devraient aussi mentionner la distance à laquelle se trouve la dette par rapport à la limite de l’EAC et l’évolution prévisible dans cette direction. Et c’est à ce stade, avant le vote de la loi, que la règle d’or devrait s’appliquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conséquences de l’application de la règle d’or&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les élus auxquels s’appliquent la règle d’or (Président de la République, Députés et Sénateurs), dès le début de leur mandat de 5 ans devront s’interroger sur la trajectoire, non pas du déficit mais de la dette, pour évaluer son niveau à la fin de leur mandat. La fin de leur mandat est en effet pour eux un moment critique, celui de leur réélection, et ils devront veiller à ne pas avoir consommé la distance à laquelle la dette se trouve de l’EAC, distance dont la réduction, voire la disparition, offrirait un argument de campagne confortable à leurs concurrents.&lt;br /&gt;D’autre part, la perspective d’être réélu avec une capacité d’emprunt ordinaire (jusqu’à EAC) épuisée est évidemment source de difficultés à venir. Et une capacité d’emprunt de crise (jusqu’à MD) entamée ou même épuisée au moment de la réélection générera des conditions de gouvernement dangereuses. Tout ceci devrait motiver les acteurs concerné à adopter une attitude réaliste dans la gestion des finances de l’Etat.&lt;br /&gt;La situation actuelle est caractérisée par une consommation très avancée de la réserve de capacité d’endettement de crise puisque le dernier programme de stabilité estime à 87.1% du PIB l’endettement brute de la France en 2012, première année du nouveau Parlement et du nouveau Président de la République. Les nouveaux élus devraient donc avoir pour objectif du quinquennat de rétablir la capacité d’endettement de crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conclusion provisoire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée qu’il suffirait d’obliger le Parlement à utiliser son pouvoir de modification de la Constitution pour se donner de nouvelles obligations semble illusoire. Toutes les données sont en effet disponibles depuis longtemps, mais il a fallu l’intervention brutale des marchés pour révéler des vulnérabilités ignorées par paresse ou par intérêt. L’analyse académique des effets de la dette sur la croissance, opportunément apparue récemment , a fixé l’emplacement du mur de la dette qui devrait désormais servir de référence principale à toute réflexion sur la dette.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-8054353808691911632?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/8054353808691911632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=8054353808691911632' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8054353808691911632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8054353808691911632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2011/06/lequilibre-budgetaire-une-regle-dor.html' title='L&apos;équilibre budgétaire : une règle d&apos;or ?'/><author><name>Alain Bertier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11526936511786886954</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-6758195878075530998</id><published>2011-05-31T15:51:00.003+02:00</published><updated>2011-06-02T11:08:11.012+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='protectionnisme OMC dumping'/><title type='text'>Sur le protectionnisme</title><content type='html'>La liberté de circulation sur l’ensemble de notre planète des hommes, des marchandises et des capitaux est considérée comme nécessaire pour atteindre et maintenir un maximum de prospérité. Mais les hommes étant ce qu’ils sont, cette liberté doit être clairement définie, c’est à dire délimitée, afin qu’elle bénéficie à tous. Elle doit pour cela respecter des règles acceptées par tous les participants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La communauté internationale s’efforce en permanence de compléter ces règles et d’améliorer leur application, œuvre considérable en raison de l’immense diversité des objets du commerce international, de leur complexité et de leur multiplication nourrie par le développement économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir quelques définitions et descriptions de l’état de la question sur&lt;br /&gt;- le protectionnisme&lt;br /&gt;- l’OMC&lt;br /&gt;- le dumping&lt;br /&gt;- les droits de propriété intellectuelle&lt;br /&gt;- les appellations d’origine contrôlée (AOC)&lt;br /&gt;- les appellations d’origine protégée (AOP) européenne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du point de vue des gouvernements, le commerce international comporte une double nécessité : 1.  procurer aux nations les biens dont elles ne disposent pas ou qu’elles ne produisent pas, et par voie de conséquence 2. disposer ou produire en excédent des biens vendables pour financer les achats.&lt;br /&gt;Ces deux nécessités sont primordiales même si elles en font surgir d’autres comme la compétitivité ou l’emploi, qui leur sont secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a donc intérêt à bénéficier des règles de la concurrence loyale quand il s’agit d’acheter, et on est soumis à la tentation de les tourner quand il s’agit de vendre ; et comme tout le monde fait les deux, tout le monde poursuit en permanence une dialectique plus ou moins finaude entre ces deux attitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme les balances commerciales des nations reflètent globalement certains déséquilibres permanents (les excédents des exportateurs de pétroles sont pour certains permanents et induisent des déficits ailleurs qui le sont aussi) la pression sur la seconde nécessité (l’exportation) est très forte car ses conséquences semblent toujours plus agréables que les mesures correctives de la première (restrictions et pénuries). On oublie trop souvent que toute exportation peut être un appauvrissement, soit en raison de la nature de la contrepartie ou des conditions de vente (crédit), soit en raison du prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela provoque aussi, et tout naturellement des contradictions internes entre la compétitivité, priorité de l’exportation, et la souveraineté (en particulier fiscale) qui s’affaiblit fortement sous la contrainte de la concurrence internationale. C’est d’ailleurs pour cela que la question de la compétitivité doit toujours distinguer les causes fiscales et monétaires (extérieures à l’industrie), et les écarts résultant des niveaux de salaire, des causes de la productivité industrielle qui sont principalement organisationnelles et techniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les protections légitimes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont principalement celles qui appartiennent au domaine de la propriété intellectuelle et aux appellations d’origine.&lt;br /&gt;On observe cependant un affaiblissement du principe de protection dans les exemples suivants :&lt;br /&gt;- la durée de protection des brevets de médicaments curieusement fondée sur son efficacité sur des maladies très dangereuses et très étendues ; cela revient à sanctionner l’utilité de l’industriel au lieu de recourir à la solidarité financière ;&lt;br /&gt;- la description des produits est travestie (à l’exception des produits couverts par l’appellation d’origine) par des abus de langage en autorisant par exemple l’appellation « pur ceci » ou « pur cela » pour des produits d’une pureté inférieure, ou en interdisant dans l’U.E  la formule « fabriqué en France » ;&lt;br /&gt;- une application parfois étroite de la liberté de la concurrence dans l’U.E. qui souvent diminue les protections nationales sans les remplacer par des protections européennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a aussi des renforcements de certaines protections comme aux USA pour la durée du copyright ou en France pour adapter les protections anciennes au progrès technique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Protection ou régulation ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l’analyse de la compétitivité industrielle fait apparaître dans les causes organisationnelles et techniques des consommations ou des opérations qui génèrent une productivité apparente élevée simplement par extériorisation de coûts d’émission de GES ou de production de déchets non traités, sans volonté de l’exportateur de corriger cette situation, les taxes à l’entrée égalisent sans être illégitimes. Il s’agit donc de régulation et non de protection. Notons que la taxe carbone frappant tous les produits n’est pas protectionniste alors qu’une taxe basée sur l’empreinte carbone pourrait l’être.&lt;br /&gt;La question se pose dans des termes différents pour les dépenses sociales (et pour les salaires) dont l’expérience prouve que les niveaux initialement bas des pays en développement suivent une pente de rattrapage en une vingtaine d’année qui corrige les écarts du début. Une majoration sociale de la TVA qui compenserait totalement des écarts de salaire et de charge aurait donc un caractère de protection excessif (car il n’est par anormal que les systèmes sociaux se développent en même temps que l’économie) et devrait, pour rester légitime ne correspondre qu’à une certaine proportion de l’écart, ou à une certaine partie de l’écart, et ce progressivement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Protectionnisme financier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la chose existe, et elle existe, il serait légitime de s’en protéger. En particulier Londres et New York protègent farouchement leur industrie financière par des méthodes protectionnistes et dans le cas du RU en luttant pour vider l’organisation de la régulation européenne de toute efficacité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-6758195878075530998?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/6758195878075530998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=6758195878075530998' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6758195878075530998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6758195878075530998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2011/05/sur-le-protectionnisme.html' title='Sur le protectionnisme'/><author><name>Alain Bertier</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11526936511786886954</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-1201958618461635661</id><published>2009-05-05T09:23:00.005+02:00</published><updated>2009-05-05T09:37:06.447+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Wall Street'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bulle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='effet de levier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitaux'/><title type='text'>Pour en finir avec « too big to fail »</title><content type='html'>Au moment où il y a lieu de s’inquiéter de l’évidente intention de la finance US de faire payer les dégâts de la crise aux contribuables pour reprendre ensuite le chemin qui lui a été si profitable (au moins pendant un temps), et de la non moins évidente difficulté de l’Administration Obama à imposer ses vues, il n’est pas inutile de s’interroger sur les causes qui ont permis la monstrueuse croissance des banques d'affaires. C’est l’exercice auquel se livre The New Yorker dans son numéro du 4 mai 2009&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir rappelé que la principale fonction des banques d’affaires est de répondre aux besoins des entreprises en capitaux, y sont décrites les trois périodes au cours desquelles l’économie connût des transformations majeures, générant des besoins en capitaux nouveaux, la croissance de ces besoins causant la croissance des banques d’affaires. Ces trois périodes sont :&lt;br /&gt;- la seconde révolution industrielle de la fin du 19ème siècle ;&lt;br /&gt;- les années vingt au cours desquelles l’électrification transforma l’industrie ;&lt;br /&gt;- l’arrivée des technologies de l’information dans les années quatre vingt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela conduit à la constatation que jusqu’en 1996 la croissance des banques d’affaires a suivi les besoins de l’économie. C’est ensuite que les choses se gâtèrent, car &lt;em&gt;tout ce que l’on a obtenu en échange fut des hectares de maisons vides&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où une conclusion, sévère mais juste, sur ce qu’il faut impérativement faire :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Outre la réduction immédiate de la taille des banques d’affaires, nous avons la tâche plus difficile de rendre les bulles de crédit, identiques à celle que nous venons de vivre, moins probables. Cela va exiger la limitation du recours excessif à l’effet de levier, qui augmente évidemment le risque sans valeur ajoutée économique. De nombreuses innovations financières semblent aussi surévaluées car il n’est pas clair qu’elles contribuent à l’accomplissement de la mission principale qui est de conduire le capital aux entreprises. Mais il est sans doute plus difficile de légiférer sur le changement le plus important : Wall Street doit reconnaître que sa fonction, telle qu’elle a été dans le passé, est de suivre l’économie réelle, et non de la diriger. Durant la bulle immobilière, le secteur financier a essentiellement cherché à créer la réalité. Maintenant, le temps est venu de se contenter d’y répondre.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;On voit, car ce n’est pas le seul exemple d’analyse américaine de la crise très proche des points de vue européens, que l’Europe aurait grand tort de réduire ses exigences sur la réforme de la finance mondiale ; il existe une vaste opposition à l’idée que Wall Street puisse repartir « comme avant ». Cependant, cette finance, qui reste arrogante alors que son proche avenir est très incertain, peut encore perturber l’économie, et il est permis de se demander si cette menace n’explique pas l’attitude parfois surprenante de l’Administration Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Monsters Inc. By James Surowiecki&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-1201958618461635661?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/1201958618461635661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=1201958618461635661' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/1201958618461635661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/1201958618461635661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/05/pour-en-finir-avec-too-big-to-fail.html' title='Pour en finir avec « too big to fail »'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-9218509947236054254</id><published>2009-04-23T09:00:00.001+02:00</published><updated>2009-04-23T09:03:02.733+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Anglo-Saxon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Wall Street'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Obama'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='G20'/><title type='text'>Les 100 jours d’Obama en économie</title><content type='html'>Un ancien ministre du travail américain, professeur à Berkeley, partisan confirmé de l’administration actuelle, porte un jugement intéressant sur l’action d’Obama&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il note A la politique budgétaire (qui ne perd le A+ qu’en raison des prévisions économiques beaucoup trop optimistes), B le stimulus qu’il trouve bon mais insuffisant, et F le sauvetage des banques ; l’ensemble recevant la note C+. Cette note, selon l’auteur, n’est pas franchement mauvaise si on considère l’ampleur des problèmes dont Obama a hérité, mais loin d’être assez bonne pour la même raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons plusieurs raisons, nous autres Européens, pour suivre le Président des États-unis, son action, et l’opinion publique américaine (y compris celle de l’intelligentsia) sur cette action ; en effet, non seulement l’état de l’économie européenne pèse sur celle du monde, mais surtout le redressement de la finance américaine et la correction de ses erreurs, sont aussi nébuleux qu’au premier jour de la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons donc examiner les critiques formulées par le professeur, et y joindre nos soucis.&lt;br /&gt;Tout d’abord, il juge que le sauvetage des banques a échoué bien que les contribuables aient déversé 600 milliards $ ; en effet les crédits accordés par les banques ont diminué depuis cinq mois, les dirigeants continuent de se verser des rémunérations princières, leurs actifs toxiques augmentent, et les bilans des banques continuent d’être truqués. En outre il est question de convertir les fonds du sauvetage en actions, ce qui expose les contribuables à des pertes encore plus grandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce tableau désastreux, il faut ajouter le refus intraitable des anglo-saxons en général, mais particulièrement du monde financier américain, de renverser le mouvement de dérégulation qui est pourtant la cause primaire de la crise. Ce refus s’est manifesté lors de la réunion du G20, qui n’a pris aucune mesure autoritaire concernant la régulation ; il s’est observé à de nombreuses reprises aux États-unis, aussi bien  dans la conception du sauvetage que dans les réactions du puissant milieu financier sur les rémunérations et les bonus, sans parler, de la présence, dans l’administration, de représentants de Wall Street.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci est fort inquiétant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------------------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; http://robertreich.blogspot.com/2009/04/report-card-on-obomanomics-approaching.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-9218509947236054254?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/9218509947236054254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=9218509947236054254' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/9218509947236054254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/9218509947236054254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/04/les-100-jours-dobama-en-economie.html' title='Les 100 jours d’Obama en économie'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-1650469668028812934</id><published>2009-04-20T14:22:00.004+02:00</published><updated>2009-04-20T14:33:06.534+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sangnier Marc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Natixis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ponzi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='confiance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gouvernement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Madoff'/><title type='text'>Rétablir (ou restaurer) la confiance ?</title><content type='html'>Restaurer ou rétablir ? Les deux se dit ou se disent (comme disait Vaugelas), mais encore ?&lt;br /&gt;On restaure ce qui s’est dégradé mais qui mérite encore d’être réparé ; on rétablit ce qui a chu, a été perdu, a disparu. Étant donné la gravité du mal, ne pouvant restaurer ce qui a disparu, nous opterons pour rétablir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci posé, quid de cet avis unanime, ou presque : pour sortir de la crise, il suffirait de rétablir la confiance. Remarquez le point après confiance. Il ne s’agit pas de rétablir la confiance en quelque chose ou en quelqu’un, mais la confiance tout court, à l’état brut, envers l’humanité tout entière, envers l’univers si besoin est, envers le gouvernement, s’il le faut, ou envers le banquier le plus dérégulé, pourquoi pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vrai que pour le gouvernement un électeur confiant qui gobe toutes les promesses, voire les simples déclarations, cela rend le dévouement quotidien à la cause publique infiniment plus facile, et même agréable ; et pour le banquier, un épargnant confiant qui remercie avec une émotion sincère quand on lui propose quelques titres Natixis à 18€&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; pour rendre ses économies plus productives, cela fait d’un labeur ordinaire un acte philanthropique digne d’admiration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, que deviendrait le gouvernement s’il fallait, chaque fois qu’un micro se présente, expliquer pourquoi la promesse faite le jour JJ du mois de MM de l’an AAAA, n’a, aujourd’hui, le jour JJ’ du mois de MM’ de l’an AAAA’, connu aucun commencement ni d’exécution, ni même d’étude (sans d’ailleurs que cela signifie, aussi peu que ce soit, la moindre annulation du projet, ni sa réduction, ni son report lointain, ni que cela interdise son élévation, lors de la prochaine élection, au rang de promesse officielle) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que deviendrait aussi le banquier qui devrait expliquer à son client venant de constater sa perte de plus de 90% sur Natixis, qu’il lui avait conseillé ce placement uniquement sur ordre de sa Direction et parce qu’il touchait une commission sympathique sur chaque action placée (une banque ne vend pas, elle place de titres), mais qu’il n’avait pas la moindre idée, ni hier ni aujourd’hui, sur la valeur des titres Natixis en tant que placement, ni sur le terme auquel il serait optimum de les envisager ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit que la confiance est aussi nécessaire au gouvernent qu’aux banques ; elle fait gagner, aux gouvernants et aux banquiers, un temps précieux ; elle évite aussi aux électeurs et aux clients des banques de perdre des illusions encore plus précieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul problème de la confiance à l’état brut, c’est qu’elle constitue la matière première essentielle des grands escrocs, le Ponzi et autres Madoff, qui n’existent que par elle. Elle est donc absolument contraire à l’idéal démocratique que Marc Sangnier concevait comme « &lt;em&gt;le régime politique qui tend à porter au maximum la conscience et la responsabilité de chacun&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La confiance à l’état brut consiste à laisser la décision à d’autres, donc en renonçant 1. à prendre connaissance de ce qui motive la décision (démission de la conscience) et 2. à partager la responsabilité de ses conséquences. Mauvais choix, s’il en est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Elles vaudront dis fois mois deux ans après&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-1650469668028812934?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/1650469668028812934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=1650469668028812934' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/1650469668028812934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/1650469668028812934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/04/retablir-ou-restaurer-la-confiance.html' title='Rétablir (ou restaurer) la confiance ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-7828772955152387798</id><published>2009-04-17T22:46:00.009+02:00</published><updated>2011-04-02T14:57:48.854+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='système'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banque centrale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Zhou Xiaochuan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='monnaie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Réformer le système monétaire international</title><content type='html'>Le 26 mars 2009, le Gouverneur de la Banque du Peuple de Chine, Zhou Xiaochuan, a prononcé un discours intéressant, et peut-être important, sur &lt;a href="http://www.pbc.gov.cn/english//detail.asp?col=6500&amp;amp;ID=182"&gt;le système monétaire international &lt;/a&gt;; les commentaires qui en ont été faits jusqu’à maintenant sont restés à la surface de cette difficile question. Voici donc la traduction intégrale du discours.&lt;a style="mso-footnote-id: ftn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; ----------------------------------------- &lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Pour la stabilité financière et économique, changer le caractère pro-cyclique du Système Monétaire International &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;Le problème&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;L’explosion de la crise actuelle et son débordement sur le monde nous a confrontés à une question posée depuis longtemps mais encore sans réponse, à savoir, de quelle sorte de monnaie de réserve internationale avons-nous besoin pour assurer la stabilité financière globale et faciliter la croissance économique globale, ce qui était l’un des buts recherché lors de la création du F.M.I. ? Il y a eu différents arrangements pour tenter de trouver une solution, y compris la référence à l’argent, la référence à l’or, la référence au change or et le système de Bretton Woods. Cependant, la crise financière actuelle démontre que le problème est loin d’être résolu, et s’est même aggravé à cause des faiblesses du système monétaire international actuel. Théoriquement, une monnaie de réserve internationale doit d’abord être ancrée sur un repère stable et émise selon un ensemble de règles claires pour garantir sa fourniture méthodique ; deuxièmement, sa fourniture doit être assez souple pour permettre de l’ajuster opportunément en fonction des changement de la demande ; troisièmement, de tels ajustements ne doivent pas dépendre des conditions économiques et des intérêts souverains d’un seul pays. L’acceptation de monnaies nationales basées sur le crédit comme monnaies de réserve internationales majeures, comme c’est le cas dans le système actuel, est un cas spécialement rare dans l’histoire. La crise demande une réforme créative du système monétaire international pour une monnaie de réserve internationale avec une valeur stable, une émission basée sur des règles et une fourniture organisée, afin d’atteindre l’objectif d’une sauvegarde de la stabilité économique et financière globale. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;Les inconvénients du système actuel&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;I. Le déclenchement de la crise et son extension au monde entier reflète les vulnérabilités et les risques systémiques inhérents au système monétaire international actuel. Les pays émettant des monnaies de réserve sont constamment confrontés au dilemme d’avoir à atteindre les objectifs de leur politique monétaire domestique et de satisfaire la demande des autres pays en monnaie de réserve. D’un côté les autorités monétaires ne peuvent se concentrer simplement sur les objectifs domestiques sans exercer leurs responsabilités internationales, et de l’autre elles ne peuvent poursuivre en même temps des objectifs domestiques et internationaux différents. Elles peuvent soit échouer à satisfaire la demande d’une économie globale en expansion pour la liquidité quand elles tentent d’alléger les pressions inflationnistes chez eux, soit créer un excès de liquidité dans les marchés globaux en stimulant exagérément la demande domestique. Le Dilemme Triffin, c'est-à-dire le fait que les pays émettant des monnaies de réserve ne peuvent maintenir leur valeur tout en fournissant de la liquidité au monde, existe encore. Quand une monnaie nationale est utilisée pour fixer les prix des matières premières, faire les paiements commerciaux et est globalement adoptée comme monnaie de réserve, les efforts des autorités monétaires émettant une telle monnaie pour résoudre ses déséquilibres économiques en ajustant son taux de change seront faits en vain, car sa monnaie sert de référence à beaucoup d’autres monnaies. Bien qu’elle bénéficie d’une monnaie de réserve largement acceptée, la globalisation souffre aussi des défauts de ce système. La fréquence et l’intensité croissante des crises financières suivant l’effondrement du système de Bretton Woods suggèrent que les coûts d’un tel système ont peut-être excédé ses bénéfices. Le prix est en train d’augmenter, non seulement pour les utilisateurs, mais aussi pour les émetteurs des monnaies de réserve. Bien que les crises puissent ne pas être nécessairement un résultat souhaité par les autorités émettrices, elles sont une inévitable conséquence des défauts institutionnels. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;Ce qu’il faudrait faire&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;II. L’objectif souhaitable d’une réforme du système monétaire international est donc de créer une monnaie de réserve internationale déconnectée des nations et capable de rester stable sur le long terme, éliminant ainsi les déficiences résultant de l’usage de monnaies nationales basées sur le crédit. 1. Bien que la monnaie de réserve super-souveraine ait été proposée depuis longtemps, aucun progrès substantiel n’a été encore accompli. En 1940, Keynes a déjà proposé d’introduire une unité monétaire internationale nommée « Bancor », basée sur la valeur de trente matières premières. Malheureusement, la proposition ne fut pas acceptée. L’écroulement du système de Bretton Woods, […], indique que l’approche keynésienne était peut-être mieux inspirée. Le Fonds Monétaire International (FMI) créa les Droits de Tirage Spéciaux (DTS) en 1969, quand les défauts du système de Bretton Woods se révélèrent, afin d’atténuer les risques causés par les monnaies de réserve souveraines. Cependant, le rôle des DTS n’a pas joué comme il aurait du en raison de son allocation limitée et de ses usages restreints. Néanmoins il indique la voie d’une réforme du système monétaire international. 2. Une monnaie de réserve super-souveraine n’élimine pas seulement le risque inhérent à la monnaie souveraine basée sur le crédit, mais il rend aussi possible de gérer la liquidité globale. Une monnaie de réserve super-souveraine gérée par une institution globale peut servir à la fois à créer et à contrôler la liquidité globale. Et quand la monnaie d’un pays n’est plus utilisé comme étalon de mesure du commerce global et comme la référence des autres monnaies, la politique de taux de change du pays peut être beaucoup plus efficace pour corriger les déséquilibres de l’économie. Cela réduirait de manière significative les risques d’une future crise et renforcerait la capacité de la gérer. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;Les conditions d’une réforme réussie&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;III. La réforme devrait être guidée par une vision ambitieuse et commencer par des réalisations précises. Elle devrait être un processus progressif bénéfique pour tous les pays. Le rétablissement d’une nouvelle monnaie de réserve largement acceptée avec un étalon de valorisation stable peut prendre beaucoup de temps. La création d’une unité monétaire internationale, basée sur une proposition keynésienne, est une initiative considérable qui requiert d’extraordinaires qualités de vision et de courage politiques. Dans le court terme, la communauté internationale, particulièrement le FMI, devraient au moins reconnaître et affronter les risques résultants du système actuel, et procéder régulièrement à son suivi et à son évaluation, et émettre des alarmes anticipées. Une attention particulière devrait être donnée à l’accroissement du rôle des DTS. Les DTS ont les caractéristiques et la capacité de jouer le rôle d’une monnaie de réserve super-souveraine. De plus, une augmentation de l’allocation aiderait le Fonds à résoudre son problème de liquidités et les difficultés de la réforme de la représentation et de la répartition des voix. En conséquence, des efforts devraient être faits pour faire progresser l’allocation des DTS. Cela exigera une coopération politique entre les pays membres. En particulier, le Quatrième Amendement des Statuts&lt;a style="mso-footnote-id: ftn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt; et la résolution qui en découle sur l’allocation des DTS proposé en 1997 devraient être approuvés aussitôt que possible de telle sorte que les membres qui ont rejoint le Fonds après 1981 puisse aussi bénéficier des avantages des DTS. Sur cette base, il y a lieu de considérer une nouvelle augmentation de l’allocation de DTS. La portée de l’utilisation des DTS devrait être augmentée, afin de leur permettre de satisfaire pleinement la demande des pays membres en monnaie de réserve. - Établir un système de règlement entre les DTS et les autres monnaies. En conséquence, les DTS qui sont actuellement seulement utilisés entre les gouvernements et les institutions internationales, pourraient devenir un moyen de paiement du commerce international et des transactions financières largement accepté. - Promouvoir activement l’usage des DTS dans le commerce international, pour la fixation du cours des matières premières, des placements et la tenue des comptabilités. Cela aidera à renforcer le rôle des DTS, et réduira efficacement les fluctuations de prix des actifs valorisés en monnaies nationales et les risques associés. - Créer des actifs financiers libellés en DTS pour accroître leur attrait. L’introduction de titres libellés en DTS, qui est étudiée par le FMI, sera un bon début. - Améliorer encore la valorisation et l’allocation des DTS. Le panier de monnaies formant la base de la valorisation des DTS devrait être étendue et inclure les monnaies de toutes les principales économies, et le PIB peut aussi être inclus comme lest. L’allocation de DTS peut évoluer d’un système basé uniquement sur un calcul à un système soutenu par des actifs réels, tels que la mise en commun de réserves, pour développer davantage la confiance du marché dans leur valeur. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Les bienfaits attendus de la réforme &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;IV. Confier une partie des réserves des pays membres à la gestion centrale du FMI ne renforcera pas seulement la capacité de la communauté internationale de mettre fin à la crise et de stabiliser le système monétaire et financier international, mais aussi de renforcer de manière importante le rôle des DTS. 1. Comparé avec la gestion séparée des réserves par chaque pays, la gestion centralisée d’une partie des réserves globales par une institution internationale digne de confiance, avec un rendement raisonnable pour encourager la participation, sera plus efficace pour décourager la spéculation et stabiliser les marchés financiers. Les pays participants peuvent aussi conserver quelques réserves pour leur développement propre et leur croissance économique. Avec une participation universelle, le mandat unique de maintenir la stabilité financière, et en tant que « superviseur » des politiques macroéconomiques des pays membres, le FMI, doté de son expertise, possède un avantage naturel pour agir comme gestionnaire des réserves de ses membres. 2. La gestion centralisée des réserves de ses membres par le Fonds sera une mesure efficace pour promouvoir un rôle accru des DTS comme monnaie de réserve. Pour y parvenir, le FMI constituer un fonds ouvert libellé en DTS proposé au marché, permettant la souscription et le remboursement dans les monnaies de réserve existantes par les différents investisseurs qui pourraient être souhaités. Cet arrangement ne promouvra pas seulement le développement des actifs libellés en DTS, mais permettra partiellement aussi la gestion de la liquidité sous la forme des monnaies de réserve existantes. Cela peut même préparer l’augmentation de l’allocation de DTS afin de remplacer graduellement les monnaies de réserve actuelles. &lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;---------------------------------------------------- &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Les inter titres en gras sont du traducteur &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Qu'est-ce que le Quatrième Amendement?&lt;/div&gt;Le Quatrième Amendement attribue une allocation spéciale aux membres entrés après la précédente allocarion. Il est entré en vigueur le 10 Août 2009 quand 112 membres du FMI représentant 85% des droits de vote l'eurent accepté (le 5 Août le Etats-unis avaient aussi soutenu l'Amendement). &lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;Ainsi, cet Amendement qui avait été proposé en 1997, comme le rappelle Zhou Xiaochuan dans son discours, a été finalement voté cinq mois après que l'urgence de le faire ait été fermenent exprimée par le Gouverneur de la Banque de Chine. Coïncidence ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-7828772955152387798?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/7828772955152387798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=7828772955152387798' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7828772955152387798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7828772955152387798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/04/reformer-le-systeme-monetaire.html' title='Réformer le système monétaire international'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-3352279939593019388</id><published>2009-04-03T19:35:00.002+02:00</published><updated>2009-04-03T19:39:17.237+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Anglo-Saxon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='aléa moral'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Euro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Wall Street'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='États-unis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='régulation'/><title type='text'>Wall Street 1 – Europe 0</title><content type='html'>Ce que l’on pouvait craindre est arrivé, les Anglo-Saxons ont formellement refusé la création d’une institution mondiale de régulation financière ; les perfectionnements et élargissements du Forum de Stabilité Financière ne le font pas entrer dans la catégorie des institutions internationale détentrice de pouvoirs par traité ; rebaptisé Conseil, il reste un club d’étude et de discussion dépourvu d’autorité et dont les nations appliqueront, ou n’appliqueront pas, selon leur bon vouloir, les recommandations ; et nous savons déjà que les banquiers de Wall-Street ne les appliqueront pas, sinon que pouvaient-ils craindre de mesures visant simplement à empêcher de nouvelles pertes catastrophiques ?  Les États-unis n’ont pas encore compris qu’un retour de la croissance qui serait dû aux libertés laissées à leur finance ne pourra être porteur que de futures déceptions. Ils comprendront sans doute la prochaine fois, … peut-être …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne faut pas que cela empêche l’Eurozone de s’organiser pour éviter qu’à l’avenir les débordements de l’innovation financière londonienne et new-yorkaise viennent siphonner l’épargne et le capital européens. Par un heureux hasard, les activités financières ont échappé à l’autorité de l’Organisation Mondiale du Commerce, il nous est donc certainement possible d’adapter la régulation et la supervision bancaire de la zone Euro aux dangereuses conditions qui vont continuer de régner sur la finance mondialisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première mesure à prendre d’urgence serait d’instaurer une nouvelle catégorie d’établissements financiers autorisés à faire toutes opérations pour leur compte propre (&lt;em&gt;proprietary account&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;own account&lt;/em&gt;), mais ne bénéficiant ni de la garantie de l’État ni du financement de la banque centrale ; les banques exerçant toutes les activités financières exclusivement pour des clients continueraient de bénéficier du régime actuel, en cessant, s’il y a lieu, toute activité pour compte propre. En d’autres termes, la banque est une activité particulière, jouissant de la garantie de l’État et du financement de la banque centrale, pour accomplir un service d’intérêt général indispensable à l’ensemble de l’économie, toutes choses incompatibles avec les activité de marché pour compte propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette mesure fort simple purifierait les activités financières en éliminant définitivement l’aléa moral, et son cousin l’aléa cupidesque, ce qui réduirait probablement la séduction des activités de marché pour compte propre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-3352279939593019388?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/3352279939593019388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=3352279939593019388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3352279939593019388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3352279939593019388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/04/wall-street-1-europe-0.html' title='Wall Street 1 – Europe 0'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-3980042861721521388</id><published>2009-03-25T10:19:00.002+01:00</published><updated>2009-03-25T10:25:00.552+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='UE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Royaume-Uni'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='États-unis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='menace'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dissuasion'/><title type='text'>La dissuasion nucléaire</title><content type='html'>La chute de l’URSS a fait sortir la dissuasion nucléaire d’une période marquée par sa raison d’être : instaurer une contre-menace indiscutable. Sans l’existence d’une menace nucléaire, les démocraties (et en tout cas, la France et son peuple) sont incapables, et souhaitons-le, le resteront, d’utiliser l’arme nucléaire même défensivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce à dire que la menace nucléaire ne pourrait plus réapparaître ? Certainement pas, il faut donc maintenir la force nucléaire française en état de fonctionner au niveau technique courant, afin de rester dissuasive. Existera-t-il une situation dans un avenir proche (les cinquante prochaines années) dans laquelle l’organisation de monde aura atteint la forme d’un État mondial qui ne pourrait donc plus s’auto-dissuader ? Nous n’en savons rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant qu’État souverain, il suffit que la France conserve sa force nucléaire indépendante en limitant l’expression de sa doctrine d’emploi à la dissuasion nucléaire ; une force nucléaire qui ne serait plus indépendante (au sens le plus strict que l’on peut donner à ce mot) n’a pas de sens.&lt;br /&gt;Il reste alors à l’Union Européenne, pas à la France, à trouver une perspective européenne à une force de dissuasion nucléaire indépendante. Cette question ne trouvera pas de réponse (et ne sera probablement même pas posée) tant qu’une menace nucléaire sur l’Europe ne sera pas plausible, et si elle se manifestait, tant que le parapluie américain restera crédible pour les Européens. Mais dans l’hypothèse inverse, qu’il nous est interdit d’exclure, l’U.E. découvrirait rapidement l’intérêt que représente l’existence d’une dissuasion nucléaire européenne en état de marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La condition non négociable que la France devrait y mettre serait de conserver la maîtrise technique et industrielle de l’arme, en concédant à l’U.E., sous des conditions rigoureuses d’emploi, l’usage de vecteurs. Cela ressemblerait forcément aux accords États-unis/Royaume Uni sur le même sujet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-3980042861721521388?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/3980042861721521388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=3980042861721521388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3980042861721521388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3980042861721521388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/03/la-dissuasion-nucleaire.html' title='La dissuasion nucléaire'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-6327884722926426032</id><published>2009-03-20T08:00:00.000+01:00</published><updated>2009-03-20T08:03:57.866+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Anglo-Saxon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='protectionnisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brown'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Londres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='régulation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='concurrence'/><title type='text'>Londres et le protectionnisme financier</title><content type='html'>Dans un article du Financial Time du 17 mars intitulé “les régulateurs ne doivent pas trop réguler”&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, on peut lire : « Le problème que de nombreux centres financiers rencontrent est qu’ils ont bénéficié d’un avantage régulatoire relatif. L’ouverture de Londres aux étrangers et l’influence légère de la régulation a rendu possible son rôle de centre international prééminent ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un avantage compétitif dû à une application « différente » de règles internationalement admises ressemble fort à une entorse à la concurrence libre et non faussée que les Anglo-Saxon aiment tant voir appliquée par autrui, n’est rien d’autre que ce que l’on peut appeler crûment un comportement protectionniste. Et ce comportement a eu des conséquences considérables, puisque le rédacteur du Financial Time peut lui attribuer la cause de la prééminence financière de Londres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend mieux l’opposition d’une partie du monde bancaire britannique à l’idée d’une régulation européenne centralisée ; il s’agit de la protection de leur fond de commerce que le renoncement au protectionnisme dépouillerait de ses performances dues au dopage régulatoire davantage qu’à un talent financier finalement très surfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Gordon Brown attaquait récemment, avec vivacité, le protectionnisme financier en raison de ses dangers, il énonçait certainement un principe qu’il comptait appliquer sans faiblesse au pays qu’il gouverne …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Insight: Regulators mustn’t over-regulate By John Plender  Published: March 17 2009&lt;br /&gt;The problem that many financial centres nonetheless face is that they have been beneficiaries of relative regulatory advantage. London’s openness to foreigners and light regulatory touch has underpinned its role as the pre-eminent international centre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-6327884722926426032?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/6327884722926426032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=6327884722926426032' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6327884722926426032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6327884722926426032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/03/londres-et-le-protectionnisme-financier.html' title='Londres et le protectionnisme financier'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-3815894689772690239</id><published>2009-03-14T08:43:00.003+01:00</published><updated>2009-03-14T13:29:02.175+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shangaï'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Royaume-Uni'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Obama'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='États-unis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='protectionnisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='libéralisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nobel'/><title type='text'>Encore le protectionnisme</title><content type='html'>Dans notre dernier billet sur le protectionnisme financier nous évoquions les soucis du Premier Ministre britannique qui a du mal à accepter l’idée que son beau libéralisme absolu s’adapte difficilement à la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Américains sont en train de faire la même découverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, ils n’ont pas encore trouvé la solution permettant de sauver leur système financier, ou, s’ils l’on trouvé, ils n’osent pas le dire, ni l’appliquer. La raison de cette indécision serait l’immensité des pertes à combler devant laquelle leurs célèbres écoles de science économiques, leurs armées de prix Nobel, leurs universités si bien notées par le classement de Shanghai, leurs inépuisables budgets de recherche, en un mot leur puissance inégalée, reste sans voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sembleraient avoir découvert les conséquences dérangeantes de ce que nous donnions dans notre billet du 10 mars comme exemple du protectionnisme financier, à savoir l’exportation massive d’actifs financiers toxiques. Il est en effet très dérangeant pour un contribuable américain d’apprendre que l’argent public donné aux banques pour survivre leur sert à payer à des banques étrangères l’argent qu’elles leur doivent. Et cela deviendrait presque drôle quand on sait que ces dettes résultent des actifs toxiques qui leur ont été vendus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui n’est pas drôle du tout, c’est que cela peut devenir, ou est déjà devenu, un problème politique aux États-unis où on opposera l’intérêt du contribuable, sous-entendu de l’électeur, au capitaliste étranger ; « &lt;em&gt;à un certain point, l’administration Obama devra choisir entre nos créanciers étrangers et les électeurs américains&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a donc pas qu’au Royaume-Uni que l’on a du mal à accepter l’idée que le beau libéralisme absolu s’adapte difficilement à la crise, les États-unis le répudieraient prochainement qu’il ne faudrait pas en être surpris. Les adeptes européens du libéralisme feraient bien de s’adapter aussi, et rapidement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-3815894689772690239?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/3815894689772690239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=3815894689772690239' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3815894689772690239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3815894689772690239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/03/encore-le-protectionnisme.html' title='Encore le protectionnisme'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-925238993025127656</id><published>2009-03-10T07:03:00.002+01:00</published><updated>2009-03-10T07:08:45.701+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mondialisation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actifs toxiques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Royaume-Uni'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rosbifs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='États-unis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='protectionnisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brown'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Londres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitaux'/><title type='text'>Protectionnisme financier</title><content type='html'>On ne pouvait pas y échapper ; un des princes de la mondialisation heureuse (en l’occurrence le Premier Ministre Brown cité par The Independant) inquiet, à juste titre, de la fuite des capitaux de la City, causée par le besoin des banques étrangères établies au Royaume-Uni de rapatrier massivement des capitaux, partiellement compensée par les mouvements inverses des banques anglaises, nous avertit, sans rire, des dangers du protectionnisme financier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étrange et imprudente audace … C’est encore plus étonnant que la critique des consommateurs qui, inquiets, restreignent leur consommation pour constituer une épargne de précaution afin de ne pas tomber à la charge de la société quand les risques probables se réaliseront. Dans le cas des banques en effet, qualifier des actions légitimes (après tout, les capitaux rapatriés par les banques leur appartiennent ou à leurs déposants, elles n’en ont pas fait cadeau aux Rosbifs, et ces derniers ne les ont pas prévenues que tout dépôt chez eux était fait pour l’éternité) de protectionnisme alors que la mondialisation repose sur la liberté de mouvement de tout ce qui peut bouger et en particulier les capitaux, cela est d’une rare hypocrisie, surtout exprimé par ceux qui se vantaient encore hier d’être les parangons de la finance dont on sait qu’elle repose sur la confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être bien que des contradictions soigneusement dissimulées jusqu’alors vont commencer à faire surface. Par exemple, l’exportation massive d’actifs financiers toxiques dans un emballage trompeur n’est-elle pas un acte de protectionnisme financier bien pire que le rapatriement de capitaux, puisque de nature à détruire les concurrents au moyen d’objets financiers conçus sinon dans ce but (encore que …) mais avec cette capacité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien reconnaître que la crise a des aspects douloureux pour celui qui se croit encore le maître du centre financier le plus important du monde. L’argent du monde n’a plus confiance en lui ; les sous à la recherche d’asile vont aux États-unis ou en Suisse, pas sur les terres de sa Gracieuse Majesté ; je ne suis pas sûr que la crainte du protectionnisme financier suffise à les faire retourner à Londres …&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-925238993025127656?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/925238993025127656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=925238993025127656' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/925238993025127656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/925238993025127656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/03/protectionnisme-financier.html' title='Protectionnisme financier'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-6113987552054187125</id><published>2009-03-08T09:11:00.003+01:00</published><updated>2009-03-08T09:16:02.684+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='presse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Obama'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='États-unis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Krugman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='relance'/><title type='text'>Des exemples à ne pas (toujours) suivre</title><content type='html'>La fascination pour les États-unis, caractère souvent sympathique et parfois justifié, s’applique regrettablement trop souvent à tout, ce qui est évidemment trop et nuit forcément à l’exercice d’un jugement sain sur les sujets importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que la critique, elle aussi justifiée, de nos organes d’information nous pousse à croire à la vertu permanente de la presse américaine. Et le 8 mars, Paul Krugman dans son blog relève que sur deux sujets majeurs, et potentiellement désastreux, l’invasion de l’Iraq et la dimension du plan de relance d’Obama, tout s’était passé comme si la presse américaine s’interdisait de permettre à l’opposition de s’exprimer. Il y a là une manifestation spectaculaire du refus spontané d’appliquer la liberté d’expression (garantie par le célèbre Premier Amendement de la Constitution des États-unis) à tous ceux qui voulaient critiquer ces projets quand cela risque de heurter un consensus patriotique. Cela écorne un peu l’image d’une presse libre, efficace et courageuse que l’on a attribuée à l’Amérique, et l’on aimerait tant pouvoir donner à notre presse aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fascination s’exprime souvent par l’usage d’une formule trop générale comme : La France (ou l’Europe, ou le reste du monde) est très en retard sur les États-Unis ; c’est vrai  dans beaucoup de domaines, mais pas dans tous, loin s’en faut, et non des moindres.&lt;br /&gt;De même, il ne faut certes pas se priver de critiquer le plan de relance du gouvernement, mais l’argument consistant à dire qu’il n’est pas bon parce qu’il représente un pourcentage du PIB inférieur au plan américain est véritablement stupide ; personne ne sait quelle est l’ampleur réelle de la crise, ni aux États-unis ni en France, et, le saurait-on, les deux situations ne sont pas identiques, rien ne permet donc ni de les comparer, ni de noter un plan mieux que l’autre. Par ailleurs, l’idée selon laquelle plus une dépense est énorme plus elle est utile est une fiction dramatique aussi néfaste que de juger que la détention en prison d’un pour mille de la population française constitue un « retard » par rapport à la détention de 5 pour mille de la population américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On observe également une tendance à croire que l’imitation servile de ce qui a réussi aux États-unis (sans que les résultats réels complets nous soient toujours accessibles) résoudra nos problèmes d’innovation, de productivité, de compétitivité, de croissance, ce qui présente plusieurs inconvénients sérieux : il y a peu de chance que les conditions prévalant aujourd’hui chez nous soient identiques à celles qui ont permis le succès chez eux, et les efforts entrepris pour l’imitation se font au détriment de l’analyse et de la solution de nos vrais problèmes actuels. Fallait-il imiter les américains pour créer une industrie de l’aviation, ou des lanceurs spatiaux, ou des satellites?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-6113987552054187125?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/6113987552054187125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=6113987552054187125' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6113987552054187125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6113987552054187125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/03/des-exemples-ne-pas-toujours-suivre.html' title='Des exemples à ne pas (toujours) suivre'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-5011692732754685723</id><published>2009-03-04T16:47:00.002+01:00</published><updated>2009-04-22T07:05:01.191+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dollar'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sécurité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Euro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banque centrale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rendement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Sécurité, liquidité, rendement</title><content type='html'>Ce sont, par ordre d’importance, les trois qualités recherchées par la Banque Centrale de Chine pour ses réserves. Il y a tout lieu de penser que la même politique est suivie dans les autres banques centrales (qui s’expriment rarement sur le sujet alors que la Banque de Chine l’a fait).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rendement&lt;br /&gt;Il n’a pas toujours été recherché, ni même possible : l’or ne verse pas de coupon annuel. Et quand les monnaies-papier ont commencé à rejoindre l’or dans les réserves, leur conversion en emprunts de l’État émettant la monnaie a fait perdre à l’or une part de son attrait. Alors certaines banques centrales ont commencé à louer leur stock d’or aux mines (pour qu’elles puissent vendre à terme leur production future) moyennant un petit loyer. Et comme ce loyer ne valait pas un bon coupon d’intérêt, elles ont entrepris de vendre sur le marché une partie de leur stock, ce qui, après les ventes à terme, a sérieusement troublé le marché de l’or pendant plusieurs années (elles continuent d’ailleurs un programme de vente d’or volontairement limité à environ 500 tonnes par an).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un marché liquide et profond&lt;br /&gt;Cette qualité est plus importante que le rendement ; le propre des réserves est en effet de pouvoir être mobilisées à tout moment et pour toute quantité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sécurité&lt;br /&gt;Pour une monnaie de réserve, la sécurité revêt deux aspects : en tant que reflet d’une économie, la monnaie est aussi solide que cette économie qui la garantit ; et en tant qu’instrument sous la protection d’un État, sa sécurité est assurée par cet État, ses institutions et, en dernier ressort, sa puissance militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est vrai pour les banques centrales l’est aussi pour les acteurs de l’économie, à cette différence près, que, pour ces derniers, l’ordre d’importance des trois qualités varie selon la situation politico-économique du moment ; en période calme le rendement prend la première place, et la sécurité le remplace dès que les troubles apparaissent. C’est ainsi que l’on voit le dollar monter à l’occasion d’une crise mondiale, alors même que son économie et sa finance se portent aussi mal, sinon plus mal que celles de l’Europe simplement parce qu’aucun autre pays n’est plus puissamment protégé contre n’importe quelle agression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’U.E. ne peut évidemment en dire autant ; et tant que la défense européenne n’existera pas, le dollar conservera sa prééminence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-5011692732754685723?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/5011692732754685723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=5011692732754685723' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5011692732754685723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5011692732754685723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/03/securite-liquidite-rendement.html' title='Sécurité, liquidité, rendement'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-5923427310141747487</id><published>2009-02-28T08:25:00.002+01:00</published><updated>2009-02-28T08:31:31.710+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='taux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='avenir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='déficit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fitoussi'/><title type='text'>L’économie : une science pleine d’avenir</title><content type='html'>Le pire pour un jeune savant c’est d’avoir choisi une science qui n’a plus grand-chose à découvrir ; les places vont être horriblement chères et seront ramassées par les mandarins d’âge canonique, voire de cinquante ans et plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, l’économie est une science toute neuve ; on cite encore tous les jours Adam Smith (avec un nom pareil c’est forcément la métaphore du Premier Économiste Inconnu qui a eu le grand tort de faire croire aux économistes qu’ils pouvaient voir des choses invisibles), et le comble de la culture économique consiste à évoquer un brillant trader qui avait entrepris, entre les deux guerres, de faire tourner en bourrique les smithsonniens&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;. Il y a donc une place énorme à prendre pour les étudiants en économie pleins d’avenir comme Fitoussi et ses pareils.&lt;br /&gt;Parmi les domaines de recherche qui viennent immédiatement à l’esprit, parce qu’ils sont absolument vierges d’une part, et parce qu’il serait fort utile qu’ils ne le fussent point d’autre part, on trouve : la prévision des crises en général et même des crises financières, si c’est possible ; la solution des crises (problème qui se pose surtout quand la prévision d’icelles a foiré grave) ; le perfectionnement du théorème de non faillite des États par le corollaire du « quoique l’augmentation des taux d’intérêts des emprunts souverains résultant de la dégradation de la note de solvabilité, c’est kifkif » ; l’amélioration urgente du postulat sur l’utilité des plans de relance quand on ignore à quel stade de la crise on se trouve ; et la révision de concepts d’application ardue en période de crise, tels que la concurrence, la mondialisation, la non résorption des déficits et ses conséquences, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci d’avance aux étudiants pleins d’avenir de leur contribution à la solution de nos problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;------------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; On connaît l’anecdote attribuée à Churchill : quand je demande un avis à 10 économistes, j’en reçoit onze car Keynes en envoie deux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-5923427310141747487?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/5923427310141747487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=5923427310141747487' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5923427310141747487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5923427310141747487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/02/leconomie-une-science-pleine-davenir.html' title='L’économie : une science pleine d’avenir'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-6284141730469039319</id><published>2009-02-26T08:12:00.000+01:00</published><updated>2009-02-26T08:14:31.684+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FED'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='inflation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BCE'/><title type='text'>La FED précise sa doctrine sur l’inflation[1]</title><content type='html'>- La FED cherche à améliorer l’information au public transmise par les prévisions trimestrielles.&lt;br /&gt;- Il y a trois variables économiques essentielles : le taux de croissance du PNB, le taux de chômage et le taux d’inflation.&lt;br /&gt;- Interprétation du taux d’inflation à long terme : c’est le taux d’inflation consistant avec les « double mandat »&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;, c’est è dire le taux d’inflation qui sert le mieux l’emploi maximum soutenable tout en permettant une stabilité des prix raisonnable.&lt;br /&gt;- Une plus grande clarté sur le sens que donne le Comité du Marché Monétaire Fédéral (FOMC) à l’inflation à long terme doit aider à mieux stabiliser les attentes du public en matière d’inflation, pour contribuer ainsi à empêcher l’inflation réelle de monter trop haut ou de tomber trop bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par le premier point, la FED affirme, que la politique monétaire dépend aussi de l’information donnée au public.&lt;br /&gt;Par le second point, elle donne à l’inflation le même rang en importance que la croissance et l’emploi.&lt;br /&gt;Par le troisième point, elle reconnaît que l’on ne pourrait atteindre les objectifs du double mandat en ignorant l’inflation.&lt;br /&gt;Par le quatrième point, elle s’aligne sur la Banque d’Angleterre qui affirme qu’une inflation trop faible est aussi néfaste que si elle est trop forte, et sur la BCE qui applique ce principe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; ----------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Chairman Ben S. BernankeSemiannual Monetary Policy Report to the CongressBefore the Committee on Banking, Housing and Urban Affairs, U.S. Senate, Washington, D.C.February 24, 2009&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Maintenir la croissance à long terme de la monnaie et du crédit proportionnée au potentiel d’augmentation de la production, de manière à promouvoir efficacement les buts d’emploi maximum, de prix stables, et d’intérêts à long terme modérés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-6284141730469039319?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/6284141730469039319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=6284141730469039319' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6284141730469039319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6284141730469039319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/02/la-fed-precise-sa-doctrine-sur.html' title='La FED précise sa doctrine sur l’inflation[1]'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4610588689637341989</id><published>2009-02-23T15:58:00.001+01:00</published><updated>2009-02-23T22:24:24.801+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='taux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FED'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='inflation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BCE'/><title type='text'>Souvent peuple varie …</title><content type='html'>La critique populaire sur la Banque Centrale Européenne a longtemps porté sur sa politique de taux d’intérêt qui les maintenait à un niveau destiné à lutter contre l’inflation, mais soutenant ainsi le cours de l’euro au détriment de la compétitivité européenne et de la croissance économique.&lt;br /&gt;Cette critique, résultant d’une comparaison superficielle entre les politiques de la Fed et de la BCE, ne tenait pas compte de la différence de leurs situations respective, au service d’une politique économique fédérale d’un côté et de seize politiques nationales de l’autre, différence qui suffisait à justifier la moindre amplitude des variations de leur taux ; par contre, une observation attentive de la courbe de leurs taux montrait un parallélisme parfait entre les deux politiques, chacune montant pour lutter contre l’inflation (ou pour soutenir le cours de la monnaie) et baissant pour soutenir la croissance (ou faire baisser le cours de la monnaie) aux mêmes périodes et pendant les mêmes durées.&lt;br /&gt;Par ailleurs, la Fed semble résolue à adopter la pratique partagée par la Banque d’Angleterre et la BCE de publier un objectif d’inflation (actuellement entre 1.7 et 2% pour la FED et 2% pour la Bd’A et la BCE).&lt;br /&gt;Ayant été ainsi réunies par certains aspects de leurs politiques monétaires, les grandes banques centrales découvrent que ce n’est pas pour le meilleur mais pour la pire des critiques, celle que l’on n’attendait pas : le Financial Times du 22/02/2009 dans un article intitulé « les banques centrales descendues en flamme pour la crise »&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; rend compte des résultats d’un sondage demandant qui porte la plus grande responsabilité sur la crise financière ; 80% répondent les banques d’investissement, ce qui est assez mérité, et 70% les banques centrales, toutes sur le même plan (Fed, BCE et Bd’A). Et la raison en serait que l’opinion attribue, non sans raisons, la cause principale de la crise à la distribution de crédits sans contrôle et sans limites, rendue possible par les TAUX D’INTERET TROP BAS !&lt;br /&gt;Je supplie le Grand Prêtre du temple francfortois de l’Euro de pardonner aux mécréants qui n’ont pas cru en sa sagesse, et lui suggère, par humanité, de réduire leur peine à quelques années dans les sous-sols du temple, à envelopper des rouleaux de pièces (les centimes, c’est plus dur…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; http://www.ft.com/cms/s/0/aee71338-0106-11de-8f6e-000077b07658.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4610588689637341989?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4610588689637341989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4610588689637341989' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4610588689637341989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4610588689637341989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/02/souvent-peuple-varie.html' title='Souvent peuple varie …'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-69210047441569635</id><published>2009-01-25T06:21:00.001+01:00</published><updated>2009-01-25T06:23:58.675+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='épargnant'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='risque'/><title type='text'>Contrôler les produits risqués proposés aux épargnants[1].</title><content type='html'>En voilà une bonne idée de Madame Lagarde ! Cela ne peut qu’être utile, mais on a entendu parler d’autres produits risqués qui auraient été proposés, non à de modestes épargnants, mais à la crème de l’élite financière dont la naïveté est bien connue, c’est même pour cette sympathique qualité qu’on la recrute, et qui succombe facilement aux démonstrations de tous le bonimenteurs de la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment protéger la bonne foi de ces humanistes pour éviter ce qui ressemble fort à la destruction complète du système circulatoire d’un être vivant, le système bancaire mondial, et, par voie de conséquence, de l’organisme lui-même c’est-à-dire l’économie, le tout évidemment aux frais (et aux souffrances, peut-on ajouter sans dramatiser) du peuple ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse à cette opportune question est simple : il faut contrôler les produits risqués proposés à quiconque (pas seulement ceux proposés aux épargnants), en s’assurant toutefois au préalable que le contrôleur des dits produits n’appartient pas à la même famille de pensée que la crème de l’élite financière, et aussi que celui qui serait chargé de coller l’étiquette « produit risqué » dispose bien du stock nécessaire d’étiquettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; http://www.lefigaro.fr/patrimoine/2009/01/19/05001-20090119ARTFIG00609-vers-des-controles-accrus-sur-les-produits-financiers-.php&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-69210047441569635?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/69210047441569635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=69210047441569635' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/69210047441569635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/69210047441569635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/01/contrler-les-produits-risqus-proposs.html' title='Contrôler les produits risqués proposés aux épargnants[1].'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-8820442743583578321</id><published>2009-01-18T09:21:00.004+01:00</published><updated>2009-04-22T08:08:59.182+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='taux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Euro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pari'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='emprunt'/><title type='text'>Le marché ne parie pas, il répond à des demandes</title><content type='html'>En observant qu’après l’annonce de tous les plans de relance de l’économie et de soutient des banques les marchés « parient sur l’explosion de la zone euro » en raison de la détérioration des conditions de crédit faites aux pays les moins bien notés, la presse (Jean Quatremer de Libération le 16/01/2009) tire des conclusions spectaculaires et probablement fausses, pour des raisons simples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions qui se sont appliquées pays par pays en 2008 l’étaient en raison des volumes empruntés par chaque pays ; ces volumes augmentent considérablement en 2009 (le montant des besoins de financement de la France passera de 141.7 à 191.7 milliards d’euros soit une augmentation de plus d’un tiers). Il va donc être nécessaire de convaincre plus de prêteurs que l’année précédente de souscrire à nos emprunts. Comment fait-on pour convaincre des gens de changer l’usage qu’ils faisaient jusqu’alors de leurs sous ? Tout simplement en leur offrant un meilleur rendement, ou en acceptant leur exigence d’un intérêt plus élevé ; évidemment, voyant cela les prêteurs précédents vont exiger le nouveau taux, ce qui est bien normal. Ce n’est donc pas le marché qui a changé de point de vue sur la zone euro, car les nouveaux prêteurs sollicités en 2009 étaient très certainement du même avis l’an passé, c’est l’emprunteur qui a changé son approche du marché en demandant beaucoup plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et franchement, que les Grecs doivent payer 5.34% quand il n’est demandé aux Allemands que 2.9%, cela vous semble scandaleux ? Le scandale ne serait-il pas plutôt que les Grecs bénéficie du même taux que les Allemands, ce que souhaitent certains, toujours prompts à faire supporter aux fourmis les folies des cigales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-8820442743583578321?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/8820442743583578321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=8820442743583578321' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8820442743583578321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8820442743583578321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/01/le-march-ne-parie-pas-il-rpond-des.html' title='Le marché ne parie pas, il répond à des demandes'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4143183677075780162</id><published>2009-01-10T15:35:00.004+01:00</published><updated>2009-01-18T09:51:13.330+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='emprunt'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='S.P.500'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dividende'/><title type='text'>Financer les dividendes par des emprunts</title><content type='html'>« Quoting the Crisis »&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; nous a encore déniché une information fascinante&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt; sur une innovation appliquée dans les années 2004 à 2006 au financement des sommes versées aux actionnaires, pratiquement dans une bonne partie de l’univers de l’american business way (les entreprises de l’indice S.&amp;amp;P.500). Comme chacun sait, ces sommes comprennent les dividendes et les rachats d’actions en bourse. Pendant la période en question et pour les 500 entreprises de l’indice, les dividendes se sont élevés à 900 milliards de dollars et les rachats d’actions à 1700 milliards, soit au total à 2600 milliards, alors que les bénéfices nets de ces mêmes sociétés ne dépassaient pas 2400 milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a donc eu, au cours de cette période, au moins 200 milliards de dollars (et probablement beaucoup plus car on peut espérer qu’un échantillon de dirigeants sains survivait encore à cette époque), ont été empruntés pour être versés aux actionnaires, technique étonnante&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt; qui n’apparaissait jusqu’alors dans aucun manuel des fameuses business schools locales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vient évidemment à l’esprit une question sur les conditions auxquelles ces prêts ont été consentis. Si par malheur ces conditions ressemblaient, peu ou prou, à celles qui étaient, au même moment, consenties pour les prêts subprimes, AMR (taux hypothécaire variable) ou autre, les entreprises concernées doivent envisager de sérieuses difficultés lors du renouvellement de ces crédits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, la crise économique américaine ne se limitera sans doute pas à l’immobilier, à la finance, et à toutes les activités indirectement entraînées, mais aussi à celle qui auraient pu y échapper mais s’y seront conduites toutes seules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incidemment, on attend avec le plus vif intérêt que l’argument selon lequel la crise économique mondiale étendant actuellement ses ravages (dont nous sommes incapables de mesurer ni la durée, ni l’étendue), ne retire rien au mérite de la croissance supplémentaire qu’ont entraîné les folies des financiers, soit soutenu par quelques chiffres, et aussi quelques soustractions déduisant les grandes pertes réelles du présent des bénéfices du passé. Sans l’évaluation de ce solde, l’argument n’est pas présentable, et le sera de moins en moins, au fur et à mesure de l’apparition des conséquences de la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;------------------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; http://quotingthecrisis.tumblr.com/&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; http://www.nytimes.com/2009/01/09/business/09norris.html?_r=1&amp;amp;ref=business&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; Le rachat de ses propres action par une société suppose A. qu’elle a un excédent de trésorerie, et B. qu’elle n’a aucun projet d’investissement présentant le moindre intérêt&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4143183677075780162?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4143183677075780162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4143183677075780162' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4143183677075780162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4143183677075780162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/01/financer-les-dividendes-par-des.html' title='Financer les dividendes par des emprunts'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-9179919789888358277</id><published>2009-01-08T16:18:00.003+01:00</published><updated>2009-01-10T18:24:57.245+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gaz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Allemagne'/><title type='text'>Que les élections européennes soient l’occasion ...</title><content type='html'>Nous parlions le 23/12/2008 dans notre note intitulée « &lt;em&gt;La Commission, la concurrence et l’électricité&lt;/em&gt; » de l’application idéologique des règles de la concurrence libre et non faussée faite par la Commission. Le déroulement normal des saisons, rien de plus normal qu’un froid hivernal en hiver, nous révèle un marché de l’électricité saturé, la France obligée d’importer aux heures de pointes de l’électricité hors de prix produite en Allemagne avec du charbon (vous avez dit taxe carbone ?) ; par ailleurs, notre approvisionnement de gaz est menacé par des querelles de voisinage sur lesquelles nous n’avons pas de prise autre que de payer la facture de l’Ukraine envers la Russie au plus vite. Tout cela dénote des manquements lamentables imputables à des institutions européennes et nationales aux priorités, si elles en ont, inadaptées aux responsabilités essentielles des États. Tout se passe comme si les innombrables difficultés et aléas de l’existence s’abattaient sur des enfants découvrant dans chaque problème un nouveau sujet d’étude que rien ne leur avait permis d’envisager.&lt;br /&gt;Que ne nous a-t-on pas raconté sur la compétence des politiciens professionnels, tellement irremplaçables que la simple limitation des mandats ferait courir d’insupportables risques à la pérennité de la France, de l’Europe et peut-être même du monde. Or ne voilà-t-il pas 27 nations et leurs 450 millions d’habitants qui vont être bientôt privé de chauffage parce que nos représentants nous représentent fort mal et n’imposent pas le simple respect commercial qui nous est dû.&lt;br /&gt;Que les élections européennes soient l’occasion de balayer ces tombereaux d’incompétence !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-9179919789888358277?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/9179919789888358277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=9179919789888358277' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/9179919789888358277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/9179919789888358277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/01/que-les-lections-europennes-soient.html' title='Que les élections européennes soient l’occasion ...'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-5497935395039565983</id><published>2009-01-07T23:20:00.004+01:00</published><updated>2009-01-10T18:26:50.561+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='déflation'/><title type='text'>Quelle déflation ? …</title><content type='html'>La grande crainte aujourd’hui serait la déflation, la baisse de prix générale et durable qui amène les consommateurs et les entreprises à retarder leurs dépenses et leurs investissements dans l’attente de nouvelles baisses de prix, ce décalage aggravant la crise dans un cercle vicieux que rien ne peut arrêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’après les experts, cette baisse générale des prix augmente les taux d’intérêts réels et accroît ainsi le poids de la dette des agents économiques. On fera respectueusement observer aux dits experts qu’ils parlent là de baisse des revenus et non de baisse des prix, ou alors considèrent-ils les prix comme des revenus, c'est-à-dire qu’ils parlent des petits commerçants (espèce en voie de disparition), ou d’agriculteurs dont la production ne risque pas de souffrit d’une longue baisse des prix. Mais dans une société composée en majorité de salariés à revenu quasiment fixe, même une augmentation importante du chômage laissera un nombre considérable de consommateurs avec des revenus inchangés, et le principal souci budgétaire, social et économique, sera de pourvoir aux besoins de ceux qui ont perdu leur emploi, et non d’arrondir le pouvoir d’achat de ceux qui l’ont conservé.&lt;br /&gt;Il n’est pas inutile de faire observer aux experts que si la crise entraîne très naturellement un accroissement de l’épargne de précaution, avant même toute baisse éventuelle des prix, qui résultera en une baisse de la demande globale inévitable, c’est un comportement socialement sain et peu critiquable ; en effet, le désir de se protéger du risque de tomber à la charge de la société en cas de difficulté est normalement à encourager.&lt;br /&gt;La diminution de la demande oblige les entreprises à s’adapter par toutes les voies possibles, y compris la baisse de prix, mais pas seulement, et en vue d’une situation compétitive destinée à s’améliorer pour les meilleures. Par ailleurs, si cette diminution de la demande se porte pour beaucoup sur l’immense domaine du superflu ou de l’inutile, ce qu’il n’est pas interdit de souhaiter (mais c’est évidemment à chacun de le définir), on devrait aussi concevoir une politique anticrise permettant de satisfaire les besoins vitaux de l’ensemble de la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est certainement possible d’y parvenir car la crainte décrite au début repose, pour l’essentiel, sur un raisonnement apparemment rationnel, mais dangereusement approximatif : la perspective d’une baisse future ne conduit pas toujours à retarder la décision d’achat tant que la perspective de baisse subsiste. En effet la liste des cas ou des circonstances où ce raisonnement ne s’applique pas porte sur des familles de produits très importantes :&lt;br /&gt;- tous les biens de première nécessité&lt;br /&gt;- les biens atteignant un niveau de prix où leur utilité pour l’acquéreur devient indiscutable, voire irrésistible (en particulier sous l’effet du progrès technologique), sans attendre la prochaine baisse&lt;br /&gt;- les biens avec une importante composante matières premières dont le sens des variations de prix est imprévisible&lt;br /&gt;La seule déflation dangereuse est celle qui résulterait de la baisse du prix du travail humain, et cette déflation là est déjà survenue : c’est celle qui a résulté des délocalisations, et elle a effectivement provoqué des ravages dont on souffre encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il faut démontrer que le raisonnement sur la déflation n’est pas d’application générale, l’exemple des produits technologiques est particulièrement frappant ; à chaque baisse de prix correspond un élargissement de la demande qui provoque une nouvelle baisse, etc. Tout le contraire de l’effet déflation : c’est la baisse qui génère la croissance.&lt;br /&gt;Dans l’autre sens, l’éclatement des bulles entraîne une baisse de prix rapide, souhaitable pour en éliminer les excès, et permettre aux ménages de reprendre les acquisitions (dans le cas du logement), ou aux épargnants de reprendre les investissements (cas des actions), réactions évidemment souhaitables. De même, la destruction des entreprises affaiblies fait partie de la préparation du redémarrage de l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci amène à penser que les programmes de relance de l’économie doivent moins ambitionner un redressement miraculeux avec de l’argent emprunté que l’on distribuerait largement à tous les consommateurs pour alimenter une demande supplémentaire d’importations asiatiques, en leur faisant payer, d’une manière ou d’une autre, l’année suivante, les intérêts de l’emprunt, qu’un programme assurant méticuleusement le nécessaire aux victimes de la crise, et aux autres les aides financières productives soit aux ménages soit aux entreprises leur permettant d’améliorer durablement leur situation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-5497935395039565983?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/5497935395039565983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=5497935395039565983' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5497935395039565983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5497935395039565983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2009/01/quelle-dflation.html' title='Quelle déflation ? …'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-1102186387342241353</id><published>2008-12-28T22:45:00.005+01:00</published><updated>2009-01-10T18:28:54.265+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Krugman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='régulation'/><title type='text'>La réforme de la régulation financière</title><content type='html'>Dans notre billet du 15 novembre (Qu’entend-on par excès de régulation ?) nous avions déjà exprimé une légère irritation devant l’attitude du monde de la banque envers cette question. Six semaines après la situation est la suivante :&lt;br /&gt;- du coté des banquiers on nous dit qu’il faut que la réforme assure le développement futur des activités financières, après nous avoir demandé de reconnaître l’utilité sociale d’un système financier qui a permis a des millions de pauvres d’accéder à la propriété de leur logement ;&lt;br /&gt;- du coté des Américains on constate une immense levée de boucliers contre la finance en général et la new-yorkaise en particulier, ses pratiques, ses comportement, sa collusion avec le pouvoir et les institutions chargées de la régulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Faut-il assurer le développement futur des activités financières ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Quelle est l’utilité économique des activités financières consistant à inventer des objets financiers utiles seulement au monde financier ? Et si on répond à cela que tout métier a besoin de nouveaux outils, ce qui est vrai, aucun métier ne prétend faire courir au monde un risque de crise économique en testant un nouveau tournevis. Pratiquement, il va falloir démontrer que l’affirmation de P. Krugman&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Récemment, le secteur financier a représenté 8% du PIB de l’Amérique, en augmentation par rapport aux 5% la génération précédente. Si ce supplément de 3% fut jeté par les fenêtres, et probablement il le fut, nous parlons d’environ 800 milliards de dollars par année de gâchis, fraudes et abus.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;n’est pas toujours vraie, et que les innovations financières peuvent avoir un effet bénéfique sur l’économie normale, et pas seulement sur l’économie financière, et cela sans pratiquer les fraudes, abus et autres gâchis qui lui sont reprochés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les bienfaits de l’accession des plus pauvres à la propriété&lt;/strong&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Selon le témoignage du G.A.O. devant le Sénat américain le 4 décembre 2008&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt;, l’entrée dans les procédures de défaut de payement et de vente forcée des logements est passée de 150000 au second trimestre 2005 à 500000 au même trimestre de 2008, avec la perspective d’augmenter fortement dans les deux prochaines années. De même, les dossiers de surendettement ont très fortement augmenté durant cette période, sans que l’offensive de la Finance soit parvenue à les contenir, si on lui fait la grâce de supposer qu’elle aurait pu en avoir l’intention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que peut-on attendre sérieusement d’une réforme de la régulation ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La régulation est indispensable aux professionnels honnêtes travaillant dans un système complexe. Elle existe, se perfectionne continuellement, et doit continuer de le faire. Elle n’a causé la crise, ni par les règles existantes, ni par l’absence de celles qu’il lui faut encore concevoir pour répondre à tous les besoins. La crise a été causée par des hommes au moyen d’une idéologie (la dérégulation) exploitée avec une indiscutable perversité en confiant les principales fonctions d’une régulation nationale à ses adversaires. La régulation étant sans pouvoir sur le choix des hommes, on ne pouvait en attendre la prévention de la crise actuelle.&lt;br /&gt;Sur un plan différent, mais dans le même ordre d’idée, les agences de notation produisent, bien ou mal, des notes ; l’usage qui en est fait ne dépend de l’agence que si elle est complice d’une intention, ce qui ne peut être généralisé mais a évidemment été le cas dans la titrisation ; là aussi le problème n’est ni l’agence, ni la note, mais les hommes qui s’en servent, ou qui acceptent aveuglément leurs auspices.&lt;br /&gt;Par contre, il y a deux sujets que la régulation peut prendre en main : le risque systémique visant à déclencher l’alerte bien avant l’explosion, ce que le suivi des capitaux propres, des risques et de la liquidité par établissement ne permet pas actuellement de faire, et la protection des systèmes financiers régionaux. Sur ce dernier point, de même qu’il existe des normes et contrôles sanitaires entre les régions du monde, il pourrait être mis en place des normes et contrôles de la toxicité des produits financiers, afin que les errements idéologiques d’un gouvernement ne puissent polluer les systèmes financiers régionaux comme la zone Euro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; “ &lt;em&gt;In recent years the finance sector accounted for 8 percent of America’s G.D.P., up from less than 5 percent a generation earlier. If that extra 3 percent was money for nothing — and it probably was — we’re talking about $400 billion a year in waste, fraud and abuse.&lt;/em&gt; „&lt;br /&gt;Paul Krugman in &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/12/19/opinion/19krugman.html?_r=2&amp;amp;em"&gt;Op-Ed Columnist - The Madoff Economy - NYTimes.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; “ &lt;em&gt;9.2 million [personal] bankruptcies in the past seven years. Is this a serious problem? That’s about 5% of working age Americans. Presently about 1.2% of working age Americans are filing [for bankruptcy] each year.&lt;/em&gt; „&lt;br /&gt;Noni Mausa in &lt;a href="http://angrybear.blogspot.com/2008/12/who-has-bad-credit-when-million.html"&gt;Angry Bear: Who has “bad credit” when a million Americans file for bankruptcy?&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; http://www.gao.gov/new.items/d09231t.pdf&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-1102186387342241353?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/1102186387342241353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=1102186387342241353' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/1102186387342241353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/1102186387342241353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/la-rforme-de-la-rgulation-financire.html' title='La réforme de la régulation financière'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-329047257425121436</id><published>2008-12-28T13:54:00.002+01:00</published><updated>2009-01-10T16:13:44.264+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><title type='text'>On va dire …</title><content type='html'>Que veut-on dire quand on dit « &lt;em&gt;on va dire …&lt;/em&gt; » ?&lt;br /&gt;On peut supposer que ce que l’on va dire n’est pas ce que l’on voudrait vraiment dire, mais pour quoi on ne trouve pas les mots appropriés. Mais alors, si on n’a pas encore trouvé les mots pour le dire, pourquoi en parler maintenant ? Il y a sans doute urgence d’en parler (pour tout un tas de raisons possibles tenant plus aux apparences qu’à la progression du savoir humain), accompagnée d’un fort risque de n’être pas compris ou d’être mal interprété, d’où la nécessité de faire précéder ce mot ou cette expression d’un bouclier qui permettra, contre toute attaque, de nier avoir exprimé par des mots le plus souvent ordinaires une opinion jugée, par la coterie à laquelle l’orateur appartient, politiquement incorrecte.&lt;br /&gt;On peut aussi supposer que cela permet aux plus futés de la coterie de dire, sans se priver le moins du monde, tout ce qu’ils pensent vraiment de tout et de tout le monde, en le faisant simplement précéder de la formule absolutoire.&lt;br /&gt;Enfin, il n’est pas exclu, quand on observe le succès populaire de la formule, qu’il manifeste une de ces petites insolences dont le peuple se régale à peu de frais par un sous entendu : « &lt;em&gt;On va dire, comme l’intelligentsia parisienne, …&lt;/em&gt; » .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-329047257425121436?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/329047257425121436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=329047257425121436' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/329047257425121436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/329047257425121436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/on-va-dire.html' title='On va dire …'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-8604525676641445587</id><published>2008-12-23T08:23:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T18:06:29.953+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='énergie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='électricité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='concurrence'/><title type='text'>La Commission, la concurrence et l’électricité.</title><content type='html'>Comme chacun devrait le deviner, ce qui est difficile avec l’électricité, c’est de la produire, de la produire quand on en a besoin car on ne peut la stocker, et quand on l’a produite c’est de la rendre disponible à tout moment et à tous les endroits du territoire où les habitants peuvent en avoir besoin. Ce n’est pas l’avis de la Commission ; pour elle ce qui est difficile, et mérite protection, c’est de la facturer. Rien n’est donc plus important et urgent, en matière d’énergie&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, que de garantir à toute personne capable de faire des factures l’usage gracieux d’un réseau de distribution qu’il a fallu un demi siècle pour construire, et la production d’électricité d’une capacité nécessitant une maîtrise industrielle hors paire, à un prix lui permettant de vendre au même tarif que le producteur.&lt;br /&gt;C’est ce qu’elle fait au Royaume-Uni, après l’avoir fait en Europe continentale, sur l’électricité et d’une manière générale pour tous les services publiques lourds en investissements. Mais avec l’électricité, service public fondamental pour les ménages et pour l’économie, et qui nécessite donc une modération tarifaire rigoureuse (comme le démontraient les tarifs français inférieurs à la moyenne européenne avant la réforme bruxelloise) on atteint les limites d’une idéologie. Cette destruction délibérée de ce qui constituait une motivation essentielle des investissements lourds (permettre une exploitation rentable de longue durée), représentation concrète de la valeur d’une entreprise industrielle, rendra très difficile les prochaines décisions d’investissement lourds ; le pire sera un financement d’état et une exploitation privée, détournement prévisible de la valeur ajoutée de l’investissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Comme si l’U.E. n’avait pas de problème énergétique plus urgent que de compliquer le seul domaine énergétique qu’elle maîtrise, alors qu’elle est dépendante du reste du monde pour tous les autres, ce à quoi la Commission ne semble pas se passionner, et que la Commissaire à la Concurrence ignore superbement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-8604525676641445587?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/8604525676641445587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=8604525676641445587' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8604525676641445587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8604525676641445587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/la-commission-la-concurrence-et.html' title='La Commission, la concurrence et l’électricité.'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4288174109261304022</id><published>2008-12-22T08:14:00.003+01:00</published><updated>2009-01-10T19:31:17.622+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comptabilité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mathématiques'/><title type='text'>Le mythe des modèles mathématiques</title><content type='html'>C’est curieux, le seul tort que veulent bien reconnaître les banquiers c’est de ne pas avoir compris les applications mathématiques sophistiquées qu’ils croyaient indispensables au développement de leurs activités et de leurs profits. Comme la plupart des gens n’ont qu’une sympathie très limitée pour les mathématiques, ils y voient une circonstance atténuant la responsabilité des grands patrons des banques. Malheureusement c’est faux ; il y a certes des applications mathématiques complexes utiles dans certains domaines, comme les options ou les warrants, mais le niveau de mathématiques nécessaire pour établir l’échéancier d’un crédit immobilier, serait-il à des conditions insensées comme les « subprimes option ARM », ne dépasse pas le niveau de la classe de première.&lt;br /&gt;Or, l’étape actuelle de la crise financière est principalement causée par les prêts immobiliers, et les mathématiques n’y sont pour rien. En effet, on s’aperçoit progressivement que, pour faire apparaître de très juteux profits sur des prêts consentis à des foyers aux ressources insuffisantes pour faire face aux remboursements, il doit y avoir un truc. Le truc c’est d’utiliser un artifice comptable qui n’a pas été conçu pour un usage manifestement abusif : la comptabilisation, le jour de la signature du contrat, de la totalité du profit attendu sur toute la durée du contrat, souvent trente ans.&lt;br /&gt;Alors, on peut supposer que certains de ces responsables de grandes banques sont d’un niveau de nullité qui leur permettait de ne pas découvrir cela, mais constatant que le Directeur de la Banque de France non seulement le sait, mais s’en inquiète&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, on est forcé de se demander si ce mythe des modèles mathématiques, dissimulation aux effets peu durables, ne révèle pas de profondes inquiétudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.banque-france.fr/fr/instit/telechar/discours/2008/disc20081211.pdf"&gt;http://www.banque-france.fr/fr/instit/telechar/discours/2008/disc20081211.pdf&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4288174109261304022?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4288174109261304022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4288174109261304022' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4288174109261304022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4288174109261304022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/le-mythe-des-modles-mathmatiques.html' title='Le mythe des modèles mathématiques'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-3049812723753279934</id><published>2008-12-20T08:05:00.003+01:00</published><updated>2009-01-10T19:33:36.104+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banque'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Krugman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tromperie'/><title type='text'>Les activités pour compte propre des banques</title><content type='html'>Pour ceux qui s’intéressent à l’opinion des Américains sur la crise et la finance, le blog « Quoting the Crisis » est une source prolifique de références. Hier il nous a amené une citation de Paul Krugman, extraite de son billet du NYTimes&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; : « &lt;em&gt;Au cours des dernières année le secteur financier a représenté 8% du PNB américain, au lieu de moins de 5% précédemment. Si ce supplément de 3% n’a servi à rien – et c’est probablement le cas – on parle d’environ 400 Milliards de $ par an de gaspillage, tromperie et pratiques abusives.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Il faut l’autorité d’un prix Nobel pour oser une telle accusation, mais maintenant qu’il a ouvert le débat, on aurait tort de ne pas le poursuivre. Et cela d’autant plus que cette accusation va à contre courant du discours fréquent nous alertant sur l’impérieuse nécessité de ne pas freiner l’expansion de la création financière si profitable à l’économie (paraîtrait-il, ce que ne croit apparemment Paul Krugman), et que ne manquerait pas de causer tout renforcement de la régulation.&lt;br /&gt;On nous a expliqué à juste titre que la finance jouait un rôle irremplaçable dans l’économie, et qu’il était donc de l’intérêt général d’empêcher les banques de faire faillite. Ce point n’étant pas contesté, il en résulte un statut de quasi service public justifiant les soutiens qui leur sont accordés, voire imposés, jusqu’à la nationalisation si nécessaire. A partir de là l’intérêt général implique que la mission du système bancaire soit légèrement redéfinie, l’intérêt de la corporation financière devrait-il, non moins légèrement, souffrir de sa soumission à l’intérêt général.&lt;br /&gt;Dans l’absence de statistiques solides, les informations dont on dispose permettent cependant d’affirmer que les activités pour compte propre des banques on soit été la cause de pertes considérables causées par une organisation insuffisante ou par une sous estimation des risques pris, soit généré des profits pour le moins discutables par trahison des intérêts de leurs propres clients, c'est-à-dire exactement les gaspillages, tromperie et pratiques abusives dont parle Paul Krugman. Rien ne devrait donc s’opposer à l’obligation de sortir les activités pour compte propre du statut bancaire ; si les actionnaires des banques veulent les poursuivre, libre à eux de constituer, hors du capital de la banque et de ses services, toute entreprise adaptée à cette activité, mais non susceptible de mettre en péril une banque.&lt;br /&gt;A ceux que choquerait une telle mesure, demandons ce qu’ils penseraient si on autorisait d’autres corporations à entretenir aux frais de l’économie réelle une activité pour compte propre ; par exemple si les professions de santé s’organisaient pour qu’un étage de tous les hôpitaux se consacre uniquement aux personnels de santé ; s’y concentrerait l’élite du corps médical pour soigner le corps médical au moyen des techniques, matériels et molécules de dernier cri, le tout au frais de l’économie générale.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/12/19/opinion/19krugman.html?_r=3&amp;amp;em"&gt;http://www.nytimes.com/2008/12/19/opinion/19krugman.html?_r=3&amp;amp;em&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;« […]In recent years the finance sector accounted for 8 percent of America’s G.D.P., up from less than 5 percent a generation earlier. If that extra 3 percent was money for nothing — and it probably was — we’re talking about $400 billion a year in waste, fraud and abuse. […]”&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-3049812723753279934?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/3049812723753279934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=3049812723753279934' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3049812723753279934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3049812723753279934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/les-activits-pour-compte-propre-des.html' title='Les activités pour compte propre des banques'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-7895659757919100557</id><published>2008-12-17T13:43:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T17:56:25.577+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><title type='text'>Faut pas s’embêter avec les détails …</title><content type='html'>A la quatrième place de la liste des 10 meilleures citations de 2008 du Yale book of quotations, on trouve cette étonnante réponse du porte-parole du Treasury Department à qui on demandait d’expliquer comment avait été fixé le montant de 700 milliards de dollars du programme initial de secours à l’économie : &lt;em&gt;Ce n’est pas basé sur des données particulières, on voulait juste choisir un nombre vraiment grand.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quand on vous dit que la haute finance c’est très, très, très, très, très, très, compliqué …&lt;br /&gt;-------------------&lt;br /&gt;http://www.nydailynews.com/news/2008/12/15/2008-12-15_top_ten_quotes_of_2008.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-7895659757919100557?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/7895659757919100557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=7895659757919100557' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7895659757919100557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7895659757919100557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/faut-pas-sembter-avec-les-dtails.html' title='Faut pas s’embêter avec les détails …'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4219968180198833224</id><published>2008-12-16T16:00:00.003+01:00</published><updated>2009-01-10T18:20:11.758+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='confiance'/><title type='text'>La confiance pose-t-elle plus de problèmes qu’elle n’est supposée en résoudre ?</title><content type='html'>On nous a beaucoup parlé de la confiance comme une vertu qui apporte aux sociétés qui la pratiquent le succès et le bonheur. Et certain avaient si bien gobé cet hameçon qu’il y a même eu des livres qui décrivaient la confiance comme une condition indispensable à la réussite économique, c'est-à-dire à la croissance du PIB, aux dividendes, et, pourquoi pas, au bonus (&lt;em&gt;voir notre article du 5 Août 2008 De la confiance, en gros et en détail&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;Malheureusement la confiance n’est pas une vertu, c’est un sentiment qui peut soutenir l’exercice de véritables vertus comme la franchise ou la générosité, mais en aucun cas suffire à l’action, de même qu’il ne faut pas agir sous l’empire de la haine ou de la jalousie. Lorsque ce point important est admis, peut-on répondre à la question posée en titre ? Ou bien, plus utilement encore, peut-elle, convenablement appliquée, nous aider à agir ?&lt;br /&gt;Chaque fois que l’on décide de faire quelque chose avec une machine ou avec un animal, on évalue le risque qui résultera nécessairement, mais avec plus ou moins d’intensité, de cette action. Selon l’évaluation que l’on fait de ce risque, on procédera à l’action prévue, ou on s’équipera d’une protection (casque ou tablier) ou d’une garantie (assurance), ou éventuellement, on y renoncera, le risque s’avérant dépasser nos forces ou nos moyens.&lt;br /&gt;Il devrait en aller de même avec les hommes ; toute action qui repose sur la participation d’autrui demande à être examinée sous l’angle de sa réussite d’abord, bien entendu, mais aussi sous l’angle de son échec possible ; et il faut évaluer les conséquences de cet échec. S’il résulte de cette analyse que la personne peut vraisemblablement conduire l’action envisagée de manière satisfaisante avec des risques d’échec mineurs et que l’on a les moyens de les supporter, on dira que l’on peut lui faire confiance, mais en vérité on se fait confiance à soi-même et à notre capacité d’analyser correctement la situation, les risques qui y sont associés et les moyens nécessaires pour réparer un éventuel échec. Et si notre analyse nous conduit à la conclusion inverse, on renoncera à l’action envisagée ; on dira alors que l’on n’a pas fait confiance à la personne, mais en vérité on ne se sera pas reconnu la capacité ou les moyens de surmonter les difficultés qu’elle pourrait nous causer.&lt;br /&gt;Ainsi, si on veut parler de confiance en matière de prise de décision, il faut admettre qu’elle n’exprime pas un jugement sur la personne qui devra exécuter la décision mais sur nous-même et la capacité que nous nous reconnaissons de surmonter les difficultés.&lt;br /&gt;L’application de ce petit principe par de très grandes et très hautes personnes aurait peut-être évité que des centaines de milliards s’évanouissent dans les égouts de Wall Street.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4219968180198833224?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4219968180198833224/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4219968180198833224' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4219968180198833224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4219968180198833224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/la-confiance-pose-t-elle-plus-de.html' title='La confiance pose-t-elle plus de problèmes qu’elle n’est supposée en résoudre ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-498036413091858876</id><published>2008-12-11T23:01:00.003+01:00</published><updated>2009-01-10T18:13:58.167+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Krugman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><title type='text'>Qui veut une petite leçon d’économie européenne par le dernier Nobel de cette matière ?</title><content type='html'>Dans le New York Times d’aujourd’hui, de Paul Krugman, l’article suivant (traduction)&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il y a une extraordinaire – et extraordinairement dépressive – interview dans Newsweek de Peer Steinbrueck, le ministre des finances allemand. L’économie mondiale est en train de faire un terrible plongeon, visible partout. Et Mr. Steinbrueck s’oppose fermement à toute mesure fiscale extraordinaire, et dénonce Gordon Brown pour son « keynésianisme crasseux ».&lt;br /&gt;Vous pouvez vous demander pourquoi cela retient notre attention. L’économie allemande est certes la plus grande d’Europe, mais elle ne représente qu’un cinquième du PIB de l’U.E., et environ un quart de l’économie US. Aussi en quoi l’intransigeance allemande a-t-elle de l’importance ?&lt;br /&gt;La réponse est que la nature de la crise, combinée avec le haut degré d’intégration de l’économie européenne, confère à l’Allemagne un rôle stratégique spécial actuellement – et Mr. Steinbrueck est en conséquence en train d’accomplir une quantité remarquable de dégâts.&lt;br /&gt;Voici l’enjeu : nous nous dirigeons rapidement vers un monde dans lequel la politique monétaire a peu ou pas d’effet : les taux des bons du Trésor aux États-unis sont déjà à zéro, et un taux proche de zéro va bientôt prévaloir dans la zone euro. La politique fiscale est tout ce qui reste. Mais en Europe il est très difficile de faire une expansion fiscale à moins qu’elle soit coordonnée.&lt;br /&gt;La raison en est que l’économie européenne est tellement intégrée : les pays européen dépensent en moyenne un quart de leur PIB en importations entre eux. Puisque les importations tendent à augmenter ou à diminuer plus vite que le PIB durant un cycle économique, cela signifie probablement qu’environ 40% de la variation de la demande finale s’échappe en traversant les frontières intra européennes. Il en résulte que le multiplicateur d’une politique fiscale dans un seul pays est moindre que le multiplicateur d’une expansion fiscale coordonnée. Et cela signifie donc que l’échange de déficits contre un soutien de l’économie, en temps de crise, est beaucoup moins favorable pour n’importe quel pays européen qui le ferait seul que s’il est fait par l’Europe dans son ensemble.&lt;br /&gt;En bref, c’est un exemple classique d’une situation dans laquelle la coordination des politiques est essentielle – mais vous n’obtiendrez pas de coordination si le responsable de la politique de la plus grande économie européenne refuse d’y participer.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et si l’Allemagne empêche une réponse européenne efficace, cela va accroître de manière importante la sévérité de la crise dans son ensemble.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Pour résumer, il y a un puissant effet multiplicateur en action ; malheureusement il est en train de multiplier l’impact de la stupidité actuelle du gouvernement allemand.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L’avant dernière phrase, très inquiétante, nous invite à suivre de très près l’évolution du plan de relance allemand.&lt;br /&gt;-----------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;a href="http://krugman.blogs.nytimes.com/2008/12/11/the-economic-consequences-of-herr-steinbrueck/"&gt;http://krugman.blogs.nytimes.com/2008/12/11/the-economic-consequences-of-herr-steinbrueck/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-498036413091858876?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/498036413091858876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=498036413091858876' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/498036413091858876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/498036413091858876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/qui-veut-une-petite-leon-dconomie.html' title='Qui veut une petite leçon d’économie européenne par le dernier Nobel de cette matière ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-2425303442602323221</id><published>2008-12-10T09:17:00.003+01:00</published><updated>2009-01-10T17:49:36.299+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='stratégie'/><title type='text'>L’anticipation et la réaction</title><content type='html'>Le rythme intense des réactions de notre Président de la République nous fascine. Il n’est point d’incident survenant dans le territoire confié à son mandat qui ne mobilise d’urgence son attention, son temps et ses immenses moyens, sans qu’il en prévienne le renouvellement par une nouvelle loi après en avoir cautérisé les égratignures avec une enveloppe découverte par chance dans quelque tiroir oublié des greniers du Ministère des finances. Le petit peuple des électeurs n’est pas toujours conscient qu’un État vieux de 1000 ans, plus souvent accusé d’être sur-administré que l’inverse, qui rédige sans cesse des lois d’un volume proustien dont un stock considérable est toujours en attente d’être appliqué, faute sans doute de trouver un point d’application vraiment utile, puisse se trouver sans délai dans l’obligation de rédiger un texte dont l’urgente application avait jusqu’alors échappée à ses plus brillants esprits.&lt;br /&gt;Et le petit peuple a peut-être raison ; en effet, les problèmes qui apparaissent dans la vie des individus et des communautés humaines tombent tous, à de très rares exceptions naturelles près, sous le coup de deux sortes d’attitudes :soit ils ont été anticipés et les réponses préparées, soit ils n’ont pas été anticipés et il ne reste qu’à réagir au mieux ; il est évidemment souhaitable d’avoir des réponses préparées, et on peut s’étonner que notre État soit quotidiennement confronté à des problèmes nouveaux que rien n’aurait permis d’anticiper.&lt;br /&gt;On comprend que la vitesse des transports et l’instantanéité de la transmission de l’information, suscite une impression de confort au décideur ; il n’est plus nécessaire de préparer des mois à l’avance les solutions, temps nécessaire à l’acheminement des moyens, ni de donner les ordres des semaines à l’avance, temps nécessaire à la transmission des ordres. Mais cela, qui est vrai, ne concerne que le temps de l’action elle-même, pas le temps de la réflexion permettant d’anticiper la survenue du problème ni celui de la conception des réponses. Ajoutez à cela l’ivresse de l’action ressentie par le détenteur d’un pouvoir d’agir, et l’hypnose à laquelle ce spectacle soumet les observateurs médiatiques, et vous avez un Président de la République hyper réactif et content de l’être.&lt;br /&gt;Or, si la vitesse a effectivement permis de régler mieux et plus vite certains problèmes, il s’en est révélé de nouveaux, comme l’effet de serre, pour la solution desquels la vitesse est plutôt un danger qu’une aide, alors que l’anticipation est tellement essentielle que notre prise en considération tardive a peut-être compromis, sinon la survie de la planète, au moins l’application des solutions les moins pénibles. De même, nous n’avons pas compris que la vitesse permettant la création et le fonctionnement d’une économie mondialisée, permettait aussi la diffusion quasi instantanée d’une maladie financière menaçant l’ensemble de l’économie ; et aujourd’hui, on entend l’aveu universel que personne n’a anticipé l’arrivée de cet évènement, et donc que personne, dans les cercles des pouvoirs, n’avait pris le temps de réfléchir pour anticiper.&lt;br /&gt;Comme le disait Sun Tzu, « Celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu’elles ne surviennent ». Il n’y en a pas à l’Élysée, mais à la décharge de son occupant, reconnaissons qu’il n’y en a pas non plus sur le reste de la planète.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-2425303442602323221?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/2425303442602323221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=2425303442602323221' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2425303442602323221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2425303442602323221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/lanticipation-et-la-raction.html' title='L’anticipation et la réaction'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-6984733528642471305</id><published>2008-12-07T07:34:00.003+01:00</published><updated>2009-01-10T19:35:05.704+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='croissance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='inflation'/><title type='text'>L'inflation, la croissance et les experts</title><content type='html'>Les innombrables « experts » de l’analyse économique sont unis sur l’idée que la croissance de l’Europe est trop faible, voire bien trop faible, regardez donc le taux de croissance des 30 glorieuses ou le taux de la croissance mondiale pour vous en convaincre (disent-ils).&lt;br /&gt;N’étant pas un expert, j’observe que la reconstruction d’un pays totalement ruiné par la guerre, suivie d’une prodigieuse modernisation, pour ce qui concerne la France, et aussi une grande partie de l’Europe, ainsi que le démarrage des pays en voie de développement avec sa construction massive d’infrastructures et la création d’industries ex nihilo, ne peuvent se comparer à l’évolution plus tranquille d’une économie stabilisée au plus haut niveau technologique de son époque. Il est donc souhaitable que la croissance, telle que sa mauvaise définition actuelle la conçoit, se poursuive au niveau de ce que nos experts appellent la croissance potentielle, et qui est, sauf erreur, inférieure à celle des trente glorieuses. Ce qui semble possible en appliquant des politiques raisonnables et efficaces. De là a dire qu’il existe une potion magique appelée inflation, il y a, même pas un fossé, un canyon. En effet, la période d’inflation utile s’est terminée à la fin des années 70 avec des taux qui atteignaient 15% et davantage, niveau auquel on en perd le contrôle et les avantages.&lt;br /&gt;Mais il y a un argument à retenir au sujet de la prospérité des classes moyennes pendant les trente glorieuses ; certes, les circonstances l’on permise et l’inflation en a été l’accélérateur, mais elle rémunéraient aussi un immense effort collectif dont les générations actuelles n’ont pas idée, car la vie sociale se détériore au fur et à mesure où les malheurs et les drames s’éloignent et où la prospérité et le confort s’accroissent. Or les vingt dernières années ont profondément dégradé le statut économique des classes moyennes, dont le rôle dans le fonctionnement de la démocratie est trop important pour qu’il ne faille pas rechercher un moyen de le rétablir, probablement par d’autres voies, à rechercher, que l’inflation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-6984733528642471305?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/6984733528642471305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=6984733528642471305' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6984733528642471305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6984733528642471305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/12/linflation-la-croissance-et-les-experts.html' title='L&apos;inflation, la croissance et les experts'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-6617789629471662218</id><published>2008-11-28T16:02:00.004+01:00</published><updated>2009-01-10T18:08:27.560+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Greenspan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='marché'/><title type='text'>Oraison pour Greenspan</title><content type='html'>Personne n’était plus qualifié que Paul Volcker pour la prononcer&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Pour le dire simplement, le brillant nouveau système financier, en dépit de tous ses talentueux acteurs, de toutes ses somptueuses récompenses, a raté l’épreuve du marché. La confiance mutuelle entre des participants du marché dignes de respect sur laquelle doit reposer tout système financier solide et efficace a été vraiment mise en danger par son démontage désordonné. »&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rapporté par Glenn Kessler&lt;br /&gt;Washington Post le 27/11/2008&lt;br /&gt;--------------------------------&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; "Simply stated, the bright new financial system, for all its talented participants, for all its rich rewards, has failed the test of the marketplace," Volcker said during a scathing attack on Greenspan's approach earlier this year. "What has plainly been at risk is a disorderly unraveling of the mutual trust among respected market participants upon which any strong and efficient financial system must rest."&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/11/26/AR2008112603957.html?wpisrc=newsletter"&gt;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/11/26/AR2008112603957.html?wpisrc=newsletter&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-6617789629471662218?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/6617789629471662218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=6617789629471662218' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6617789629471662218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6617789629471662218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/11/oraison-pour-greenspan.html' title='Oraison pour Greenspan'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-2230141940216673601</id><published>2008-11-27T10:53:00.003+01:00</published><updated>2009-01-10T18:11:06.668+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Arctique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ressources'/><title type='text'>Il faut s'intéresser à l'Arctique ... maintenant</title><content type='html'>Le Centre d’Analyse Stratégique, dans sa note de veille n° 117 de Novembre, publie une brève, intitulée "l'Union Européenne en quête d'une statut d'acteur stratégique en Arctique", sur l’intense activité suscitée récemment par l’Arctique, et son considérable intérêt pour l’Union Européenne en particulier, et pour le monde en général (voir notre billet du 7 Mai 2008 sur le partage des ressources rares).&lt;br /&gt;Ne pas manquer d’aller admirer la superbe carte établie par Philippe Rekacewicz.&lt;br /&gt;----------------------------&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’Arctique fait l’objet d’une préoccupation géopolitique croissante de la part de l’Union européenne. Le&lt;br /&gt;10 septembre, lors de la conférence d’Ilulissat (Groenland) organisée par le Conseil des ministres nordiques pour débattre avec les pays nordiques, les États-Unis, le Canada, la Russie et la Chine, des préoccupations communes de l’Arctique (changement climatique, exploitation des ressources, nouvelles voies de navigation maritime), le commissaire européen à la Pêche et aux Affaires maritimes a annoncé l’adoption prochaine d’un plan d’action pour protéger l’environnement arctique et sa biodiversité. Le 9 octobre, le Parlement européen s’est prononcé en faveur d’un traité international sur la protection de l’Arctique. Les 9 et 10 novembre, à l’initiative de la Présidence française de l’Union, Monaco a accueilli une conférence internationale visant à dresser un état des lieux de la recherche environnementale en Arctique. Dix jours plus tard, la Commission européenne a adopté une communication sur la région arctique dans laquelle elle promeut la protection de l’environnement, une gestion durable de ses ressources et une meilleure gouvernance multilatérale. Contrairement à l’Antarctique, l’océan Arctique n’est régi par aucun traité spécifique. La convention des Nations unies de Montego Bay sur le droit de la mer (1982) n’a pas mis un terme au contentieux sur le statut des détroits et le partage des zones à fort potentiel énergétique. L’UE n’est pas représentée en tant que telle dans le Conseil de l’Arctique, forum de coopération créé en 1996, regroupant les huit États arctiques (Canada, Danemark, États-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie, Suède), les populations autochtones et trois pays observateurs (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Pologne). Elle ne peut durablement rester absente économiquement et politiquement de cette région, qui recèlerait, selon les dernières estimations de l’US Geological Survey, un cinquième des réserves mondiales d’hydrocarbures non encore découvertes. La sécurité de ses approvisionnements énergétiques passe par un resserrement des liens avec la Russie, susceptible de réduire sa dépendance pétrolière à l’égard du Moyen-Orient.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2008-&lt;br /&gt;0474+0+DOC+XML+V0//FR&amp;amp;language=FR ;&lt;br /&gt;http://www.ue2008.fr/webdav/site/PFUE/shared/import/1109_UE_Arctique/1109_UE_Arctique_Declaration_finale_11.11%20_FR.pdf ;&lt;br /&gt;http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/08/1750&amp;amp;format=HTML&amp;amp;aged=0&amp;amp;language=FR&amp;amp;guiLanguage=fr ; Philippe Rekacewicz, Géopolitique de l’Arctique : la course pour les ressources, pour télécharger la carte : &lt;a href="http://www.cartografareilpresente.org/IMG/pdf/map-arctic.pdf"&gt;http://www.cartografareilpresente.org/IMG/pdf/map-arctic.pdf&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-2230141940216673601?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/2230141940216673601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=2230141940216673601' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2230141940216673601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2230141940216673601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/11/il-faut-sintresser-larctique-maintenant.html' title='Il faut s&apos;intéresser à l&apos;Arctique ... maintenant'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-2302459611959206272</id><published>2008-11-21T13:11:00.003+01:00</published><updated>2009-01-10T18:12:31.783+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fonds souverain'/><title type='text'>Le seul fonds souverain qui démarre avec un passif</title><content type='html'>Apparemment, personne n’avait averti Nicolas Sarkozy des conditions à satisfaire pour créer un fonds souverain (voir le billet du 9 juillet « Fonds souverain : ça en jette … »). Nous voilà donc affublé d’un fonds souverain comme il y en a peu :&lt;br /&gt;- Portefeuille : 14 milliards en titre principalement du CAC 40, apportés par moitié par l’État et la Caisse des dépôts.&lt;br /&gt;- Caisse : 7 milliards empruntés en totalité.&lt;br /&gt;En conséquence, l’actif de ce chef-d’œuvre de la finance s’élève à 20 milliards, son capital à 14 milliards et sa dette à 7 milliards.&lt;br /&gt;Comme les cours actuels de la bourse ne sont pas franchement des cours de vente, notre superbe fonds souverain dispose d’une capacité d’intervention stratégique de 7 milliards qui vont lui coûter au moins 300 millions d’intérêts par an. De quoi s’offrir 7,8% de Total au cours de 37.79.&lt;br /&gt;Impressionnant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-2302459611959206272?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/2302459611959206272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=2302459611959206272' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2302459611959206272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2302459611959206272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/11/le-seul-fonds-souverain-qui-dmarre-avec.html' title='Le seul fonds souverain qui démarre avec un passif'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-242056047594671262</id><published>2008-11-15T12:16:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T17:51:36.501+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='régulation'/><title type='text'>Qu’entend-on par excès de régulation ?</title><content type='html'>Des gens habituellement très sérieux sont en train de nous mettre en garde, avec un air de profonde inquiétude, contre un des plus graves dangers qui nous guette : la réforme actuelle du capitalisme financier risque de causer un excès de régulation.&lt;br /&gt;Ciel ! Mais qu’est-ce donc un excès de régulation ? Il faut y réfléchir à deux fois avant de comprendre de quoi il peut s’agir. Et c’est lors de la première fois que m’est revenue cette loi pédagogique de la Cosa Nostra : « nos adversaires ne sont pas les juges très honnêtes ou excessivement honnêtes, ce sont les juges honnêtes ». Et lors de ma seconde réflexion, j’ai imaginé ce que pourrait être un excès de régulation dans le code de la route : les associations d’automobilistes affirmeraient qu’elles sont pour le code de la route, mais qu’il ne faudrait pas tracer des lignes excessivement continues.&lt;br /&gt;Évidemment, vous allez dire que la régulation financière ne concerne pas des populations peu soucieuses de légalité comme les maffieux, ou parfois irresponsables comme les fous du volant, mais des business men en costume trois pièces dont les mains ne sont tachées ni par le sang, ni par le cambouis, et que, par conséquent, leurs intentions sont pures. Admettons (dans l’intérêt de la discussion seulement).&lt;br /&gt;Ce qu’on appelle la régulation n’est rien d’autre que la manière de mettre en pratique les lois et règlements régissant une activité. De ce point de vue, un non-financier comprend immédiatement qu’on régule ou qu’on ne régule pas, l’idée de réguler un peu, ou juste quand cela vous arrange ne pouvant sérieusement être considérée quand on parle de régulation ; d’ailleurs, ceux qui on l’expérience de conversations avec la maréchaussée au sujet d’un comportements ne respectant pas la régulation, comprennent dès le premier entretien qu’un vrai régulateur dispose d’une dialectique puissante (on ne peut y répondre) et efficace (on signe le PV).&lt;br /&gt;Mais un financier vit dans un monde différent, sans maréchaussée, ou, ce qui ne vaut pas mieux, doté de régulateurs équipés d’une dialectique misérable comparée à l’autre. Et sa vision d’une régulation pas excessive, signifie que non seulement elle ne doit rien lui coûter, mais qu’elle ne doit surtout pas l’empêcher de poursuit des affaires fructueuses même quand elles franchissent légèrement la ligne, comme de prêter, à un Mexicain ramasseur de fraises et ne parlant pas un mot d’anglais, avec un revenu annuel de 14000$, la totalité du financement d’une maison de 720 000$, à Bakersfield en Californie*.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Cité par Michael Lewis le 11/11/2008 dans The End of Wall’s Street Boom&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-242056047594671262?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/242056047594671262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=242056047594671262' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/242056047594671262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/242056047594671262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/11/quentend-on-par-excs-de-rgulation.html' title='Qu’entend-on par excès de régulation ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-2960611803630133572</id><published>2008-11-08T08:10:00.004+01:00</published><updated>2009-01-10T17:52:25.538+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><title type='text'>Qui a écrit le compte rendu de la réunion informelle de l’U.E. ?</title><content type='html'>Ce compte rendu&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; énonce l’objet de la réunion et les décisions prises … comme tous les comptes rendus. Était-il besoin, plutôt que d’en exposer la conception d’ensemble et les conclusions, d’adopter la forme d’une liste de courses en 8 points? La question peut se poser, surtout pour aborder une négociation qui sera certainement difficile, car des points indépendants seront plus difficiles à défendre d’attaques indépendantes elles aussi.&lt;br /&gt;Ensuite, la lecture de ce texte révèle quelques surprises stylistiques qui ne sont pas meilleures ; les voici.&lt;br /&gt;« L’Europe doit prendre une part &lt;em&gt;majeure&lt;/em&gt; sur trois plans : &lt;em&gt;des&lt;/em&gt; principes […] ; &lt;em&gt;une&lt;/em&gt; méthode de travail pour assurer des décisions &lt;em&gt;réelles et rapides&lt;/em&gt; ; &lt;em&gt;un&lt;/em&gt; programme &lt;em&gt;complet&lt;/em&gt; de réponses […] adoptées &lt;em&gt;sans délai&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;Cette phrase a un problème de construction : à partir des trois plans, on attend « des principes, de la méthode, du programme », ou bien " les principes, une méthode, un programme", les trois membres étant séparés par des virgules et non des points-virgules. Mais elle a surtout un problème de clarté : qu’est-ce qu’une part majeure ? Est-il concevable que l’U.E. organise une réunion mondiale et y participe en y tenant une part modeste voire médiocre ? Que sont des décisions qui ne seraient pas réelles ? Comment voit-on qu’un programme de réponses est complet ? Et si elles sont adoptées sans délai, pourquoi ne pas les adopter tout de suite et ne pas faire de programme ?&lt;br /&gt;On voit que le rédacteur, recruté sans doute dans une officine publicitaire ou électorale, croit renforcer son texte en l’inondant de qualificatifs inutiles, ou gênant.&lt;br /&gt;« Les normes […] devront être révisées de manière à &lt;em&gt;s&lt;/em&gt;’assurer qu’elles ne contribuent pas […] ». « De manière à assurer » ne suffit-il pas ?&lt;br /&gt;« Les organismes de normalisation, &lt;em&gt;notamment&lt;/em&gt; en matière comptable devront être réformé pour permettre un &lt;em&gt;véritable&lt;/em&gt; dialogue avec l’ensemble des parties intéressés, &lt;em&gt;notamment&lt;/em&gt; les autorités prudentielles ». Il est exact qu’au delà de deux, on n’est plus dans le dialogue mais dans la conversation, mais ce n’est probablement pas le sens du texte, alors pourquoi véritable ? Par ailleurs l’usage répété de &lt;em&gt;notamment&lt;/em&gt; (très abusivement employé devant les micros et caméras pour suggérer une liste longue et complexe dont on épargne l’énumération à l’auditeur) n’a pas d’emploi ici où on mentionne précisément les organismes et autorités concernés.&lt;br /&gt;« Les grands groupes financiers internationaux devront être surveillés […], &lt;em&gt;au travers&lt;/em&gt; de la mise en place de collèges ». Nous atteignons là un sommet de complexité : &lt;em&gt;au travers de la mise en place&lt;/em&gt; est une expression incompréhensible, cependant &lt;em&gt;au travers de collèges&lt;/em&gt; pourrait avoir un sens architectural et urbain, mais que faire alors de &lt;em&gt;la mise en place&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;« La mission […] du FMI, qui dispose de la légitimité […] pour devenir &lt;em&gt;de plus en plus&lt;/em&gt; le pivot […]. » L'idée que l'on puisse progresser dans l'état de &lt;em&gt;pivot&lt;/em&gt; ne peut faire référence qu'au basket, sport respectable mais n'ayant que de lointains rapports avec la régulation financière. Mais bon ...&lt;br /&gt;« […] son rôle sera &lt;em&gt;mieux articulé&lt;/em&gt; avec celui du Forum […]. »&lt;br /&gt;« […] cinq orientations &lt;em&gt;concrètes&lt;/em&gt; pourraient être adoptées &lt;em&gt;dès&lt;/em&gt; le 15 novembre ; »&lt;br /&gt;On ne voit pas ce que des orientations peuvent avoir de concret (on a la chance cependant d’échapper au TRES concret d’usage quasiment obligé de nos jours), ni ce qu’apporte dès si ce n’est que l’adoption le 15 novembre serait substantiellement supérieure, pour le bon peuple ébaubi par l’efficacité présidentielle, à une adoption regrettablement tardive le 16 ou le 17 du même mois.&lt;br /&gt;« Le FMI doit […] exercer &lt;em&gt;pleinement&lt;/em&gt; son rôle de surveillance. »&lt;br /&gt;« la promotion du libre échange &lt;em&gt;à travers&lt;/em&gt; l’achèvement rapide du cycle de Doha. » On ne peut que souhaiter que tout ce qui sera fait « à travers » ne soit pas fait de travers.&lt;br /&gt;Qu’aurait pensé Boileau de tout ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; http://www.ue2008.fr/impression.do?url=%2FPFUE%2Flang%2Ffr%2Faccueil%2FPFUE-11_2008%2FPFUE-07.11.2008%2FReunion_informelle_chefs_etat_et_de_gouvernement_de_Union_europeenne_le_7_novembre%3Bjsessionid%3D85892DF5F8EE016F92F62FE57A15D2AB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-2960611803630133572?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/2960611803630133572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=2960611803630133572' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2960611803630133572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2960611803630133572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/11/qui-crit-le-compte-rendu-de-la-runion.html' title='Qui a écrit le compte rendu de la réunion informelle de l’U.E. ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-7395021247474452149</id><published>2008-11-01T08:36:00.002+01:00</published><updated>2009-01-10T19:38:23.106+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='CIA'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='blanchiment'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Swift'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='régulation'/><title type='text'>Au sujet des paradis fiscaux</title><content type='html'>Le développement insolent des paradis fiscaux, associé aux crises qu’on les accuse de provoquer, amène à s’interroger sur les services qu’ils doivent rendre à leur clientèle pour ainsi la fidéliser et l’accroître.&lt;br /&gt;La liste non limitative de ces services doit s’établir, pour le vulgum pecus auquel je m’honore d’appartenir, à peu près ainsi :&lt;br /&gt;- permettre aux mauvais citoyens d’échapper à l’impôt de leur pays ;&lt;br /&gt;- permettre aux gains de personnages peu fréquentables d’être blanchis autorisant ainsi leur propriétaire à reprendre, peut-être, les apparences d’un bon citoyen, et en tout cas à son argent d’être utilement recyclé ;&lt;br /&gt;- permettre aux États de s’affranchir de toute loi, comme ils l’ont toujours fait.&lt;br /&gt;Ce que l’on appelle « paradis fiscaux » sont en vérité des enfers légaux ; il est donc normal que les nations adeptes de l’état de droit souhaitent les interdire, comme ils disent.&lt;br /&gt;Cette fois, la crise et les difficultés budgétaires motivent plutôt le désir de récupérer l’impôt que celui de rétablir la morale, mais bon …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à présent, les tentatives de convaincre les paradis fiscaux de renoncer à leurs fructueuses opérations bancaires n’ont pas été réussies. Il va donc falloir trouver d’autres méthodes ou d’autres arguments. Il y a en effet deux manières de procéder : soit interdire les mouvements de capitaux vers les paradis fiscaux, soit avoir accès à une information détaillée et complète de tous les mouvements en provenance ou à destination des dits paradis.&lt;br /&gt;L’interdiction des mouvements de capitaux pouvant être difficile à imposer, il reste le contrôle des mouvements.&lt;br /&gt;Et cela ne doit pas être une mauvaise idée car nos amis américains ont mis en place après le 11 septembre un programme de surveillance portant sur les transferts bancaires internationaux transitant par SWIFT ; ce programme, géré par la CIA, a été révélé par la presse américaine le 23 juin 2006. Cette surveillance est dirigée vers tous les mouvements passant par SWIFT, quelque soient les pays de départ ou d’arrivée&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;. Tout ceci ayant été fait sans la moindre information à l’U.E., sans parler d’une discussion, on s’alarme en Europe des possibilités d’espionnage économique et accessoirement d’atteinte à la protection des données personnelles. Ce qui nous intéresse dans cette affaire, c’est que la seule institution au monde à avoir une connaissance complète de tous les mouvements de fonds vers les paradis fiscaux, c’est SWIFT. En effet, on trouve dans le rapport annuel de SWIFT&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt; le nombre de banques et d’institutions financières avec lesquels SWIFT correspond et le nombre de message envoyés et reçus, par exemple :&lt;br /&gt;Banq. Inst. Env. Reçus&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt; Popul.&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn4" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn4" name="_ftnref4"&gt;[4]&lt;/a&gt; Reçus/Popul.&lt;br /&gt;Lichtenstein 5 13 1114 2312 0.034 68&lt;br /&gt;France 46 250 166k 171k 64.058 2.7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit ce qui caractérise un paradis fiscal : il a une banque ou établissement financier pour 1890 habitants (en France 1 pour 216000), et il fait 68 virements internationaux par habitant et par an (France 2.7).&lt;br /&gt;Ces données étant publiques, et leur interprétation assez claire, l’U.E. ne devrait pas avoir de difficulté à obtenir de SWIFT, société de droit belge, les informations que la CIA a obtenues. Les sociétés Clearstream et Euroclear, principales chambres de compensations internationales, et concentrant à ce titre toutes les informations nécessaires aux transactions avec les paradis fiscaux qui ne sont pas gérées par SWIFT (opérations sur titres en particulier), et dont on observe qu’elles sont représentées au conseil d’administration de SWIFT, devraient être aussi interrogées sur les renseignements qu’elles communiquent probablement aussi à la CIA, et dont l’U.E. devrait exiger la communication.&lt;br /&gt;A partir de ces informations, la lutte contre les paradis fiscaux prendrait une nouvelle tournure.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.cnil.fr/index.php?id=2231"&gt;http://www.cnil.fr/index.php?id=2231&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.swift.com/"&gt;http://www.swift.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; Banques, Institutions financières, Messages envoyés en milliers, Messages reçus en milliers&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn4" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref4" name="_ftn4"&gt;[4]&lt;/a&gt; en millions&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-7395021247474452149?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/7395021247474452149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=7395021247474452149' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7395021247474452149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7395021247474452149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/11/au-sujet-des-paradis-fiscaux.html' title='Au sujet des paradis fiscaux'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-1540056242451892289</id><published>2008-10-09T22:05:00.002+02:00</published><updated>2009-01-10T18:15:51.496+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='États-unis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afghanistan'/><title type='text'>Les États-unis s’interrogent sur leur stratégie afghane</title><content type='html'>La transition entre l’administration actuelle et celle qui lui succédera va créer un vide du pouvoir US d’environ un semestre. Cette perspective amène les responsables aux plus hauts niveaux du gouvernement américain à se poser les questions suivantes&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;- Quels sont nos objectifs en Afghanistan ?&lt;br /&gt;- Qu’espère-t-on accomplir ?&lt;br /&gt;- De quels moyens disposons-nous ?&lt;br /&gt;- Quel est le rôle de nos alliés ?&lt;br /&gt;- Que savons-nous de l’ennemi ?&lt;br /&gt;- Quelle est la probabilité que les gouvernements impuissants Afghan et Pakistanais s’élèvent à la hauteur de la situation ?&lt;br /&gt;-&lt;br /&gt;Les alliés des États-unis ont accepté d’être placé sous les ordres d’un commandement purement tactique qui ignore ses objectifs stratégiques, non parce qu’ils sont gardés secrets par son gouvernement, mais parce que son gouvernement n’y a pas encore réfléchi. Dans le meilleur des cas, la nouvelle administration y pourvoira dans six ou sept mois.&lt;br /&gt;Nous avons donc envoyé des forces jouer un rôle de supplétif dans un conflit dont l’inventeur a perdu la finalité, et dont il semble ne pas savoir comment sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettant qu’il est vain de pleurer sur le lait répandu, le moins que les alliés puissent faire, pour donner un sens à la poursuite de cette aventure, est d’exiger qu’au-dessus du commandement unique, qui militairement est utile, soit placé un conseil stratégique composé des représentants des pays alliés chargé de fixer la stratégie à appliquer pour mettre un terme à cette guerre, ou pour la poursuivre avec des objectifs clairs et les moyens qu’alors elle exigerait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=8547735#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Washington Post Thursday, October 9, 2008&lt;br /&gt;[…] &lt;em&gt;As the U.S. presidential election approaches, senior officials have expressed worry that the situation in Afghanistan and Pakistan is so tenuous that it may fall apart while a new set of U.S. policymakers settles in. Others believe a more comprehensive, airtight road map for the way ahead would limit the new president's options.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/ac2/related/topic/Douglas+Lute?tid=informline"&gt;&lt;em&gt;Lt. Gen. Douglas E. Lute&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/ac2/related/topic/George+W.+Bush?tid=informline"&gt;&lt;em&gt;President Bush&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;'s senior adviser for &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-srv/world/countries/iraq.html?nav=el"&gt;&lt;em&gt;Iraq&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; and Afghanistan, has told Pentagon, intelligence and &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/ac2/related/topic/U.S.+Department+of+State?tid=informline"&gt;&lt;em&gt;State Department&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; officials to return to the basic questions: What are our objectives in Afghanistan? What can we hope to achieve? What are our resources? What is our allies' role? What do we know about the enemy? How likely is it that weak Afghan and Pakistani governments will rise to the occasion?&lt;br /&gt;Alarms were first sounded early this year, when Secretary of State &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/ac2/related/topic/Condoleezza+Rice?tid=informline"&gt;&lt;em&gt;Condoleezza Rice&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; returned from a trip to Afghanistan in early February -- her first in two years -- convinced that the war there was heading downhill. &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/ac2/related/topic/Robert+Gates?tid=informline"&gt;&lt;em&gt;Defense Secretary Robert M. Gates&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; shared her pessimism, telling Congress that same week that Taliban insurgents had adopted more dangerous tactics, that the U.S.-led military coalition was disorganized, and that international development efforts were failing because "there is no overarching strategy."&lt;/em&gt; […]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-1540056242451892289?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/1540056242451892289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=1540056242451892289' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/1540056242451892289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/1540056242451892289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/10/les-tats-unis-sinterrogent-sur-leur.html' title='Les États-unis s’interrogent sur leur stratégie afghane'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-3883417896838291005</id><published>2008-08-08T08:56:00.003+02:00</published><updated>2009-01-10T18:05:12.284+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='avenir'/><title type='text'>Fonction : Président de la République</title><content type='html'>Il n’est sans doute pas équitable de porter un jugement définitif sur un Président de la République en fonction depuis seulement quatorze mois, pour la simple raison qu’il n’a pas encore eu à maîtriser toutes les situations auxquelles il est possible qu’il soit confronté un jour, fort heureusement pour certaines ; mais il est possible d’avoir dès maintenant une opinion sur certaines de ses aptitudes à la fonction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Président de la République française est l’institution qui a la charge d’indiquer la voie de l’avenir, voie qui doit assurer la pérennité du pays dans le respect de ses valeurs essentielles. Depuis l’instauration de la cinquième république, l’objectif de la politique globale de la France est l’indépendance. Perfectionner, prolonger et poursuivre cette politique nécessite évidemment une vision stratégique de l’avenir ; en l’occurrence, l’approche française de la stratégie repose sur deux principes : la recherche et le maintien de la liberté d’action et l’économie des moyens employés.&lt;br /&gt;La fonction nécessite aussi, non pas une compétence technique qui lui est apportée par les services de l’État et tous les experts possibles, mais la capacité intellectuelle à intégrer toutes les évolutions techniques et technologiques dans la politique globale d’indépendance.&lt;br /&gt;Or, on ne peut que constater des faiblesses inquiétantes dans la manière dont la fonction a été tenue. Les voici :&lt;br /&gt;- Les relations internationales (domaine d’intervention important du Président, même si on ne l’appelle plus « domaine réservé »), ne sont pas traitées avec le sérieux nécessaire à la préservation de notre liberté d’action avec tous les pays ; cela a été en particulier démontré dans les relations avec la Chine, la posture de la France ayant été manifestement incertaine, variable, preuve de la perte de notre liberté d’action entièrement captée par la Chine ; la réintégration dans l’OTAN marque aussi une perte délibérée de notre liberté d’action. Il faut noter à cet égard qu’il n’y a pas de contrepartie valable à une perte de la liberté d’action.&lt;br /&gt;- La prévision économique présidentielle s’est largement trompée, aveuglée par un optimisme ne reposant sur rien ; cela aurait dû faire partie des éventualités sans perturber autrement la situation. Malheureusement cet optimisme infondé a été traduit en mesures coûteuses qui ont conduit à une situation économique pire que celle qui aurait résulté de la seule dégradation de la conjoncture. Il s’agit là d’un non-respect du principe d’économie des moyens lourd de conséquence. Ceci a été encore aggravé par la décision de reporter le retour à l’équilibre budgétaire.&lt;br /&gt;- L’attitude devant les problèmes techniques gouvernementaux laisse apparaître des faiblesses inquiétantes : - la tentative de contourner une décision du Conseil constitutionnel par l’instance chargée de protéger la constitution, donc son gardien, laisse sans voix ; - les critiques de la BCE marquées d’une grave incompréhension de la monnaie et de l’économie ; - la confusion entre l’argent, l’épargne et le pouvoir d’achat ; - la séduction ressentie pour le modèle américain dont les vertus romanesques se traduisent dans les faits par la crise financière mondiale, une politique étrangère désastreuse, un protectionnisme caricatural.&lt;br /&gt;Par ailleurs, lorsque la durée du mandat présidentiel a été réduite de 7 à 5 ans, l’horizon présidentiel s’est raccourci de 14 à 10 ans, en admettant que tous les Présidents demandent à être réélus, et parfois obtiennent satisfaction. A une époque de changements importants et rapides du monde, une réduction de 30% est considérable. Mais quand le Président déclare qu’il n’a pas l’intention de demander le renouvellement de son mandat, ce qui n’est peut-être qu’une contorsion politique mais que l’on doit quand même prendre au sérieux, il réduit son horizon d’une baisse supplémentaire de 50%, ce qui amène forcément à la conclusion que la République a perdu son protecteur de l’avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, si nous avions à juger d’une période d’essai, la réponse rationnelle serait de mettre fin au contrat. Mais nos institutions sont modérées et n’interrompent pas un mandat pour simple incompétence. Espérons que notre Président actuel réalise qu’il a sa propre révolution culturelle à accomplir simplement pour faire son devoir de Président.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-3883417896838291005?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/3883417896838291005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=3883417896838291005' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3883417896838291005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3883417896838291005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/08/fonction-prsident-de-la-rpublique.html' title='Fonction : Président de la République'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4231729179451085411</id><published>2008-08-05T11:49:00.002+02:00</published><updated>2009-01-10T18:19:42.994+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='défiance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='confiance'/><title type='text'>De la confiance, en gros et en détail.</title><content type='html'>Un petit livre d’une centaine de pages intitulé « La société de défiance ou Comment le modèle social français s’autodétruit », de Yann Algan et Pierre Cahuc, a été publié en février 2008, dans la collection du CEPREMAP (Centre pour la recherche économique et ses applications), 5€, Éditions Ens rue d’Ulm.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise dans laquelle nous nous trouvons, - il ne serait en effet pas raisonnable de dire « la crise que nous traversons », car nous n’en avons pas encore entraperçu la sortie -, est la conséquence de l’autodestruction du capitalisme pour certains et de notre modèle social pour d’autres. Le terme autodestruction est approprié, car dans un cas comme dans l’autre, c’est bien par ceux qui sont à l’intérieur du capitalisme et du modèle social français que la destruction a été entreprise par l’effet de leurs excès et l’oubli des valeurs sur lesquels ils reposaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’intéressera seulement ici à la thèse concernant la défiance, car elle nous semble mériter un intérêt particulier : ils sont en effet peu nombreux les professeurs d’économie qui, sérieusement, osent présenter un diagnostic reposant sur un seul argument : les Français se méfient de leurs concitoyens, alors que les autres ne se méfient presque pas des leurs, et de toute façon beaucoup moins que nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand on commence à réfléchir à cette question que notre inventaire permanent des innombrables défauts de nos insupportables concitoyens n’avait pas encore en stock, on se dit que cela pourrait bien être vrai :&lt;br /&gt;- à la supérette, la caissière ne me fait pas du tout confiance, ni crédit en vérité ;&lt;br /&gt;- mon banquier, je n’en parle pas, à croire qu’il est payé pour tout me refuser ;&lt;br /&gt;- mon assureur m’oblige à lire et à signer des pages et des pages du contrat, et à lui faire des déclarations écrites dès que je casse un peu ma voiture ;&lt;br /&gt;- le gars à qui j’ai vendu ma maison a voulu que le notaire s’en mêle ; il ne croyait pas que j’avais le droit de la vendre …&lt;br /&gt;- quand j’ai eu un enfant, personne ne me croyait jusqu’à ce que je l’ai déclaré à l’état civil&lt;br /&gt;- le gendarme qui m’a arrêté sur la route lui non plus ne croyait pas que c’était ma voiture, ni que j’avais le permis de conduire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne me fait confiance ! Mais alors, chez nos amis étrangers ce serait différent ? Il n’y aurait pas besoin de contrats, d’état civil, d’actes notariés, de permis de conduire ? Difficile à croire. En effet, l’État de droit dont personne ne conteste l’impérieuse nécessité, requiert l’instauration du Droit, source des règles appliquées par les institutions, dont on peut dire qu’elles ne font guère confiance aux hommes, à juste titre d’ailleurs, si on en croit l’histoire. Sur quoi repose donc la thèse de MM. Algan et Cahuc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle repose entièrement sur une enquête (World Values Survey) qui cherche à comparer, selon l’introduction au WV Survey (http://www.worldvaluessurvey.org/), les valeurs et croyances d’une société avec les autres, et leur évolution. Les questions, plus de 80, portent sur de nombreux sujets allant de votre orientation politique, à votre fréquentation des horoscopes, en passant par votre foi et votre pratique de la prière. Il y a aussi une question sur la confiance, et c’est là que se trouve le support expérimental unique de la thèse de MM. Algan et Cahuc.&lt;br /&gt;Voilà la question telle qu’elle figure dans le questionnaire : « D’une manière générale, diriez-vous qu’on peut faire confiance à la plupart des gens ou qu’on n’est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres? ». Curieusement, dans le livre cette question est toujours citée d’une manière assez différente : « En règle générale, pensez-vous qu’il est possible de faire confiance aux autres ou que l’on est jamais assez méfiant ? ». Le vocabulaire de la question authentique est moins fort que sa « traduction » par MM. Algan et Cahuc ; comme on peut l’observer pour trois mots importants de la phrase : d’un côté on a « diriez-vous, la plupart des gens, prudent », de l’autre on a « pensez-vous, les autres, méfiant », ce qui donne à la seconde un caractère certain, péremptoire et général absent de la première.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout dire, considérant notre éducation et notre culture de la raison et de l’esprit critique, la réponse apportée par les Français à la vraie question de l’enquête n’a rien de surprenant ni qui dénote une méfiance particulière, car être prudent envers la plupart des gens ne vous empêche pas de faire preuve de confiance raisonnée envers le groupe situé au-delà de la plupart.&lt;br /&gt;Reste alors à expliquer les réponses des pays les plus différents de nous ; le groupe spectaculaire des pays nordiques permet de faire l’hypothèse que leur climat très rigoureux pousse leurs sociétés à des obligations de solidarités inconnues dans notre pays, sauf lors les grandes crises (climatiques ou autres) qui rapprochent les hommes. Mais nos auteurs ne s’embarrassent pas à rechercher des causes originales de différence, leur siège est fait, et ils vont utiliser le résultat de cette question pour découvrir des corrélations démontrant irréfutablement la validité de leur thèse. On aura ainsi :&lt;br /&gt;- Corrélation entre la part des personnes qui répondent, dans chaque pays, « oui » aux questions : « En règle générale, pensez-vous qu’il est possible de faire confiance aux autres ? » (axe vertical) et « Trouvez-vous injustifiable de réclamer indûment des aides publiques ? » (axe horizontal).&lt;br /&gt;- Corporatisme et confiance mutuelle. Le corporatisme est mesuré par le nombre de régimes de retraite. La confiance est mesurée par la part des personnes qui répondent, dans chaque pays, « oui » aux questions : « En règle générale, pensez-vous qu’il est possible de faire confiance aux autres ? »&lt;br /&gt;- Universalisme et confiance mutuelle. L’universalisme est mesuré par la part de la population en âge de travailler éligible aux allocations sociales de maladie, de chômage et de retraite. La confiance est mesurée par la part des personnes qui répondent, dans chaque pays, « oui » aux questions : « En règle générale, pensez-vous qu’il est possible de faire confiance aux autres ? »&lt;br /&gt;- Égalitarisme et confiance mutuelle. L’égalitarisme est mesuré par le rapport entre les allocations sociales de base et les allocations maximales. La confiance est mesurée par la part des personnes qui répondent, dans chaque pays, « oui » aux questions : « En règle générale, pensez-vous qu’il est possible de faire confiance aux autres ? »&lt;br /&gt;- Défiance envers le marché et confiance mutuelle.&lt;br /&gt;- Nombre de procédures pour créer une entreprise et confiance mutuelle.&lt;br /&gt;- Taux de syndicalisation et confiance mutuelle&lt;br /&gt;- Salaire minimum légal et confiance mutuelle&lt;br /&gt;- Taux d’emploi total et confiance mutuelle&lt;br /&gt;- Niveau de satisfaction dans la vie et confiance mutuelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là se situe l’épine dorsale de la démonstration du petit livre sur la société de défiance. Ces dix graphiques illustrent tous la relation d’un paramètre de l’enquête avec la réponse à une seule question, dont le moins qu’on en puisse dire est qu’elle est imprécise et que ses résultats sont exploités, en raison même de cette imprécision, de manière discutable. En d’autres termes, la thèse de cet ouvrage repose sur une facilité qui lui retire tout intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il s’en étonner ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La confiance est un sentiment, pas un objet économique. Elle se mérite, ne se décide pas, ni ne se décrète. Le droit n’est pas l’institutionnalisation de la défiance, c’est une organisation mesurée de la liberté. Et la liberté de chacun est d’accorder avec prudence, à ses connaissances, le degré de confiance que la qualité de leurs rapports aura permis de construire. Et nous offrons, à tous ceux qui viendraient à nous rencontrer la même perspective.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4231729179451085411?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4231729179451085411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4231729179451085411' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4231729179451085411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4231729179451085411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/08/de-la-confiance-en-gros-et-en-dtail.html' title='De la confiance, en gros et en détail.'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-7204714694450813030</id><published>2008-07-27T15:41:00.002+02:00</published><updated>2009-01-10T18:18:51.930+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='constitution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mandat impératif'/><title type='text'>Le mandat impératif et la réforme de la constitution</title><content type='html'>Les électeurs comprennent mal que les députés qu’ils ont élus, et pour lesquels ils avaient voté souvent en considération du programme du parti dont ils avaient reçu l’investiture, votent en définitive à l’opposé de la position de leur parti. Ils ont pourtant de nombreuses raisons de comprendre, et respecter, un tel choix, tout d’abord parce que l’article 27 de la constitution interdit le mandat impératif, ensuite parce que certains partis adoptent la liberté de vote et l’exercice du mandat « en conscience », et enfin parce que les électeurs choisissent parfois un représentant non pas à cause de son investiture, mais intuitu personae quand ils ont eu la possibilité (et la chance) d’apprécier sa valeur et sa vertu. Il n’en reste pas moins que cela les perturbe à un point qu’il faut regretter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, les électeurs devraient être satisfaits tout d’abord que l’obligation constitutionnelle de l’exercice personnel du droit de vote par les membres du Parlement soit appliquée au-delà du simple formalisme habituel (pratique matérielle du vote), ensuite que certains de ses représentants aient une idée assez haute de leur devoir envers la Nation pour exercer en conscience le pouvoir reçu de leurs électeurs, enfin d’observer la force d’âme de ceux qui résistent aux tentations et aux menaces supposées les faire plier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout ceci est insuffisant car la rumeur médiatique, fuyant le spectacle du courage et de la raison, ne colporte que la spectaculaire contradiction affichée par un parti dont deux membres voteraient différemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers électeurs, vous avez démontré assez souvent votre finesse politique en ridiculisant les pseudos faiseurs d’opinion que sont les instituts spécialisés et les commentateurs politiques, pour comprendre que tous les votes des parlementaires ne sont pas équivalents. Il est naturel (encore que ce ne soit pas indispensable) que les votes concernant des mesures ordinaires, sans conséquences sur les fondements de la Nation ou de l’État, soient l’objet d’une discipline de vote, Mais quand il s’agit de votes portant sur des problèmes éthiques sur lesquels l’idéologie reste sans voix, ou sur les textes fondamentaux régissant notre République, le vote personnel, en conscience, rend à la représentation nationale son extraordinaire autorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, à ce point, il reste à chercher la voie qui permettra d’arriver au vote personnel en partant des consignes des partis (consignes qui pourrait utilement être basée sur une consultation des militants).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait souhaitable que cette voie permette aux parlementaires, déterminés à ne pas suivre les consignes du parti, de rendre public ce choix aussi tôt que possible en en expliquant les raisons, (cela aurait aussi l’avantage de rendre un peu plus difficile les tentatives de séductions de très hauts personnages de l’État, toujours disposés à faire trahir ses adversaires). Ainsi, avant le vote les électeurs, mis au courant, auraient pu entamer le débat sur cette question dont l’issue clarifierait au moins partiellement les décomptes du vote.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-7204714694450813030?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/7204714694450813030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=7204714694450813030' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7204714694450813030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7204714694450813030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/le-mandat-impratif-et-la-rforme-de-la.html' title='Le mandat impératif et la réforme de la constitution'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-7049780370724418168</id><published>2008-07-22T09:00:00.004+02:00</published><updated>2009-01-10T18:17:02.085+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='opium'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afghanistan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guerre'/><title type='text'>La troisième guerre de l'opium</title><content type='html'>La première guerre de l’opium se déroula de 1840 à 1842, entre le Royaume Uni de Grande Bretagne et la Chine en raison du refus du premier de respecter les édits impériaux de la seconde qui en interdisait l’importation jugée contraire à l’intérêt du peuple chinois, argument évidemment non recevable quand il contrarie le commerce, valeur anglo-saxonne suprême.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde guerre de l’opium fut déclenchée pour les mêmes raisons quelques années plus tard (1856) car l’empereur poursuivait sa petite idée, et il n’avait sans doute pas tout à fait tort puisque vers la fin du siècle 20% de la population s’adonnaient à l’opiomanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2000, l’Afghanistan était le premier producteur mondial d’opium. Les talibans, au pouvoir depuis quelques années, décrètent alors l’interdiction de la culture du pavot et la destruction des récoltes. Ce qui fut fait. En 2001, la culture du pavot a cessé. A la fin de 2001, les tribus afghanes, avec l’aide des États-unis, entamèrent la troisième guerre de l’opium, et éliminèrent rapidement les talibans, ce qui permit à la culture du pavot de redémarrer sous la protection des seigneurs de la guerre et grâce à l’incapacité du pouvoir de l’empêcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement la fiche de la CIA sur l’Afghanistan* mentionne sa place de premier producteur mondial avec 4474 tonnes par an d’opium, représentant 526 tonnes d’héroïne. Il précise aussi que 80 à 90% de l’héroïne consommée en Europe provient d’Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui s’interroge sur la présence de forces occidentales en Afghanistan aboutit forcément à la conclusion suivante : - si le but de l’intervention était d’assurer l’approvisionnement de l’Europe en héroïne, la troisième guerre de l’opium est un franc succès, et la participation européenne est parfaitement justifiée ; il ne fallait évidemment pas laisser les talibans nous priver de notre principale source d’approvisionnement ; - s’il y avait d’autres buts de guerre, officiels ou secrets, l’analyse de la situation actuelle conduit à penser qu’ils n’ont pas été atteints, et ne peuvent plus l’être, ce qui amène à se demander à quoi l’Europe participe, et si on ne le sait pas, pourquoi continuer ; à quoi la France devrait ajouter d’urgence, et pourquoi envoyer de nouvelles troupes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends déjà des experts m’expliquer qu’il s’agit là de questions complexes, que l’Afghanistan n’est qu’une petite pièce dans l’immense puzzle stratégique conçu et exécuté par l’anglosaxonnerie partout à la pointe de la pensée, comme dans la finance par exemple, tous arguments qui nourrissent mon respect et mon admiration, mais alors dites moi quels sont maintenant vos buts de guerre et comment vous allez les atteindre. Merci d’avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;*world's largest producer of opium; cultivation of 107,400 hectares in 2005; potential opium production of 4,475 metric tons; if the entire poppy crop were processed, it is estimated that 526 metric tons of heroin could be processed; many narcotics-processing labs throughout the country; drug trade is a source of instability and some antigovernment groups profit from the trade; significant domestic use of opiates; 80-90% of the heroin consumed in Europe comes from Afghan opium; vulnerable to narcotics money laundering through informal financial networks; source of hashish.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-7049780370724418168?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/7049780370724418168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=7049780370724418168' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7049780370724418168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7049780370724418168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/de-bello-papavere.html' title='La troisième guerre de l&apos;opium'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4331169436552043257</id><published>2008-07-21T00:15:00.007+02:00</published><updated>2009-01-10T19:40:39.139+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vente à découvert'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SEC'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='spéculation'/><title type='text'>Découvrez la vente à découvert.</title><content type='html'>Le premier boursicoteur se rendit compte très vite que spéculer à la hausse c’était bien, mais qu’il y avait aussi des baisses, d’amplitude presque aussi grande que les hausses, et que si on pouvait les utiliser pour gagner des sous la bourse deviendrait un vrai paradis. En effet, gagner quand ça monte et gagner quand ça descend, que souhaiter de plus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait cependant trouver le moyen, car pour gagner à la hausse, il suffit d’acheter des titres à un prix, et de les vendre quand ce prix a augmenté, ce qui est tellement simple que c’est la base du commerce. Mais gagner à la baisse c’est beaucoup plus délicat ; il faudrait vendre des titres que l’on n’a pas quand ils cotent un certain prix, et les acheter quand le prix a diminué. Évidemment, là ça coince car personne ne veut acheter, et payer, des titres qui ne lui sont pas immédiatement remis ; il faut donc se procurer des titres en les empruntant à quelqu’un qui en a pour les donner à celui à qui vous allez en vendre ; puis les titres achetés quand le cours aura baissé seront donnés au prêteur en remboursement de ceux qu’il avait prêtés. C’est un peu compliqué, mais on comprend quand même que ça peut marcher quand le cours baisse, mais que se passe-t-il quand le cours monte ? Comme il va falloir rembourser quand même celui qui nous a prêté des titres, il va falloir en acheter à un cours supérieur au prix où nous avons vendu, et donc faire une perte pour dénouer l’opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On penserait que cette procédure a eu le temps de se parfaire et de fonctionner correctement de nos jours, et quelle n’est pas notre surprise de découvrir que la fameuse SEC (Securities and Exchange Commission) vient de sortir, le 15 juillet, un « emergency order » applicable du 21 au 29 juillet, et concernant les titres des plus grandes banques du monde ainsi que ceux de Fannie Mae et de Freddie Mac:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;IT IS ORDERED that, in connection with transactions in the publicly traded securities of substantial financial firms, no person may effect a short sale in these securities unless such person or its agent has borrowed or arranged to borrow the security or otherwise has the security available to borrow in its inventory prior to effecting such short sale and delivers the security on settlement date.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ce qui revient à dire 1. qu’avant le 21 et après les 29 juillet 2008 cet ordre ne s’appliquait et ne s’appliquera pas, et 2. que sur les titres autres que ceux des plus grandes banques mondiales ils n’ont jamais eu à s’appliquer, ce qui est étrange, la vente à découvert reposant, comme son nom l’indique, sur une vente comptant et donc sur des titres livrables. Mais peut-être qu’aux États-Unis ce n’est pas comme chez nous …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en étions là de nos réflexions quand fut publié ceci :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Vendredi 18.07.2008&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'Autorité française des marchés financiers (AMF) a fait savoir vendredi que plusieurs notifications de griefs avaient été adressées à des acteurs financiers pour des ventes à découvert illicites.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Selon l'AMF, plusieurs affaires sont étudiées par la commission des sanctions. Il est reproché à des acteurs financiers d'avoir vendu des titres alors que le marché du prêt emprunt de titres ne permettait pas de les emprunter pour assurer la livraison sous trois jours. L'autorité de régulation a également rappelé que les ventes à découvert étaient autorisées en principe, à condition d'être compatibles avec le règlement, qui prévoit justement une livraison des titres vendus dans un délai de trois jours.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il semble que chez nous ce n’est pas mieux qu’aux États-unis. Ce serait bien quand même que l’on nous explique qui a été victime de ce qui ressemble fort à des magouilles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4331169436552043257?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4331169436552043257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4331169436552043257' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4331169436552043257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4331169436552043257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/dcouvrez-la-vente-dcouvert.html' title='Découvrez la vente à découvert.'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-8183688598181629022</id><published>2008-07-16T15:32:00.002+02:00</published><updated>2009-01-10T23:18:20.479+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Insee'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comptabilité'/><title type='text'>Partageons la réalité, pas la statistique</title><content type='html'>On se doute bien que tenir une comptabilité ce n’est pas simple, et quand il s’agit de la comptabilité d’une nation, cela peut devenir franchement compliqué. C’est la tâche qui a été confiée à l’Insee qui devrait, selon certains, non seulement tenir les comptes du pays et les perfectionner si nécessaire, mais aussi produire des chiffres qui leur plaisent. Là, les statisticiens coincent un peu, car ce qu’ils aiment c’est bien faire des statistiques, et si, à l’occasion, ça fait plaisir à quelqu’un, tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers temps, les clients de l’Insee ont exprimé leur mécontentement à plusieurs reprises ; d’abord sur l’indice servant à revaloriser les loyers, afin de faire un truc simple, un indice qui augmenterait très peu les loyer tout en encourageant les propriétaires à investir dans les logements ; puis sur l’indice mesurant les variations de prix des produits qui tenait compte de tout un tas de produits qui n’augmentent pas, et même qui baissent, et ceux qui baissent, ils n’en achètent que très rarement ; il fallait donc faire un indice utile avec peu d’articles mais qui augmentent beaucoup, et si possible pas chez Leclerc, parce que c’est un copain.&lt;br /&gt;Et cela ne va pas s’arrêter là, et cette fois c’est probablement moi qui ne vais pas être content. Voici l’enjeu : le partage de la valeur créée par les 25 millions de nos concitoyens qui bossent.&lt;br /&gt;C’est un sujet qui n’a jamais vraiment intéressé les théoriciens de la comptabilité nationale, et quand on lui pose la question, l’Insee répond poliment que tous les chiffres nécessaires sont à notre disposition dans leurs publications, y compris un tableau abordant ce sujet. Nous y voilà ; le tableau en question intitulé « Partage de la valeur ajoutée à prix courants »&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATTEF08103&amp;amp;reg_id=0"&gt;http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATTEF08103&amp;amp;reg_id=0&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de ce tableau, s’est développée l’invention d’un changement tendanciel du partage de la valeur en faveur du capital et au détriment des salaires, et d’une ampleur considérable, de l’ordre de 10%, ce qui, en valeur, représenterait plus de 100 milliards d’euros. Un universitaire, Denis Clerc, a entrepris de contredire cette analyse avec une argumentation portant sur les données utilisées et leur interprétation. Sa propre analyse concluait que sur des périodes comparables, cette variation du partage n’était pas avérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’étant pas un spécialiste, je ne prends pas position sur l’issue de ce débat, issue qui nécessite l’intervention des experts. Je demande cependant à l’Insee de compléter le tableau sur le partage d’une analyse de l’excédent brut d’exploitation, en particulier le fait qu’il est constitué à concurrence de 37% des loyers dont les « loyers implicites » c'est-à-dire les loyers que ne payent pas les 55% de Français propriétaires (et qui représentent de l’ordre de 100 milliards d’euros) ; il y aurait lieu aussi de s’interroger sur la diminution des revenus mixtes (entreprises individuelles) entre 1990 et 2006, qui résulte certainement en grande partie de la destruction du commerce de proximité par les grandes surface qui ont capté leur revenu. Voilà donc deux raisons qui expliquent l’évolution de l’excédent brut d’exploitation alors qu’elles sont sans influence sur les salaires : l’incorporation à l’excédent brut d’exploitation des loyers fictifs des ménages propriétaires, et la disparition des commerces de proximités dont les revenus ont été captés par la grande distribution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, je crois qu’il existe dans la réalité, de toute façon et quel que soit le résultat du débat, un véritable problème de partage de la valeur créée, et que l’Insee pourrait nous aider à l’analyser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, comparer la masse des salaires à la masse des revenus du capital ne nous éclaire pas sur ce qui se passe à l’intérieur de la masse des salaires au niveau des individus qui reçoivent ces salaires ; par exemple, ajouter des temps partiels payés au smic ne constituerait pas un objectif souhaitable, même si cela améliorait les apparences du partage. Par ailleurs, l’élévation de la qualification concrétisée par la croissance de la population des cadres aurait dû augmenter la rémunération moyenne, indépendamment de la notion de partage, car une population plus qualifiée ne détériore pas, normalement, la productivité du capital, au contraire. Enfin, il y a les phénomènes spectaculaires mais probablement sans incidence notable sur les statistiques, les salaires de PDG, de footballeurs et autres stars sportives, ou médiatiques, qu’il faudrait au moins mentionner, ne serait-ce que pour conclure à leur invisibilité statistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Définitions utiles à la compréhension du tableau de l’Insee&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L'excédent brut d'exploitation est le solde du compte d'exploitation, pour les sociétés. Il est égal à la &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/valeur-ajoutee.htm"&gt;valeur ajoutée&lt;/a&gt;, diminuée de la &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/remuneration-salaries.htm"&gt;rémunération des salariés&lt;/a&gt;, des autres &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/impots-sur-production.htm"&gt;impôts sur la production&lt;/a&gt; et augmentée des subventions d'exploitation.Pour les &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/entreprise.htm"&gt;entreprises&lt;/a&gt; individuelles, le solde du compte d'exploitation est le &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/revenu-mixte.htm"&gt;revenu mixte&lt;/a&gt;.L'excédent d'exploitation peut être calculé net, si l'on retranche la &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/consommation-capital-fixe.htm"&gt;consommation de capital fixe&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Revenu mixte : Solde du compte d'exploitation pour les &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/entreprise.htm"&gt;entreprises&lt;/a&gt; individuelles. Il contient deux éléments indissociables : la rémunération du travail effectué par le propriétaire et éventuellement les membres de sa &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/famille.htm"&gt;famille&lt;/a&gt;, et son profit en tant qu'entrepreneur.&lt;br /&gt;La formation brute de capital fixe (FBCF) est constituée par les acquisitions moins cessions d'actifs fixes réalisées par les producteurs résidents.Les actifs fixes sont les actifs corporels ou incorporels issus de processus de production et utilisés de façon répétée ou continue dans d'autres processus de production pendant au moins un an.&lt;br /&gt;Valeur ajoutée : Solde du compte de production. Elle est égale à la valeur de la production diminuée de la &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/consommation-intermediaire.htm"&gt;consommation intermédiaire&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-8183688598181629022?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/8183688598181629022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=8183688598181629022' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8183688598181629022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8183688598181629022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/partageons-la-ralit-pas-la-statistique.html' title='Partageons la réalité, pas la statistique'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4657878584001768942</id><published>2008-07-13T07:43:00.005+02:00</published><updated>2009-01-10T19:45:18.413+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='taux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='subprimes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FED'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='marché'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comptabilité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='régulation'/><title type='text'>L’hyper puissance a des courbatures</title><content type='html'>On nous annonce la première faillite d’un prêteur hypothécaire américain. Il est mis en faillite sans tentative de sauvetage parce qu’il est couvert par l'institution fédérale garantissant les dépôts bancaires, la &lt;a href="http://www.fdic.gov/index.html"&gt;Federal Deposit Insurance Corporation&lt;/a&gt; (FDIC). Le contribuable américain va payer les folies de son système financier, et cette fois on ne cherche pas à le lui dissimuler.&lt;br /&gt;Dans le Washington Post du 11 juillet, on nous informait de la tenue d’une réunion de la Commission des Finances au cours de laquelle, en présence du Secrétaire d’État Paulson et du Président de la FED Bernanke son président a déclaré : « Nous avons certes le pouvoir de réagir aux crises, mais ce que nous sommes en train de rechercher ce sont les règles à instaurer pour réduire la probabilité des crises ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est évidemment pas très rassurant, sachant que la crise est annoncée depuis deux ans et a explosé depuis une année complète. Se pourrait-il que les prix Nobel d’économie, les Médaillés Field et autres super matheux qui ont conçu les instruments à l’origine de la crise ne coopèrent pas à la conception de procédures de régulations appropriées ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vrai que les parangons de la liberté du commerce n’ont pas de chance avec la régulation et d’une manière générale avec les normes qui la dominent. C’est ainsi que la loi mise promptement en œuvre cette fois après le scandale Enron (causé en grande partie par la collaboration active d’un régulateur mondialement connu, le cabiner d’audit Arthur Andersen), a eu pour conséquence visible 1. de décourager les entreprises honnêtes de rester cotées à New York en raison des dépenses causées par les nouvelles obligations, 2. De ne pas traiter du tout la régulation des sociétés financières, avec les conséquences qui en ont résulté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les normes, dont on sait qu’elles sont un moyen considérable d’imposer une domination peu visible mais très profitables, peuvent aussi se retourner contre les géostratèges à courte vue ; les autorités américaines ont toujours été très laxistes sur les principes comptables, contribuant ainsi à encourager la « créativité » dans un domaine où elle n’a pas sa place. Cela a entraîné un long combat entre les comptables européens et leurs homologues américains, qui s’est terminé par la victoire des ces derniers, dans les emballements de la mondialisation et les complexes d’une Europe trop timide. Le résultat a été l’adoption générale, comme méthode de valorisation des actifs, de la valeur du marché. Quand les marchés sur lesquels devaient être coté les titres représentatifs, peu ou prou, des subprimes, ont fermé, la valeur du marché est devenue zéro. Selon le principe comptable européen il aurait suffit de déprécier le titre en proportion du risque réellement présent. Le résultat aurait été qu’au lieu de constater une perte de 100%, il aurait suffit de provisionner 5,10, voire 20 ou 30%, correspondant à la part réelle de subprimes dans le titre. Cela aurait évidemment fait une différence considérable dans l’évaluation de la crise et ses effets réels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terrain des normes sera tout le temps un lieu d’affrontement entre puissances. Il est permis de s’interroger sur la common law, norme juridique au service des anglo-saxons, mais sans qu’elle puisse justifier d’un avantage technique compensant ses inconvénients par rapport au code. En particulier, et curieusement, c’est la vie des affaires qui en souffre (du côté du non-Anglo-Saxon bien entendu), sans que l’on sache toujours si les coûts entraînés par la common law sont dus à sa complexité intrinsèque ou à une manifestation du juridisme américain à l’entier bénéfice des cabinets d’avocats. Une chose est sure, elle favorise le protectionnisme des Etats-Unis intra-muros, en rendant possible une insécurité juridique réelle pour les concurrents étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l’orgueilleuse devise « le dollar c’est notre monnaie et c’est votre problème » doit être remisée dans l’armoire des triomphes passés. Il n’est en effet plus possible de tout miser sur la croissance à attendre de la baisse des taux (d’autant que descendre en dessous des deux % actuels n’aurait probablement aucun effet sur l’activité), alors que l’inflation commence de rogner le pouvoir d’achat des ménages. Cela devrait, espérons-le, amener à une réflexion salutaire les nombreux ‘théoriciens’ qui désirent réformer la BCE.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4657878584001768942?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4657878584001768942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4657878584001768942' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4657878584001768942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4657878584001768942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/lhyper-puissance-des-courbatures.html' title='L’hyper puissance a des courbatures'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-7699810471387476720</id><published>2008-07-09T08:05:00.002+02:00</published><updated>2009-01-10T21:17:04.055+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fonds souverain'/><title type='text'>Fonds souverain : ça en jette …</title><content type='html'>C’est sans doute ce qui a inspiré au Président Sarkozy cette impressionnante déclaration : "il n'y a aucune raison que la France n'ait pas de fonds souverain". En effet, du côté de Neuilly, que va-t-on penser dans le petit peuple bling-bling si le seul Neuilléen mondialement célèbre n’a pas son fonds souverain. Il y a cependant une petite difficulté, c’est qu’il y a une raison, et une raison très simple pour avoir ou ne pas avoir un fonds souverain, c’est une condition à laquelle la France ne satisfait pas actuellement : avoir quelques centaines de milliards d’euros à la recherche d’un placement.&lt;br /&gt;Or, à notre connaissance, le seul domaine financier où on utilise la centaine de milliards comme unité de compte chez nous, c’est la dette. Et là, il faut arrêter tout de suite de rêver, ce serait une très mauvaise idée d’emprunter 100 milliards de plus pour constituer le fonds souverain du Président Sarkozy.&lt;br /&gt;Il y a donc une raison pour que la France n’ait pas de fonds souverain ; pourquoi n’en informe-t-on pas le Président avant qu’il continue de dire des grosses bêtises ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/07/03/01011-20080703FILWWW00423-sarkozy-veut-creer-un-fonds-souverain.php"&gt;http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/07/03/01011-20080703FILWWW00423-sarkozy-veut-creer-un-fonds-souverain.php&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-7699810471387476720?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/7699810471387476720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=7699810471387476720' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7699810471387476720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7699810471387476720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/fonds-souverain-en-jette.html' title='Fonds souverain : ça en jette …'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-2339067183643916955</id><published>2008-07-07T23:50:00.005+02:00</published><updated>2009-01-10T22:59:03.451+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monnet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='G8'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coopération'/><title type='text'>La coopération, le G8 et la méthode Monnet</title><content type='html'>La coopération entre individus ou entre nations obéit aux mêmes lois : pour qu’elle fonctionne, il faut d’abord avoir des intérêts communs pour coopérer, il faut ensuite que les coopérateurs ne soient pas de puissance trop inégale, et il faut enfin que leur nombre soit limité. La nature humaine et la raison expliquent pourquoi ces trois lois s’imposent en matière de coopération. La première nous dit qu’il faut pouvoir retirer un bénéfice à partager pour supporter les inconvénients de la coopération : la seconde qu’une inégalité trop grande entre les coopérateurs fera craindre que les plus faibles tirent les marrons du feux pour le plus fort ; la troisième que le nombre des associés soit assez réduit pour que chacun puise garder un œil sur tous les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Examinons d’abord les inconvénients de la coopération ; ils sont de deux ordres, celui de la perte d’indépendance, et donc de liberté et de souplesse, puisqu’il va falloir se mettre d’accord avec les autres avant d’agir, et celui du coût supplémentaire résultant du fonctionnement de l’association ; pour supporter ces deux ordres d’inconvénients, il va donc falloir que la coopération produise des bénéfices dont la part de chacun sera très supérieure à ce qu’il aurait pu produire seul. Ensuite, on conçoit que l’inégalité des conditions va créer des désaccords insolubles à cause de l’inégalité des besoins qui en résulte, divergence auquel le plus faible ne pourra pas durablement résister et va en souffrir sans compensation ; il faut donc rassembler des coopérateurs de force comparable, ayant des besoins du même ordre. Enfin, l’insécurité que fait naître l’association avec des étrangers qui vont être informés de vos affaires autant que vous serez informé des leurs, exige que leur nombre soit aussi limité que votre capacité de les suivre, voire de les surveiller, le nécessite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette description peut s’appliquer à toutes les entreprises commerciales ou financières impliquant un petit nombre de coopérateurs, allant de deux à dix ou douze, la troisième loi ne permettant guère d’aller plus haut (c’est dire par exemple que les coopératives de 200 voire 2000 associés ne sont pas des coopérations). Et elle s’applique aussi aux coopérations internationales qui respectent scrupuleusement les trois lois, ainsi que l’on peut l’observer dans le cas du G8.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, les huit chefs d’état ont un intérêt commun évident : entendre chacun d’entre eux dire aux autres son avis sur les problèmes du monde pour lesquels ils éprouvent tous un intérêt considérable ; et entendre cela en voyant son regard et son langage corporel est certainement d’un très grand prix. Ce club ne s’est constitué, en 1975, qu’après que les États-unis aient renoncé à la domination sans partage que leur conférait leur monnaie convertible en or, ce qui est une application de la seconde loi, car cela en faisait (presque) une nation comme les autres. Mais la troisième loi n’a cessé de s’appliquer avec la plus grande rigueur, bien que ce soit l’aspect du club qui choque le plus le reste de la planète, le G8 ayant acquis depuis trente ans la réputation d’un cercle protégeant son accès avec une rigueur faisant du jockey club une association d’un laxisme décadent. Il faut bien voir que le G8 n’a jamais refusé l’entrée d’un « grand pays industrialisé » sous entendu à leur niveau technologique, donc de développement, car les membres se réunissent pour régler leurs problèmes, pas ceux des autres. Nous sommes donc toujours parfaitement dans le cadre de la coopération et de ses trois lois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Examinons maintenant comment tout cela se retrouve dans la méthode Monnet.&lt;br /&gt;Jusqu’en 1972, les six respectent fidèlement les trois lois : les intérêts communs sont clairs et acceptés, les trois plus petits forment un ensemble économique respectable, qui fait des six un groupe de quatre, et le nombre d’associés ne rend pas les coûts fixes de l’association dissuasifs.&lt;br /&gt;En 1973, l’entrée du Royaume-Uni et de l’Irlande ne perturbe pas trop les équilibres de la communauté. En 1981, l’entrée de la Grèce non plus.&lt;br /&gt;En 1983, Mme Thatcher fait une grave entorse à la première loi : l’intérêt du Royaume-Uni passe avant celui de la communauté ; ceci amène à s’interroger la question de savoir si on avait abandonné la méthode Monnet à ce moment là.&lt;br /&gt;En 1986, l’entrée de l’Espagne et du Portugal ne perturbe pas les équilibres de la communauté.&lt;br /&gt;En 1995, l’entrée de l’Autriche, la Finlande et la Suède abaisse la moyenne des populations des membres ; on commence à augmenter les coûts fixes du fonctionnement de l’Union, mais comme ce sont trois pays développés et dynamiques, il y a probablement compensation.&lt;br /&gt;Donc de 1958 à 2003, la coopération européenne est passée de 6 à 15 pays sans bouleverser les équilibres d’origine, à l’exception du Royaume-Uni qui depuis 1983 aura poursuivi et approfondi ses exceptions, ouvrant ainsi la porte à d’autres exceptions demandées par d’autres pays ; on quitte peu à peu le terrain de la coopération égalitaire puisque la première loi de la coopération ne s’applique plus qu’à une partie des membres. Le doute commence donc à s’installer, puisque seule l’application rigoureuse des trois lois fait qu’un groupe coopère ou pas. Dès ce moment, on entrevoit que l’élargissement (10 états en 2004 et 2 états en 2007), très dispersés en taille, en population et en richesse, va entraîner un bouleversement de la composition de l’Union et de son fonctionnement. On sort de la coopération fonctionnant naturellement et simplement avec ses trois lois, pour déboucher sur un monde inconnu dans lequel les règles précédentes sont inopérantes, comme le montrent les réactions d’abord des dirigeants puis des peuples des nouveaux membres qui utilisent brutalement, à la moindre occasion, des pouvoirs considérables que s’étaient conférés à l’origine les fondateurs comme preuve de leur affectio societatis et non comme arme absolue pour s’imposer au lieu de convaincre. La méthode Monnet et le compromis sont sortis du théâtre européen à ce moment là. Ce sera le sens des non français et hollandais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous reste à trouver une nouvelle méthode et l’homme qui lui donnera son non.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-2339067183643916955?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/2339067183643916955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=2339067183643916955' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2339067183643916955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2339067183643916955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/la-coopration-le-g8-et-la-mthode-monnet.html' title='La coopération, le G8 et la méthode Monnet'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-7883343467894316388</id><published>2008-07-06T16:26:00.003+02:00</published><updated>2009-01-10T22:54:38.427+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transparence'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='G8'/><title type='text'>Le G8, la démocratie et la transparence.</title><content type='html'>Nous sommes à l’ère de la communication. Tout ce qui touche à la communication est réputé n’avoir que des aspects positifs (tant qu’elle respecte les derniers tabous de la société), ce qui donne une quasi priorité à tous les progrès techniques dont elle bénéficie.&lt;br /&gt;Mais dès qu’il s’agit de diplomatie, la communication cesserait d’être respectable même si elle ne se cache pas, comme le G8, et devient même redoutable si elle recherche la discrétion comme la Trilatérale, le Groupe de Bilderberg, le club de Rome ou le Forum économique mondial. N’hésitons pas à dissocier le G8 des autres groupes qui ont davantage suscité la suspicion par l’obscurité de leur recrutement que pour toute autre raison. S’agissant du G8, tout ce qui le concerne est d’une parfaite clarté : son recrutement limité aux chefs d’état ou de gouvernement des grands pays industrialisés, la taille limite des pays admis qui est arbitraire mais connue, l’ordre du jour de ses réunions, son absence totale d’organisation et de moyens et donc de capacité d’action, et, s’agissant d’une réunion d’hommes détenant de grands pouvoirs chacun dans leur pays, l’absence totale de pouvoirs collectifs. Alors, quelle critique peut-on formuler à ce qui n’est en définitive, et en vérité qu’un groupe de réflexion informel ?&lt;br /&gt;Il lui serait reproché de nombreux méfaits :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le G8 se réunit sans mandat officiel ni droit de regard de leurs citoyens ; incompréhension trop énorme pour ne pas être voulue : un chef d’état à le droit de parler à un autre chef d’état, et même à plusieurs autres ; il peut le faire par écrit, par téléphone, ou en le ou les rencontrant ; il n’y a pas au monde une seule constitution ou traité international qui y fasse obstacle ; il n’est pas interdit de penser, au contraire, qu’il est très souhaitable que les chefs d’état parlent des problèmes auxquels ils sont confrontés, et, s’agissant de huit chefs des états ayant participé comme acteurs majeurs, et dans des camps opposés, à deux guerre mondiales et à une guerre froide, que cette opportunité leur a dans le passé gravement fait défaut ;&lt;br /&gt;- ce serait un club fermé, péché véniel s’il en est, car par définition un club réuni des membres acceptant un objet commun ;&lt;br /&gt;- ce club servirait d’abord les intérêts des pays membres, reproche étrange ; comment critiquer un dirigeant qui défend l’intérêt de son pays ?&lt;br /&gt;- il produit un discours dominant, chose peut étonnante venant des grands pays industrialisés de la planète qui naturellement précèdent l’évolution technique du monde ; et vise à imposer ses normes, ce qui découle de ses orientations industrielles, et secondairement de la protection de ses intérêts ;&lt;br /&gt;- l’élargissement aux ministres des Finances, des affaires étrangères, de la justice, de l’Intérieur, de l’environnement, de la Recherche, de l’emploi, du développement et aux gouverneurs des banques centrales, lui permettrait d’empiéter sur les compétences de l’ONU et de porter atteinte à sa crédibilité ; on peut aussi considérer que le filtrage opéré sur les dossiers concernant neuf départements ministériels permettra à l’ONU d’agir plus vite dans les domaine où sa compétence ne peut être remplacée :&lt;br /&gt;- c’est la partie visible de la diplomatie informelle ; certes, la diplomatie pour être efficace ne peut négocier en public, mais le G8 n’est pas une instance ou l’on négocie, c’est un lieu où on analyse les problèmes, et c’est pour cela que l’ordre du jour en est connu et le résultat des rencontres aussi ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se rendant compte que toutes ces accusations n’ont pas grand poids, l’accusateur termine en général par le péché suprême :&lt;br /&gt;le G8 n’est pas qu’un club de discussion et de concertation parmi beaucoup d’autres. Ne serait-ce que parce que ses membres possèdent respectivement plus de 40% et plus de 50% des droits de vote au sein de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qu’ils représentent les deux tiers du PIB mondial et détiennent quatre des cinq sièges permanents au Conseil de sécurité.&lt;br /&gt;Ce qui revient à découvrir à la fin d’un long réquisitoire que le club qui s’est présenté comme réunissant les plus grands pays industrialisés de la planète représente des droits de vote à la Banque Mondiale et au FMI proportionnels à leur part dans le capital, et que leur avance industrielle pèse d’un poids important dans le PIB mondial, et que l’histoire leur a donné la responsabilité de quatre sièges sur cinq au Conseil de Sécurité de l’ONU. Tout ceci ne permet guère de trouver un seul argument sérieux pour empêcher des chefs d’état de parler entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.svizzera.attac.org/le-G8-et-le-systeme-international&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-7883343467894316388?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/7883343467894316388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=7883343467894316388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7883343467894316388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7883343467894316388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/le-g8-la-dmocratie-et-la-transparence.html' title='Le G8, la démocratie et la transparence.'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-2085584725754583572</id><published>2008-07-05T11:16:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T21:17:52.536+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Euro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pétrole'/><title type='text'>La devise de référence du pétrole et l'Euro</title><content type='html'>Pour éclairer un peu la notion de devise de référence du pétrole, je suggère une approche par la compétitivité.&lt;br /&gt;Le prix mondial du pétrole étant exprimé en dollars, ses variations dans chaque économie dépendent des variations de la devise locale par rapport au dollar. On a donc une échelle des augmentations réelles du coût du pétrole qui s’échelonnent ainsi :&lt;br /&gt;- quand la valeur de devise locale augmente le plus par rapport au dollar, la variation du coût est minimale (cas de l’Euro), d’où une compétitivité améliorée envers le reste du monde&lt;br /&gt;- quand la valeur de la devise locale augmente un peu par rapport au dollar, la variation du coût est inférieure à celle du dollar, mais supérieure à celle de l’Euro, d’où une compétitivité améliorée par rapport aux États-unis, mais dégradée par rapport à l’UE&lt;br /&gt;- quand la valeur de la devise locale suit le dollar, la variation du coût est égale à celle du dollar, d’où une compétitivité dégradée par rapport à l’UE et à la Chine&lt;br /&gt;- quand la valeur de la devise locale diminue par rapport au dollar, la variation de coût est maximale (cas de certains pays en développement) par rapport au reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être complet, cette échelle devrait faire aussi référence aux autres grandes monnaies (Livre sterling, Franc Suisse et Yen), mais l’idée est la même, c'est-à-dire que l’expression en dollar du prix du pétrole ne reflète pas la réalité des conséquences économiques des variations de son prix officiel.&lt;br /&gt;Bien entendu, si le prix mondial du pétrole était exprimé en une autre devise, les conséquences réelles de ses variations sur les économies locales ne changeraient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette analyse montre des évidences, dont l’une est souvent oubliée quand on parle de l’Euro « fort » : non seulement il nous apporte un avantage compétitif dans notre propre consommation de pétrole, mais il nous donne GRATUITEMENT un second avantage compétitif en détériorant la compétitivité des tous les autres pays. Incidemment, ce privilège léonin était auparavant celui sur lequel s’est bâti la puissance américaine.&lt;br /&gt;La conséquence la plus facile à prévoir est que nos amis Chinois vont trouver dans ce mécanisme irrésistible la vraie justification, et probablement la nécessité, de l’augmentation progressive de la valeur du Yuan.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-2085584725754583572?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/2085584725754583572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=2085584725754583572' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2085584725754583572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2085584725754583572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/la-devise-de-rfrence-du-ptrole-et-leuro.html' title='La devise de référence du pétrole et l&apos;Euro'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-518258419067285915</id><published>2008-07-03T14:33:00.005+02:00</published><updated>2009-01-10T22:57:51.380+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lewis Carroll'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afghanistan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pakistan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouïghours'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>La Justice, l’Humour et la Raison</title><content type='html'>Dans le Washington Post du 1er juillet on peut lire un petit fait divers juridique qui rafraîchit quand on est un peu fatigué par le juridisme caricatural des États-unis.&lt;br /&gt;L’affaire se déroule à la cour d’appel du District de Columbia ; un chinois Ouïghour, membre d’un mouvement séparatiste, avait quitté la Chine en May 2001 pour échapper aux persécutions, et vivait depuis dans un camp en Afghanistan. Après un bombardement aérien, il s’enfuit avec d’autres réfugiés Ouïghours au Pakistan oû ils furent ensuite remis aux autorités américaines.&lt;br /&gt;Le tribunal qui l’avait condamné avait reconnu qu’il n’avait pas été hostile envers les États-unis ou leurs alliés, mais avait néanmoins conclu qu’il était un ennemi combattant parce qu’il vivant dans un camp Afghan connu pour être dirigé par le leader d’un groupe lié à Al-Qaïda et aux Talibans. Outre que cette affirmation n’était supportée que par une preuve dont on ignorait l’origine et le raisonnement qu’elle justifiait, les juges furent particulièrement intéressés par les assertions du gouvernement selon lesquelles on pouvait s’appuyer sur cette preuve parce qu’elle était répétée dans plusieurs documents et que des officiels n’y auraient pas inséré cette information si elle n’était pas sûre.&lt;br /&gt;« Malgré Lewis Carroll, le fait que le gouvernement l’ait dit trois fois ne rend pas une allégation véridique », écrivit le juge, citant le poème « The Hunting of the Snark ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’est-il pas merveilleux que Lewis Carroll soit ainsi associé à la libération d’un Chinois que les bouleversements d’un monde troublé ont amené dans les geôles de la seule puissance plus redoutable que le pays dont il voulait échapper, et cela par la force immense d’un vers de 8 mots ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers que voici :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;What I tell you three times is true.&lt;br /&gt;Lewis Carroll 1832-98: The Hunting of the Snark (1876)&lt;br /&gt;Little Oxford Dictionary of Quotations&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-518258419067285915?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/518258419067285915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=518258419067285915' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/518258419067285915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/518258419067285915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/la-justice-lhumour-et-la-raison.html' title='La Justice, l’Humour et la Raison'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-2689976741622880011</id><published>2008-07-03T08:25:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T23:20:23.115+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='énergie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lisibilité'/><title type='text'>Le déficit démocratique : et si le peuple avait raison.</title><content type='html'>Une fois que l’on admet que la lisibilité est un faux problème (billet du 22 juin), il faut trouver une autre explication, et les commentateurs évoquent maintenant le déficit démocratique.&lt;br /&gt;S’agissant du déficit démocratique de l’Union à 27, Union à 27 qui aurait dû suivre la réorganisation de l’Union permettant d’absorber en douceur les 12 nouveaux membres, et non la précéder, il résulte du choix de réaliser l’élargissement, pour des raisons d’urgence (que personne n’ose critiquer), avant d’être prêt à surmonter les difficultés qui ne pouvaient pas manquer d’en résulter.&lt;br /&gt;La situation actuelle, caractérisée par des contrariétés qui s’accumulent, ne devrait pas s’améliorer par quelques cautères démocratiques apposés sur la jambe de bois qui freine, voire bloque, les avancées que devrait faire l’Union. Il est donc temps de se demander si le peuple n’a pas raison en disant que l’état actuel de l’Union, mélangeant désormais des nations qui n’ont pas la même conception de ce qu’elle est, ne pourra pas être amélioré. Cette opinion est fréquemment renforcée par la preuve qu’en apportent les nouveaux membres.&lt;br /&gt;Il est devenu insupportable de continuer à faire des négociations dans lesquelles plus de la moitié des membres exigent, et obtiennent, des traitements privilégiés ; ces concessions sont en outre dangereuses, car il en résulte une détérioration du sentiment d’unité, qui nuit évidemment aux progrès de l’Union.&lt;br /&gt;Il serait souhaitable que les partisans d’une Union Européenne Puissante, Solidaire et Ambitieuse, fassent connaître qu’ils sont toujours impatients de poursuivre le développement de l’Union, et qu’ils s’y engageront dès que les nouveaux membres auront manifesté leur adhésion à un projet européen dépassant le marché libre.&lt;br /&gt;Cela demandera sans doute pas mal de temps ; aussi il faut envisager que les difficultés pressantes qui pourraient apparaître, dans le domaine de l’énergie par exemple, amèneront certains états à constituer des coopérations renforcées, afin que les lenteurs causées par une conception étriquée de l’Europe telle que celle des Anglo-Saxons &amp;amp; associés, ne les prive pas de solutions nécessaires à la satisfaction de leurs besoins vitaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-2689976741622880011?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/2689976741622880011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=2689976741622880011' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2689976741622880011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2689976741622880011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/07/le-dficit-dmocratique-et-si-le-peuple.html' title='Le déficit démocratique : et si le peuple avait raison.'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4652092736950949725</id><published>2008-06-29T23:15:00.002+02:00</published><updated>2009-01-10T23:23:41.457+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Montesquieu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La Rochefoucauld'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voltaire'/><title type='text'>Notre époque ne serait donc ni moderne, ni originale ?</title><content type='html'>&lt;span style="color:#000000;"&gt;Le XVIIème siècle avait déjà inventé les people comme l’a observé La Rochefoucauld : « La &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=plupart"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;plupart&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; des &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=gens"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;gens&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; ne &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=jugent"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;jugent&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; des &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=hommes"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;hommes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; que par la &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=vogue"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;vogue&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; qu'ils ont, ou par leur &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=fortune"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;fortune&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;. » N’est-ce pas la définition du lectorat d’une certaine presse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XVIIIème siècle, Montesquieu, en une phrase, nous dépeint la problématique du XXIème: « Les &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=politiques"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;politiques&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=grecs"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;grecs&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; ne &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=reconnaissent"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;reconnaissent&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; d'autre &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=force"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;force&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; que celle de la &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=vertu"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;vertu&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;. Ceux d'&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=aujourd"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;aujourd&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;'&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=hui"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;hui&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; ne vous &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=parlent"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;parlent&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; que de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=manufactures"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;manufactures&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;, de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=commerce"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;commerce&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;, de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=finances"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;finances&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;, de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=richesses"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;richesses&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; et de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=luxe"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;luxe&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=meme"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;même&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours au XVIIIème, Voltaire ne décrit-il pas le terrorisme d’aujourd’hui : « Que &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=repondre"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;répondre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; à un &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=homme"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;homme&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; qui vous &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=dit"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;dit&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; qu'il &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=aime"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;aime&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=mieux"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;mieux&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=obeir"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;obéir&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; à &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=dieu"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Dieu&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; qu'aux &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=hommes"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;hommes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; et qui, en &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=consequence"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;conséquence&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;, est sûr de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=meriter"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;mériter&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; le &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=ciel"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;ciel&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; en vous &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=egorgeant"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;égorgeant&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; ? ».&lt;br /&gt;Puis une de nos constantes récriminations : « Le &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=genie"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;génie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=francais"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;français&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; est &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=perdu"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;perdu&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; ; il &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=veut"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;veut&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=devenir"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;devenir&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=anglais"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;anglais&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=hollandais"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;hollandais&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=allemand"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;allemand&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;. Nous &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=sommes"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;sommes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; des &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=singes"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;singes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; qui avons &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=renonce"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;renoncé&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; à nos &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=jolies"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;jolies&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=gambades"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;gambades&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;, pour &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=imiter"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;imiter&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=mal"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;mal&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; les &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=boeufs"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;boeufs&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; et les &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=ours"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;ours&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;. » La seconde phrase évoque irrésistiblement un important personnage politique en activité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;A la question posée en titre, il est permis de répondre par la négative. On peut aussi aller un peu plus loin, et s’interroger sur le sens de « moderne » si souvent utilisé pour qualifier (mais en vérité pour habiller) la plupart des changements proposés à l’électeur. Lorsque l’on cherche a identifier les caractères de la « modernité » dont on prétend enrichir telle ou telle pratique, ou institution, ou règle, si on parvient dans les meilleurs cas à identifier un aspect actuel ou contemporain réel, même s’il est le plus souvent dénué d’intérêt, on ne découvre souvent qu’un effet de mode qui en est totalement dépourvu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors si notre époque voulait réellement acquérir un label d’originalité qui ne soit pas basé seulement sur la technologie, ne pourrait-elle le rechercher dans l’usage d’un vocabulaire utile à la compréhension des discours que les hommes s’échangent abondamment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4652092736950949725?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4652092736950949725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4652092736950949725' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4652092736950949725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4652092736950949725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/06/notre-poque-ne-serait-donc-ni-moderne.html' title='Notre époque ne serait donc ni moderne, ni originale ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-670823392409668558</id><published>2008-06-25T20:09:00.003+02:00</published><updated>2009-01-10T21:20:18.008+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='UE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fitoussi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dette'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Guaino'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cour des comptes'/><title type='text'>LA DETTE, MONSIEUR GUAINO ET QUELQUES AUTRES</title><content type='html'>Régulièrement une école (très buissonnière) de pensée économique relance une thèse sur l’innocuité de la dette défendue en son temps par M. Henri Guaino et qui ressemble tellement à celle de M. Fitoussi que l’on peut dire que c’est la même; il y a donc lieu de s’en préoccuper en raison de l’autorité de M. Fitoussi dans l’économie académique parisienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serais évidemment ravi que la dette publique soit indolore pour les citoyens, et qu’il soit possible de la faire croître indéfiniment sans que l’on souffre de la croissance parallèle de la charge annuelle d’intérêts.Mais les arguments présentés pour défendre cette thèse sont fragiles, voire douteux. Les voici :&lt;br /&gt;- la France n’est pas plus endettée que les autres pays, elle l’est même souvent moins ;&lt;br /&gt;- dans le bilan de l’État, la dette est compensée par des actifs suffisants ;&lt;br /&gt;- dans le bilan de la France, la dette de l’État est compensée par les économies des Français :&lt;br /&gt;- l’emprunt est utile quand il finance des investissements ;&lt;br /&gt;- la partie de la charge annuelle des intérêts payée à l’étranger est compensée par les intérêts perçus sur les placements français à l’étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord, il y a lieu de se réjouir qu’il soit fait référence aux bilans de l’État et de la France, source évidente d’un raisonnement comptable, schéma intellectuel que l’on nous avait jusqu’ici décrit comme la plus barbare des stupidités.&lt;br /&gt;Tentons ensuite de répondre à ces cinq impressionnants arguments.&lt;br /&gt;1. En quoi dois-je être satisfait de ce que la France ne soit pas plus endettée que les autres pays ? Je constate que la dette est la cause de la charge des intérêts de la dette qui n’est pas pour rien dans le déficit « récurrent » comme dit Henri Guaino, puisqu’à eux seuls ils égalent ce déficit. Et le déficit présente deux inconvénients, il provoque une augmentation de la dette, et donc des intérêts de l’année suivante, ainsi qu’un mécontentement grandissant de l’UE qui nous reproche à juste titre de ne pas tenir nos engagement (ce n’est donc pas la faute de l’UE, mais celle de ceux qui ont pris des engagements intenables).&lt;br /&gt;2. Dans son rapport sur la certification des comptes de l’État, la Cour des comptes porte un jugement dans les termes suivants :"Le bilan économique de l’État doit permettre d’évaluer sa situation patrimoniale et le financement de ses activités à partir du tableau de la situation nette. Au 31 décembre 2007, il peut se résumer en un « actif économique » de 386 Md€, avec un endettement net de 1 042 Md€ et une situation nette négative de 656 Md€. Celle-ci, qui se dégrade de 63,2 Md€ par rapport à 2006, met en évidence le poids de l’endettement net face à l’actif économique et montre les limites d’une politique de désendettement circonscrite aux cessions d’actifs. »La cour ne mentionne pas l’épargne des Français comme un actif de l’État, il est donc parfaitement fallacieux de la faire intervenir dans ce débat. L’État devra donc trouver les ressources ailleurs que dans son bilan pour faire face à la charge de la dette, et ce sera forcément soit dans l’impôt, soit par l’emprunt, et ceci sera vrai demain comme cela l’est aujourd’hui.&lt;br /&gt;3. Il n’existe pas un bilan de la France qui amalgamerait les dettes de l’État et l’épargne des Français. Les créanciers de l’État ne peuvent présenter leurs titres aux particuliers pour en demander le remboursement. Il est donc très audacieux de prétendre que « la dette de l’État est compensée par les économies des Français », à moins que l’on ne veuille user de cette métaphore pour illustrer qu’à un moment où à un autre la charge de la dette retombera directement sur les contribuables disposant de l’épargne nécessaire.&lt;br /&gt;4. Nous sommes bien d’accord que l’emprunt est utile quand il finance des dépenses d’investissement productif ; le problème depuis 25 ans, c’est que nous n’avons pas financé des investissements avec l’emprunt, mais surtout les déficits de fonctionnement, qui évidemment ne génèrent pas de recettes ultérieures comme le font les investissements productifs. Alors les acrobates de la dette se disent qu’il suffirait de coller sur des dépenses de fonctionnement le miraculeux label « investissement » pour trancher le nœud gordien. Et d’ajouter que la comptabilité commerciale a de ces audaces. A ce point, il convient de rappeler que les principes comptables associent au label « investissement » certes le privilège de ne pas être pris en charge lors de l’acquisition, mais aussi, et corrélativement, l’obligation d’amortissement, c'est-à-dire de prendre en charge annuellement une fraction proportionnelle à sa durée de vie. De telle sorte que si vous décidez de traiter comme un investissement des dépenses récurrentes comme l’éducation, que l’on amortirait sur 20 ans, on arriverait en régime de croisière à investir chaque année la valeur X du budget de l’éducation et à amortir 1/20° de X multiplié par 20 soit X. C’est pour cette raison que l’on ne considère comme investissement que des dépenses productives et non récurrentes, toutes les dépenses qui se renouvellent chaque années devant naturellement trouver des financement récurrents chaque année aussi.&lt;br /&gt;5. La question de la charge des intérêts est particulièrement importante pour les contribuables, et la description faite par Fitoussi and Co particulièrement mensongère. Chaque année 60% des 40 milliards d’Euros d’intérêts sont payés par le Trésor aux créanciers étrangers de l’État qui le plus souvent est obligé de les emprunter, alors que les revenus des placements étrangers de Français ne sont pas encaissés par le Trésor. Les intérêts seront donc finalement à la charge des contribuables, et pas à la charge de ceux qui les ont touché. Donc les contribuables supporteront la totalité de la charge des intérêts, aussi bien ceux payés en France que ceux payés à l’étranger. Comment peut-on prétendre que c’est sans aucune importance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ci-dessous quelques remarques de la Cour des comptes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissementL’exercice 2008 sera marqué, au contraire, par le franchissement du seuil de 100 Md€ de remboursement annuel de dette (103,8 Md€ prévus en 2008 et 2009), niveau jamais atteint dans le passé. Compte tenu du déficit budgétaire prévisionnel (41,7 Md€), le besoin de financement de l’Etat atteindra près de 145 Md€, en augmentation de 40 % en un an.…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’augmentation de 2007 s’est accompagnée d’évolutions significatives dans la structure de la dette. Tandis que les conditions d’émission d’un volume élevé d’emprunts à plus d’un an se dégradaient, l’Etat a eu recours à des modalités de financement potentiellement plus coûteuses. Les emprunts à moins d’un an représentent 8,5 % de l’encours de la dette négociable fin 2007 (7,6 % fin 2006) ; alors que leur encours avait été réduit de 29 Md€ en 2006, il a augmenté de 12 Md€ en 2007. La part du financement de court terme devrait encore croître en 2008, aggravant l’exposition de la dette au risque de hausse des taux d’intérêt. Par ailleurs, la part de la dette indexée dans l’encours de la dette moyen et long terme est passée de 13,6 % à 15,7 % en 2007 ; l’encours des emprunts indexés s’élève désormais à 132 Md€.&lt;br /&gt;Si les taux d’intérêt servis sur les emprunts indexés sont moins élevés que sur la dette non indexée, de 2 % environ en moyenne, l’indexation sur l’évolution des prix à la consommation du capital d’une trop grande partie de la dette pourrait s’avérer coûteuse pour l’Etat si lesindices continuaient de remonter fortement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…le déséquilibre du bilan de l’Etat, qui se traduit par une situation nette négative. Celle-ci résulte cependant aussi de l’accumulation continue de déficits pendant une longue période.…Ces évolutions traduisent à la fois une dégradation de la situation financière de l’Etat (le déficit patrimonial de 2007 représente les deux tiers environ de la dégradation de la situation nette)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-670823392409668558?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/670823392409668558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=670823392409668558' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/670823392409668558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/670823392409668558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/06/la-dette-monsieur-guaino-et-quelques.html' title='LA DETTE, MONSIEUR GUAINO ET QUELQUES AUTRES'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-8106984808714416298</id><published>2008-06-22T09:26:00.003+02:00</published><updated>2009-01-10T23:25:37.743+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sentiment'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colère'/><title type='text'>La colère est une courte folie ou la tyrannie des sentiments</title><content type='html'>On a vu se multiplier les manifestations dont le principal argument consistait à dire que ses membres étaient en colère et qu'en conséquence il fallait sans attendre satisfaire leurs revendications. Cette idée qui au premier abord ne semble pas raisonnable a remporté un succès inattendu auprès des médias, non pas en raison d'une logique irréfutable (je suis fou, donc donnez moi des sous), mais plutôt parce que la colère exprime l'indignation que ressent un honnête homme dont le bon droit est continuellement bafoué, sans qu'il ait l'opportunité ou qu'il soit capable de décrire ces agressions. Évidemment le truc a été saisi au vol par un tas de gens qui ont vu là une simplification opportune permettant d'éviter de déployer une argumentation parfois délicate à construire. Il y a donc lieu de prévoir la multiplication des références à la colère toujours légitime des groupes en lutte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le domaine du recours aux sentiments pour justifier une contestation s’est récemment élargit ; sur le même registre, la haine (pas celle que l’on ressentait jadis, mais celle que l’on possède maintenant, « j’ai la haine ») rend compte des tous les motifs, excuses, circonstances atténuantes, qui justifient les actions violentes envers les biens et les personnes ; et désormais, en politique, de même que la peur était apparue en période électorale pour exprimer une opinion sur un candidat ou sur son programme (l’expression « ça fait peur » énonçait la prise de conscience par l’électeur des extrêmes à redouter de certains candidats) la honte explique et justifie toute contestation aux mesure prises par l’autorité en exercice. Il est probable que la tristesse ne va pas tarder à faire son apparition comme moteur de comportements qui sans elle seraient indéniablement coupables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette évidente fuite devant l’analyse des problèmes, méthode qui seule permettrait d’y apporter une solution durable et équitable, ne s’arrêtera que lorsque des hommes politiques auront prouvé qu’ils respectent suffisamment les hommes et la société pour qu’il soit possible de décrire les vrais problèmes de la vie sans avoir besoin de les envelopper de faux semblants. L’exercice de la raison n’a jamais empêché de ressentir des sentiments.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-8106984808714416298?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/8106984808714416298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=8106984808714416298' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8106984808714416298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/8106984808714416298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/06/la-colre-est-une-courte-folie-ou-la.html' title='La colère est une courte folie ou la tyrannie des sentiments'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-3077785456960576785</id><published>2008-06-22T00:21:00.002+02:00</published><updated>2009-01-10T21:30:32.532+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='constitution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lisibilité'/><title type='text'>La lisibilité</title><content type='html'>Depuis l’échec du traité sur la Constitution Européenne, on a beaucoup glosé sur la difficulté des électeurs à comprendre la question qui leur est posée ; et d’aligner des nombres de pages impressionnants, et de nature à décourager le citoyen moyen naturellement peu attiré par les textes administratifs. Il y avait donc en pratique deux problèmes, celui du volume du texte et celui de son style, lui-même découlant principalement de tout l’appareil de références d’une extrême complexité nécessaire pour relier le Traité Constitutionnel à l’ensemble des traités précédents auxquels il se substituait.&lt;br /&gt;Or, il y avait dans le TCE trois textes, le préambule, la constitution (Partie I) et la charte des droits fondamentaux (Partie II), courts, simples car ne faisant aucune référence au traités précédents, et compréhensibles à première lecture, toutes qualités concourrant à une bonne lisibilité, et qui auraient pu, à eux seuls, faire l’objet de la question posée, à condition de renoncer à ce petit plaisir de bureaucrate qui consistait à adapter, dans le même mouvement, tous les traités antérieurs aux dispositions nouvelles de ces textes, en contravention évidente au vieux principe que le mieux est l’ennemi du bien.&lt;br /&gt;Car les objections au TCE, avant le vote, outre sa lisibilité, portaient quasiment toutes sur le contenu des parties III et IV, ainsi que sur les protocoles et annexes.&lt;br /&gt;Voici le nombre de pages de chacune des parties du TCE :&lt;br /&gt;Préambule : 8 pages (2 pages de texte et 6 pages listant les 27 chefs de gouvernement signataires)&lt;br /&gt;Constitution : 60 articles en 33 pages (longueur qui n’a rien d’exceptionnel pour une constitution)&lt;br /&gt;Chartes des droits fondamentaux : 54 articles en 13 pages.&lt;br /&gt;Le référendum de 2005 aurait pu ne porter que sur ces textes, soit un ensemble de 54 pages dont le volume aurait pu être réduit par une mise en page appropriée d’une part, et d’autre part en ne soumettant pas au vote la charte, texte certes important mais qui n’aidait en rien le fonctionnement des institutions de l’Union. Une telle présentation n’aurait pas pu être qualifiée d’illisible, et elle n’aurait pas attiré les critiques portant sur le contenu des précédents traités.&lt;br /&gt;Cette solution n’a pas été retenue, et ceux qui savent pour quelle raison et dans quelles conditions peuvent maintenant en mesurer les conséquences. Mais s’il ne sert a rien de pleurer sur le lait répandu, il y a lieu de s’interroger sur la répétition qui vient de se produire. Car on parle à nouveau de lisibilité et de la longueur du texte soumis au vote. Or la technique même du traité « simplifié » impliquait une complexité encore plus grande du texte, illisibilité prévue dès le début de l’opération.&lt;br /&gt;On a donc totalement ignoré, la seconde fois comme la première, que les prodiges de communication dont se vante notre époque doivent être utilisé en premier lieu dans leur emploi le plus utile à une société démocratique que sont les consultations électorales. Pour cela, étant admis que l’on ne fait appel au référendum que dans des occasions qui le justifient, telle que l’adoption d’une constitution, et comme la question posée doit être dénuée de toute ambiguïté, ce qui implique que l’électeur dispose du texte de la loi qui est proposée, il faut et il suffit que les rédacteurs soient conscients qu’un texte s’adressant à l’ensemble du corps électoral nécessite d’autres soins qu’un texte destiné au parlement.&lt;br /&gt;Ceci avait été fait par les constituants dont le texte de la constitution ne souffre pas de critique de lisibilité, mais a été gâchés par les énormes additions placées à sa suite. Il faudra retenir la dure expérience des referenda rejetés pour que l’Union puisse consulter à l’avenir son peuple en ne risquent plus de voir ses projets rejetés pour de mauvaises raisons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-3077785456960576785?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/3077785456960576785/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=3077785456960576785' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3077785456960576785'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3077785456960576785'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/06/la-lisibilit.html' title='La lisibilité'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-7104352323554655128</id><published>2008-06-18T08:53:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T21:26:30.654+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romain'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La politique est-elle un métier ?</title><content type='html'>Le débat sur le cumul des mandats est relancé. Nous voudrions trouver la bonne solution car les arguments sont troublants. Alors reprenons le problème à la base.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. À partir moment où on refuse l’élection à vie, qui aurait pourtant le mérite de réduire le nombre d’élections toujours coûteuses et sources possibles de troubles, il faut fixer une durée au mandat. Cette durée doit être assez courte pour que l’élu n’ait pas le temps d’abuser des pouvoirs qui lui sont confiés, et assez longue pour que la période de mise au courant puisse être « amortie » sur une période plus longue d’efficacité de l’élu. Cet objectif atteint, il faut se demander si l’élu peut postuler à un autre mandat électif en même temps qu’il exerce le premier, sans renoncer au premier, ou en renonçant au premier. Les Romains, qui ne plaisantaient par en ces matières, répondaient non, probablement pour éviter la concentration des pouvoirs qui ne pouvait excéder, de leur point de vue, les définitions qu’ils avaient données des mandats ; en effet permettre de cumuler deux mandats est équivalent à la création d’un nouveau mandat détenant davantage de pouvoirs sans que cela résulte des actes constitutionnels ou leurs équivalents. Il faut aussi se demander s’il faut autoriser le renouvellement du même mandat pour un élu. Les Romains, encore eux, exigeaient un intervalle de dix ans pour le renouvellement d’un mandat donné, sauf pour une fonction particulière dont le mandat ne pouvait être renouvelé du tout ; on voit le souci que l’influence acquise en raison du pouvoir détenu lors du premier mandat ait le temps de s’estomper jusqu’à disparaître avant que l’élu revienne au pouvoir.&lt;br /&gt;Il serait dont intéressant, utile et probablement nécessaire que les avocats du cumul nous expliquent en quoi la nature humaine du XXIème siècle s’est tellement améliorée qu’elle permet d’affranchir maintenant les élus des obligations si manifestement nécessaires dans une république pourtant beaucoup moins démocratique que la nôtre.&lt;br /&gt;2. En admettant qu’ils y parviennent, ils devraient alors expliquer pourquoi il est préférable de donner plusieurs mandats au même élu ou de permettre à un élu de renouveler le même mandat sans limites, plutôt que de faire accéder à la représentation du peuple d’autres citoyens. L’argument usuel consiste à dire que le monde moderne est si complexe que la solution de ses problèmes nécessite une compétence qui ne se trouve que chez les citoyens déjà élus, dans le même mandat ou dans un autre ; cela revient à dire que les « déjà élus » ont une capacité à acquérir la compétence requise supérieure à celle des « pas encore élus », ce qui semble pour le moins audacieux. Mais sur le registre de la compétence, il y a malheureusement une objection douloureuse fondée sur la performance. En effet, cette population d’élus (quelques milliers de personnes) qui prétend que leur compétence a transformé la vie politique en métier, ne peut présenter des résultats sur les 25 dernières années qui démontreraient leur adaptation réussie au monde complexe auquel ils font référence. Pendant ces 25 années, leur gestion de la France n’a aboutit qu’à un déclin indiscutable, causé par leur incapacité non seulement à anticiper les difficultés, mais simplement à y adapter la nation. Il leur est impossible de démontrer que le partage de leurs mandats avec quelques milliers d’autres citoyens aurait eu des conséquences défavorables. Ils sont en train de verrouiller dans la médiocrité, leur médiocrité, tout un peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, à la question initiale, la réponse est NON, la politique n’est pas un métier. Et la compétence n’est pas le problème ; le propre de la complexité est d’obliger à prendre des décisions dans un univers incertain ; c’est ce que font à longueur d’année non seulement les élus mais aussi tous les cadres, ingénieurs, responsables divers et dirigeants de tous les pays. On doit uniquement compter sur leur capacité d’adaptation à des responsabilités nouvelles, et rien ne nous permet d’en douter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-7104352323554655128?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/7104352323554655128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=7104352323554655128' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7104352323554655128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7104352323554655128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/06/la-politique-est-elle-un-mtier.html' title='La politique est-elle un métier ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-293640294763521871</id><published>2008-06-16T17:56:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T21:21:15.436+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='marché'/><title type='text'>Le triomphe du marché</title><content type='html'>Les explications qui nous sont données pour justifier le vote des Irlandais sont toutes relatives aux défauts du traité de Lisbonne qui lui-même était le résultat, et le reflet artificiel, du traité constitutionnel dont l’impérieuse nécessité résultait de l’élargissement de 15 à 27. A partir de cette analyse, il est aisé d’accuser en premier lieu les rédacteurs du texte (trop long, illisible, …), puis l’absence de démocratie dans la conception du texte, c'est-à-dire une critique des institutions européennes, ce qui revient à n’en rendre responsable personne, résultat plutôt inquiétant car il ne permettra pas de trouver une véritable solution à un véritable problème.&lt;br /&gt;En effet, si l’élargissement est la cause réelle de la situation actuelle, il est probable qu’il faut s’intéresser aux raisons qui l’ont motivé et à la manière dont la décision a été prise et appliquée, puisque c’est là que réside vraisemblablement les motifs du refus des peuples consultés par référendum, pour avoir une chance de régler un jour le problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’élargissement&lt;br /&gt;Historique&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/elargissement-union-europeenne/grandes-etapes.shtml"&gt;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/elargissement-union-europeenne/grandes-etapes.shtml&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Difficultés prévisibles&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.senat.fr/rap/r01-295/r01-295.html"&gt;http://www.senat.fr/rap/r01-295/r01-295.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En avril 2002, les « difficultés prévisibles » étaient prévues et elles ont conduit à la succession d’évènements qui culminent avec le refus irlandais. L’impasse faite sur les difficultés prévisibles étaient justifiées à l’époque, et le seraient sans doute encore aujourd’hui, par des raisons principalement politiques. Il s’agissait d’offrir aux pays auxquels la chute de l’URSS venait de restituer l’indépendance une issue confortablement balisée vers la prospérité, accompagnée d’une stabilisation de l’espace entre l’union de l’époque et la Russie. Le résultat actuel confirme la validité de cette vision. Mais ce qui a été sous-estimé ou ignoré, réapparaît maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Les difficultés prévisibles. Il a été compris dès le début que l’élargissement rendrait indispensable une réforme de la méthode communautaire et de ses institutions. La raison exigeait d’y procéder avant d’élargir. La simple prudence aurait demandé que le risque soit étalé, minimisé, en procédant à un élargissement progressif ; cela s’imposait d’autant plus que les dix pays concernés présentaient des différences suffisamment grandes de préparation à l’entrée dans l’Union pour le justifier. Or la Commission imposa, plutôt qu’un élargissement progressif, laissant aux nouveaux entrants le temps de s’adapter, l’un après l’autre, à l’état de l’Union, méthode faisant de l’élargissement non un traumatisme, ce qu’il fut, mais une croissance perçue comme maîtrisée, ce qu’il aurait pu être. Alors, on peut se demander pourquoi les deux grands pouvoirs de l’Union, le Conseil et la Commission, ont pour le premier forcé la décision et pour le second accepté de la prendre. C’est là que l’on arrive aux effets imprévus voire cachés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Les effets imprévus voire cachés. En premier lieu, l’indépendance des états de l’Europe de l’Est, en faisait des enjeux militaro-politiques. Les États-unis voulaient les soustraire de l’influence russe et pour cela leur offrit la protection de l’Otan, et on peut comprendre que les anciens « protégés » de l’URSS l’aient acceptée avec empressement. Évidemment dans l’état où ces pays se trouvaient, une telle situation était instable et nécessitait en parallèle une action diplomatico-économique majeure. L’adhésion à l’U.E. était la réponse parfaite. Et pour que tout cela soit cohérent et diplomatiquement solide, il fallait que cela soit coordonné, pour faire de l’entrée dans l’Otan une conséquence secondaire de l’entrée dans l’Union. On voit que sur ce premier point, la motivation des entrants repose principalement sur leur sécurité et non sur l’idéal européen.&lt;br /&gt;En second lieu, un groupe de pays membres de l’Union, n’ont jamais caché que pour eux le marché libre et non faussé était ce qu’ils recherchaient dans l’Union après cependant les fonds structurels ; pour ce groupe, l’arrivée de 12 membres supplémentaires intéressés principalement par l’économie de l’Union, et par conséquent opposés à toute perspective de réforme lui permettant d’évoluer dans une direction différente, était pain béni, d’où son opposition à tout retard dans l’entrée des nouveaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Les peuples refusent. On s’est beaucoup interrogé sur les raisons pour lesquels les peuples se sont mis à refuser les réformes qu’on lui proposait, et continuent de le faire. Il est probable que les refus néerlandais et français sont différents du refus irlandais, bien que l’on ait tendance à les mettre ensemble. Ce qui frappait dans les deux premiers refus, c’est qu’ils venaient de pays fondateurs, ce qui constitue une différence remarquable (et pour les Français d’un texte dans lequel la France avait profondément mis son empreinte, ce qui le rendait vraiment « lisible », contrairement à ce qui est souvent dit). Tout s’est passé comme si les peuples ne reconnaissaient plus leur Europe, celle de pays proches, de dimensions et d’importance comparable, et on les associait à des états lointains, parfois minuscules qui ne pourraient donc pas partager la charge de nos ambitions tout en ayant capté l’essentiel de nos droits de parole et de décision.&lt;br /&gt;Et cela avait été fait sans nous demander notre avis, et maintenant on nous demandait d’approuver un changement qui ne visait rien d’autre que de continuer. La réponse fut non.&lt;br /&gt;Pour le refus irlandais, il n’y a pas de difficulté d’interprétation ; nulle influence d’un projet commun, simplement l’analyse d’une situation favorable dont il faut tirer le meilleur parti. Seul paradoxe de cette dialectique simple, l’intérêt que l’Irlande trouve dans le grand marché dépend en partie d’un refus d’une concurrence non faussée, objectif de l’Union, car la fiscalité irlandaise pratique une concurrence si adroitement faussée que l’Irlande a refusé le traité en partie pour ne pas perdre cette possibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Les limites du veto. L’utilisation du veto par les Irlandais n’est que la plus récente manifestation d’une tendance des nouveaux membres à utiliser l’arme absolue. S’il n’y a pas lieu d’en critiquer l’emploi, il est légitime que les états qui subissent ce qui ressemble à une épreuve de force abusive parce que sans sanction, et inadaptée alors que l’union ne fonctionne depuis toujours que par le compromis, recherchent d’autre voies pour satisfaire leur besoin d’évolution. On a peut-être assisté à la dernière utilisation du veto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. En attendant que d’autres voies d’évolution soient découvertes, le marché sans entraves va triompher, ce qu’il faut regretter, car les crises en cours n’ont de chance de trouver des solutions que dans d’immenses efforts peu compatibles avec un grand marché vicié par des manœuvres fiscales. Mais ces autres voies, que pourraient-elles être ?&lt;br /&gt;Il y a la voie de la patience ; de même que des politiques comme l’Euro ou Schengen gagnent progressivement l’adhésion de ceux qui n’étaient pas convaincus au départ, les évolutions impératives qui s’annoncent peuvent aussi créer de nouveaux arguments en faveur de l’union.&lt;br /&gt;Il y a aussi la voie du dynamisme modéré des coopérations renforcées qui, sur certains sujets comme une politique commune de l’énergie (difficile à concevoir en raison des égoïsmes et particularismes nationaux, mais d’autant plus utile), permettraient assez vite de prouver leur nécessité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-293640294763521871?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/293640294763521871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=293640294763521871' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/293640294763521871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/293640294763521871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/06/le-triomphe-du-march.html' title='Le triomphe du marché'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-6849218604469917475</id><published>2008-06-13T16:43:00.000+02:00</published><updated>2008-06-13T20:17:32.566+02:00</updated><title type='text'>Les raisons du désamour.</title><content type='html'>Maintenant que François Bayrou a utilisé le mot de « désamour », il est temps de nous interroger sur les raisons, bonnes ou mauvaises, qui ont amené les citoyens européens à ressentir ce sentiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 27 ne sont pas une collectivité unie ; il y a un fossé profond entre le clan des anglo-saxons et assimilés, et les fondateurs et assimilés. Les partis favorables à l’Europe « politique », celle qui veut refléter des valeurs et bâtir une société, doivent reconnaître cette situation soit pour convertir les partisans du marché, soit pour imaginer une évolution de l’Union permettant d’atteindre leurs objectifs, et cesser de faire semblant de ne pas voir le problème. Par ailleurs, autoriser des exemptions sans contrepartie, ce qui aboutit, par exemple à ces députés britanniques qui participent à l’élaboration de lois qui ne seront pas appliquées dans le Royaume-Uni, obscurcit dangereusement les objectifs de l’Union.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le clan du libéralisme ne connaît pas de limite à ses appétits : François Bayrou citait récemment la libéralisation des jeux d’argent comme abus manifeste de l’utilité de la concurrence. La commission a aggravé cette impression avec ses Commissaires de la concurrence, véritables extrémistes d’une thèse imparfaite, qui ont déjà causé de graves dégâts, par exemple en s’opposant à des fusions pourtant rationnelles à l’échelle de l’Union. Elle est en train de creuser encore le fossé, avec la prétention de confisquer les réseaux de distribution d’énergie à ceux qui les ont construits ; s’agissant d’une infrastructure vitale, on perçoit mal l’intérêt collectif d’en permettre l’usage par d’autres exploitants dont la performance consistera, dans le meilleur des cas, à détourner la recette qu’en retirait légitimement le constructeur. L’intérêt pour le consommateur est inexistant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les institutions de l’Union ne permettent pas au citoyen européen de se rendre compte de la manière et de l’efficacité avec laquelle leurs représentants (députés et ministres) défendent leurs intérêts. Les médias, qui devraient jouer un rôle dans ce domaine, parlent facilement des sanctions dont la Commission menace leur pays, souvent pour des retards dans l’application de règles à la préparation desquelles les dits représentants ont participé, mais ne marquent guère d’intérêt pour faire le suivi de ces questions AVANT la fin du délai permis. En vérité, pour motiver tout ce monde plus ou moins complice, il faudrait une sorte de Cour des Suivis, afin que les représentants du peuple soient obligés de répondre de la mise en application effective des textes européens dans les délais prescrits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même ordre d’idée, les accords internationaux signés par l’Union entraînent des conséquences pour leur nation, qui nécessitent souvent des adaptations plus ou moins longues et complexes. Le cas des quotas textiles négociés avec la Chine en 1995 pour 10 ans est typique de certaines incuries de l’État au sens le plus large (Institutions, Gouvernement, Administration). Ces 10 années offertes à une adaptation rationnelle ont été totalement perdues par un système incompétent et paresseux qui s’est permis de constater sur un ton de surprise scandalisée qu’une véritable invasion de produits textiles chinois apparaissait en janvier 2006 (produits commandés par les distributeurs nationaux en 2005, car eux suivaient le dossier), Là encore, la Cour des Suivis aurait été indispensable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin de l’Europe puissance, il y a l’Europe diplomatique, celle de la puissance douce. Elle se trouve souvent dans un situation peu claire, celle où le conflit éternel entre le réalisme des rapports de force et l’idéalisme des valeurs universelles se colore beaucoup du second, ce qui est souhaitable jusqu’au point ou cela nuira à nos intérêts au point de ne plus pouvoir utilement défendre nos valeurs. Comme le dit H. Védrines « la diplomatie n’a pas été inventée pour ne parler qu’à nos amis », et il ajoute que Bush, classant le monde entre amis et ennemis et décidant de ne plus parler aux ennemis et, ne parlant plus, il décide d’imposer sa démocratie de l’extérieur, a fait le contraire de la diplomatie, ce qui explique ses échecs. Il faut donc trouver le chemin étroit sur lequel on ne ferme pas les portes diplomatiques d’un côté tout en pratiquant de l’autre une assistance financière, matérielle et morale aux mouvements aspirant à leur propre application de la démocratie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-6849218604469917475?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/6849218604469917475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=6849218604469917475' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6849218604469917475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6849218604469917475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/06/les-raisons-du-dsamour.html' title='Les raisons du désamour.'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-3454343551016326061</id><published>2008-06-13T16:40:00.001+02:00</published><updated>2008-06-13T16:40:46.408+02:00</updated><title type='text'>Des règles de financement des campagnes assouplies ?</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;Des règles de financement des campagnes assouplies ?&lt;br /&gt;http://www.lefigaro.fr/politique/2008/06/10/01002-20080610ARTFIG00005-des-regles-de-financement-des-campagnes-assouplies.php&lt;br /&gt;Assouplir la réglementation&lt;br /&gt;Dans ses observations sur les législatives de juin 2007, rendues publiques le 29 mai, le Conseil constitutionnel avait lui aussi recommandé aux pouvoirs publics d'assouplir la réglementation. La haute juridiction a évoqué le cas d'un candidat aux législatives qui, pour avoir réglé lui-même 550 €, a vu son compte de campagne rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. «On peut douter de l'utilité d'un tel contrôle et de la nécessité des sanctions attachées aux irrégularités lorsque les dépenses sont aussi faibles », argumente le Conseil constitutionnel. En outre, il arrive que le candidat règle lui-même des frais en raison de «l'indisponibilité temporaire du mandataire pour le règlement d'une dépense urgente».&lt;br /&gt;Surtout, la déchéance du mandat assortie d'une inéligibilité d'un an interdit à l'intéressé de se représenter à l'élection législative partielle qui suit. «Cette sanction est beaucoup plus sévère que celle qui s'applique à un candidat dont l'élection a été annulée à la suite d'une fraude ou d'une manœuvre condamnable», conclut le Conseil constitutionnel. On comprend donc le cauchemar du candidat qui paye une tournée dans un café avant de devoir dire à voix basse au patron, avec un sourire gêné : «Envoyez la note à mon mandataire.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était trop beau pour que ça dure …&lt;br /&gt;Le financement des campagnes électorales par l’État était fondé sur des normes, strictes comme toute norme sérieuse, mais qui n’empêchaient pas un candidat organisé d’engager toutes les dépenses autorisées, dans les limites permises.&lt;br /&gt;On vient nous présenter comme insupportable (un cauchemar !) la situation « du candidat qui paye une tournée dans un café avant de devoir dire à voix basse au patron, avec un sourire gêné : «Envoyez la note à mon mandataire.» » Qu’est-ce que le sourire gêné vient faire là-dedans ? De plus, n’existe-t-il pas des solutions non-cauchemardesques de régler ce minuscule problème ?&lt;br /&gt;Il faut se rappeler qu’une campagne électorale au cours de laquelle aucune somme d’argent ne sera passée entre les mains du candidat (ni en recette, ni en dépense, car si on autorise les dépenses, il faudra aussi permettre les recettes, et on sait à quoi cela a conduit dans un passé pas très lointain) présente une garantie sérieuse de transparence financière. Or la transparence financière est un acquis considérable après le scandale que constituaient les pratiques antérieures qui n’étaient rien d’autre que des détournements de fonds publics assortis de corruption. Si cela complique un peu la vie des candidats, ils devraient vivement apprécier de ne plus être suspectés de ces malhonnêtetés, au prix de menus inconvénients.&lt;br /&gt;Qu’ils ne s’étonnent pas que, de même qu’ils exagèrent les inconvénients du régime actuel, on exagère aussi les inconvénient du moindre assouplissement considéré comme l’ouverture d’une porte pour de nouvelles et plus inquiétantes facilités.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-3454343551016326061?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/3454343551016326061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=3454343551016326061' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3454343551016326061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3454343551016326061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/06/des-rgles-de-financement-des-campagnes.html' title='Des règles de financement des campagnes assouplies ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-7606045964246781047</id><published>2008-05-23T09:06:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T21:22:03.594+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='protectionnisme'/><title type='text'>Le retour du protectionnisme?</title><content type='html'>Le protectionnisme douanier ne sera pas nécessaire ; la solution va être beaucoup moins agréable, et va nous être imposée par la situation.La liberté du commerce sans aucune limite ne peut fonctionner que si tout de qui est nécessaire au commerce, les hommes, les capitaux et les matières premières, est également disponible sans limite, ce qui était le cas jusqu’à une période récente. Mais on sait maintenant que les limites ont été sinon atteintes du moins perçues comme n’étant plus très loin. Cela modifie les conditions du commerce qui, d’une situation ou l’offre s’adaptait facilement à la demande, au point que le souci était souvent de soutenir la demande, quand il ne s’agissait pas de la créer, va passer à une situation ou une offre limitée va imposer ses conditions à une demande impossible à satisfaire, soit par insuffisance de quantités offertes à la vente, soit en raison des conditions imposées par le vendeur.Le comportement de la Russie dans la distribution de son gaz illustre le commerce international tel qu’il va falloir le pratiquer bientôt ; il n’y a pas un marché où acheteurs et vendeurs se mettent d’accord sur la chose et sur son prix, selon la formule traditionnelle de l’accord commercial, il y a un vendeur qui fixe ses conditions, pas forcément uniquement monétaires, à prendre ou à laisser. Les pays producteurs de pétrole sont en train d’adopter des politiques qui n’ont plus rien de commun avec un commerce libre ; le Venezuela ne fait plus passer qu’une partie de sa production par le commerce, pour en consacrer une autre à l’action diplomatique ; d’autre part, en remplaçant les concessions aux compagnies internationales par de nouveaux contrats léonins, voir en les annulant, ou en les remettant en cause dans des conditions inacceptables, les compagnies sont conduites à réduire leurs investissement, ou même empêchées de les poursuivre. Les producteurs du proche orient restent de marbre en constatant l’augmentation de la demande, soit pour étaler le revenu de la rente, ce qui reflète une prise de conscience de ce qu’il ne sera pas éternel, soit parce qu’ils ne disposent plus de réserves permettant d’augmenter la production. Tout ceci démontre qu’un commerce de pénurie est en train de se mettre en place ; il apparaît sur les matières premières énergétiques en premier, mais va s’étendre à de nombreux minéraux qui détiennent aussi la particularité d’être non renouvelables. Les restrictions concernant les métaux se répercuteront évidemment sur la production des produits manufacturés, pour lesquels les listes d’attente fleuriront, et un marché noir se mettra rapidement en place, comme on peut s’en douter en observant l’ampleur des vols de métaux depuis un ou deux ans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-7606045964246781047?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/7606045964246781047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=7606045964246781047' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7606045964246781047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/7606045964246781047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/05/le-retour-du-protectionnisme.html' title='Le retour du protectionnisme?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4515190710621722189</id><published>2008-05-16T22:38:00.002+02:00</published><updated>2009-01-10T21:23:24.428+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='État'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='grève'/><title type='text'>Pourquoi y a-t-il moins de grèves dans le secteur privé que dans le secteur public ?</title><content type='html'>La raison réside dans la nécessité que la grève, qui est une recherche de solution quand la discussion n'aboutit pas, rencontre rapidement un point d'équilibre qui permette de revenir à la discussion, quand chacun a saisi le coût et les risques de la poursuite du conflit. Or, dans le privé le patron a immédiatement une perte de recettes qui dépasse les salaires qu'il ne paiera pas; et très vite, cette perte de recette qui ne permet plus de faire face aux obligations envers les fournisseurs et l'État, peut conduire à la fermeture. En même temps, les grévistes souffrent de la perte de leur salaire qui rend leur vie de plus en plus difficile, mais le risque de fermeture de l'entreprise les touche autant que le patron; alors quand les deux parties réalisent qu'ils ont atteint le point où les deux vont perdre, sans espoir de revenir en arrière, la discussion est à nouveau possible.La grève dans le secteur public ne connaît pas ce point d'équilibre rationnel ; en effet, les grévistes ont leur emploi garanti quoi qu'il advienne ; leur "entreprise" ne peut pas fermer. Quant au patron, l'État, c'est une abstraction représentée dans le conflit par quelqu'un qui a une carrière politique à protéger, et qui ne souffrira en rien, à titre personnel, des conséquences du conflit. Il n'y a donc pas de point d'équilibre naturel, qui peut seulement être trouvé, à un coût extravagant, par les clients captifs de l'"entreprise" quand ils ne supportent plus les inconvénients de la grève.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4515190710621722189?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4515190710621722189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4515190710621722189' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4515190710621722189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4515190710621722189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/05/pourquoi-y-t-il-moins-de-grves-dans-le.html' title='Pourquoi y a-t-il moins de grèves dans le secteur privé que dans le secteur public ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-2323839309982734160</id><published>2008-05-13T09:10:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T21:24:54.144+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romain'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fonctionnaire'/><title type='text'>Les fonctionnaires et les effectifs de fonctionnaires</title><content type='html'>La démocratie est le régime qui reconnaît au peuple la détention et l’exercice légitime du pouvoir. Il existe de nombreuses modalités de cet exercice, mais toutes nécessitent qu’à un moment ou à un autre le peuple le confie à un ou plusieurs élus qui, à partir de cet instant, agiront « au nom du peuple » sur tous les sujets compris dans leurs mandats.&lt;br /&gt;Dans un régime démocratique on s’attend donc à ce que toutes les décisions de dépenses de l’État et parmi celles-ci l’engagement des fonctionnaires qui le servent, soient prises par les élus du peuple. C’est d’ailleurs ce qui se passe pour les militaires dont l’éthique professionnelle a hérité de l’adage romain selon lequel le pouvoir militaire obéit au pouvoir civil et qui ne se sont jamais permis de manifester d’une manière ou d’une autre, et encore moins par la menace de désordres publics, qu’ils exigeaient une augmentation de leurs effectifs.&lt;br /&gt;Par contre les fonctionnaires civils se croient autorisés, en permanence, non pas à donner leur avis sur la question, ce qui à titre individuel, et en tant que citoyen, est parfaitement légitime, mais aussi en tant que corporation, à exiger des augmentations d’effectif (ou à refuser des diminutions, ce qui revient au même) sous la menace explicite ou implicite de perturber la vie publique et de nuire à la vie quotidienne des citoyens, ce qui ne l’est pas. Ces menaces reflètent en effet une capacité de nuisance considérables par la détérioration partielle et parfois complète des services publics, cause première de l’existence des fonctionnaires, ce qui conduit souvent les gouvernements à céder à la menace.&lt;br /&gt;Cette pratique néfaste a causé des conséquences particulièrement sérieuses dans la période récente au cours de laquelle les effectifs de l’État ont continué d’augmenter alors que la décentralisation transférait de plus en plus de tâches aux régions ; il y a là une des raisons, et pas la moindre, de la situation désastreuse des finances publiques.&lt;br /&gt;On voit que le droit de grève n’est pas, ou ne devrait pas, être concerné par un tel sujet ; il est en effet possible de défendre les intérêts actuels et futurs des salariés faisant grève, sans pour cela décider de sujets qui sont de la responsabilité exclusive des détenteurs légitime du pouvoir, les électeurs. L’argument selon lequel ces exigences d’augmentation des effectifs seraient uniquement motivées par les conditions de travail et/ou la qualité des services publics, il n’est pas recevable au motif que le premier est parfaitement traité par les pouvoirs actuels des instances représentatives du personnel et des institutions comme la médecine du travail et les autorités d’inspection en vigueur. Quant aux diminutions des effectifs budgétés tant qu’elles n’entraînent pas de licenciement secs elles ne nuisent pas au personnel en place qui bénéficie de toute façon du statut de la fonction publique.Dans l’intérêt de la vie démocratique, il serait donc souhaitable que les fonctionnaires cessent, en tant que corporation, de placer les effectifs dans leurs revendications, afin que ce sujet de grande importance retrouve la place qu’il mérite dans le débat public, sans être entaché des préjugés sur les fonctionnaires, ni des préjugés des fonctionnaires sur eux-mêmes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-2323839309982734160?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/2323839309982734160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=2323839309982734160' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2323839309982734160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/2323839309982734160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/05/les-fonctionnaires-et-les-effectifs-de.html' title='Les fonctionnaires et les effectifs de fonctionnaires'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-5419804633770073072</id><published>2008-05-07T15:58:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T21:28:44.783+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='énergie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='marché'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ressources'/><title type='text'>Partager des ressources rares</title><content type='html'>Le partage des ressources non renouvelables&lt;br /&gt;La crise alimentaire va nous amener plus vite que prévu à réfléchir à la répartition des ressources au niveau mondial. Le plus simple, car les prix administrés ont trop d'inconvénients, est que les prix reflètent la rareté des produits, car c'est ce qui permet le mieux la réaction la plus efficace des systèmes de production. A noter que, de cette manière, les prix intègrent aussi les obligations nouvelles liées au climat, à l'eau, etc. Cela suppose que les pays sous-développés ou en développement disposent des ressources financières pour payer les importations. La logique de la répartition de ressources limitées c’est que tous les habitants de la planète aient les mêmes droits de propriété sur chacune des ressources, quelque soit l’endroit où elle se trouve, alors que dans un monde infini (ou considéré comme tel) où il était possible de découvrir de nouvelles terres que les aventuriers n’imaginaient pas dépourvues de richesses, on se partageait les terres ainsi que ce qui était dessous. Cependant, on avait rapidement compris que le droit de propriété individuel sur la terre ne comprenait ni ce qui était sous la surface, ni ce qui dépassait ce qu’on était en droit de construire, et donc que ces deux dimensions étaient une propriété collective. Maintenant, les ressources se révélant limitées soit parce qu’elles sont irremplaçables, soit parce que les moyens de les produire (sols arables, eau, conditions climatiques) ont des limitations, la propriété collective d’une population nationale, devient la propriété collective de la population mondiale. Il faut se demander comment on peut procéder au partage des ressources non renouvelables. Il est évident que le partage physique, même si en cas d’extrême rareté il ne devrait pas être exclu, n’est pas une solution pratique ni souhaitable pour les PSD et tous les PEVD, et qu’il faudrait au moins partager la rente qu’en retire le détenteur géographique. On voit les difficultés qui résulteraient de l’application d’une telle solution, mais « quoi d’autre ? ».&lt;br /&gt;L’actualité internationale nous apporte une réponse, certes partielle, mais intéressante si des intérêts nationaux n’étaient pas en train de l’éliminer ; il s’agit des richesse contenues dans le sous-sol des mers arctiques, au-delà des limites actuelles internationalement reconnues, et dans d’autres mers pour des motifs géologiques inventés pour l’occasion (prolongement du plateau continental). L’opinion ne manifeste pas encore son intérêt pour ce sujet, probablement car les richesses qui motivent cette réforme sont à de grandes profondeur, très difficiles à extraire, ce qui cependant les laisse suffisamment attractives pour susciter cette action. Or il s’agit de richesses non renouvelables, énergie et métaux, sur lesquelles aucune nation ne possède de droits historiques ou légaux, et qui pourraient donc être les premiers actifs d’une coopérative mondiale détenant l’exclusivité de l’exploitation de ces gisements.&lt;br /&gt;La simple existence de cette coopérative mondiale, serait-elle future, exercerait une influence certaine sur l’évolution du marché de ces produits, ce qui est de la plus grande importance. En effet on peut tout craindre de l’évolution du commerce de biens dont la disponibilité est limitée ; les règles du libre échange ne fonctionneront plus ; le prix ne sera plus fait par le marché, mais par le rapport inégal entre celui qui a un besoin impératif d’un bien donné et celui qui dispose de ce bien et est prêt à le vendre au plus offrant ou à d’autres conditions, pas forcément monétaires (alliance militaire, assistance technique, etc.). De plus, un changement de paradigme sur le marché des matières premières, ne tardera pas à transférer ses effets sur les autres marchés, sans aucune exception. Même en étant optimiste sur les aptitudes humaines à s’adapter au changement, nul ne peut évaluer l’ampleur des bouleversement qui en résulteraient sur les échanges mondiaux. C’est pourquoi, la création de cette coopérative de production mondiale est une des toutes dernières chances de freiner ces bouleversements.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-5419804633770073072?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/5419804633770073072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=5419804633770073072' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5419804633770073072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5419804633770073072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/05/partager-des-ressources-rares.html' title='Partager des ressources rares'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-6836623745528014830</id><published>2008-05-07T14:12:00.002+02:00</published><updated>2009-01-10T22:53:19.238+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='blé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='marché'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='effet de levier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='spéculation'/><title type='text'>Qu’est-ce que la spéculation sur les matières premières ?</title><content type='html'>La fonction des marchés à terme de matières premières (c'est-à-dire de produits récoltés ou extraits) est de permettre à ceux qui les produisent (agriculteurs et entreprises minières) de s’assurer un prix de vente certain, et à ceux qui les consomment (le secteur agroalimentaire et l’industrie métallurgique et autres consommateurs de métaux) de s’assurer un prix d’achat certain.&lt;br /&gt;On dit qu’il s’agit d’un marché à terme, parce que les transactions portent sur des biens qui n’existent pas encore, mais qui seront disponibles, après récolte ou fabrication, à une certaine échéance.&lt;br /&gt;Prenons l’exemple du Blé sur le marché de Londres. C’est là que se négocie le blé européen dont la récolte annuelle est de l’ordre de 125 millions de tonnes, en deux qualités, le blé meunier et le blé fourrager. Les échéances annuelles sont les suivantes : janvier, mars, mai, juillet et novembre, et le marché cote le blé sur 8 échéances, c'est-à-dire qu’aujourd’hui on peut faire des transactions aux échéances de mai 2008, juillet, novembre, janvier 2009, mars, mai, juillet et novembre.&lt;br /&gt;L’unité de transaction s’appelle un contrat et porte sur 50 tonnes. Pour un cours de 200€ la tonne, un contrat représente donc 10000€ ; il faudra, pour être admis à le souscrire, faire un dépôt de garantie de 10% ou davantage. Chaque jour la bourse calcule l’effet de la variation des cours sur votre contrat, et vous réclame un supplément de garantie (l’appel de marge), ou vous verse un bénéfice provisoire.&lt;br /&gt;Le vendredi 25 avril 2008, il y a eu 3737 contrats négociés sur le blé meunier, amenant l’encours total à 73390 contrats, représentants 3,7 millions de tonnes de blé meunier, à quoi on peut ajouter 0.6 millions de tonnes de blé fourrager, soit 4.3 millions de tonnes sur une production annuelle de l’Europe de 125 millions de tonnes. A noter que 3.4 millions de tonnes sur les 4.3, soit 80%, portent sur une seule échéance, celle de novembre 2008.&lt;br /&gt;On admettra aisément que sur cette quantité modeste à l’échelle de l’Europe, un partie non négligeable concerne les agriculteurs (en fait des coopératives spécialisées) cédant leur production à des industriels de l’alimentaire qui en auront besoin de manière certaine.&lt;br /&gt;Alors quelle est la part de la spéculation sur le marché du blé européen ?&lt;br /&gt;On vient de voir l’utilisation du marché à terme par les acteurs pour lesquels le terme a des conséquences concrètes ; ils veulent réellement céder physiquement les produits pour les uns et les faire rentrer dans leurs usines pour les autres, à la même date.&lt;br /&gt;Maintenant appliquons les règles des marchés à terme à la description de la spéculation faite plus haut : « il suffit d’acquérir de grandes quantités de titres ». Il y a deux cas à considérer : soit la récolte future n’est pas encore vendue, soit elle est déjà vendue. Dans le premier cas, le spéculateur est certain de pouvoir livrer le blé à l’échéance, il a simplement créé une demande solvable qui n’existait pas, et s’il en apparaît une autre il pourra sans doute lui vendre avec profit. Cependant, si elle n’apparaissait pas, ou si elle apparaissait à un prix inférieur à ce qu’il souhaite, il perdra de l’argent, et si elle n’apparaît pas, il se retrouvera avec des tonnes de blé qu’il faut liquider dans un entrepôt qu’il faudra payer. Dans le deuxième cas, il doit trouver une contrepartie à son achat, et en l’absence de producteur, il va trouver un spéculateur jouant sur la baisse des cours. Et il ne pourra gagner qu’en vendant à un autre spéculateur jouant sur une hausse des cours encore plus forte que celle sur laquelle il a lui-même spéculé, et il faut le trouver avant l’échéance.&lt;br /&gt;Tout cela est possible, mais associé à de grands risques. C’est quoi les grandes quantités ? Un millième de la production mondiale (600000 tonnes) demande un dépôt de garantie de 12 millions € (*) avec un risque supérieur.&lt;br /&gt;Le véritable problème se situe sur les points faibles exploités par les spéculateurs, et non par la vente à terme elle-même :&lt;br /&gt;- l’effet de levier offert par des dépôts de garantie insuffisants ; lse bourses le connaissent bien puisqu’en cas de variation trop rapide des cours elles les augmentent comme l’a fait récemment la bourse de Chicago, sur le blé ;&lt;br /&gt;- la spéculation à la baisse des actions rendues possibles par le prêt de titres fait par des détenteurs institutionnels (assurances, fonds de pension, etc.)&lt;br /&gt;- le prêt d’or fait par des banques centrales permettant à des mines de pratiquer des ventes à découvert qui ont bouleversé le marché de l’or pendant des années.&lt;br /&gt;- les prêts consentis aux hedge-funds pour fabriquer des effets de levier astronomiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Le chiffre de 12 millions fixait l’ordre de grandeur des capitaux nécessaires et des risques relatifs. Il permet de se rendre compte des montants en jeux dans la spéculation sur le blé sur marché de Londres dont on a vu plus haut que l’en-cours s’élevait à 4.3 millions de tonnes ; les capitaux mobilisés s’élèvent à 86 millions à la date du 25 avril, montant qui ne semble pas de nature à attirer tous les Jérôme Kerviel de la terre.&lt;br /&gt;Je reste donc convaincu que les prix actuels n’auraient pas connu les variations que l’on a constatées si la demande ne s’était pas significativement accrue, ce qu'elle a fait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-6836623745528014830?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/6836623745528014830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=6836623745528014830' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6836623745528014830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/6836623745528014830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/05/quest-ce-que-la-spculation-sur-les.html' title='Qu’est-ce que la spéculation sur les matières premières ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-5346372104726677811</id><published>2008-04-25T09:02:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T21:32:17.134+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='étiquettes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lisibilité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bayrou'/><title type='text'>Le MoDem et la lisibilité</title><content type='html'>Pour lancer sa campagne présidentielle, François Bayrou a lancé une idée simple : nous avons besoin d’un parti qui accepterait une solution de gauche ou bien une solution de droite simplement parce que l’une nous apparaîtrait meilleure que l’autre. Il faut rappeler qu’à cette époque de la vie politique française, le contenu idéologique des principaux partis politiques était très proche de zéro, se réduisant pour la gauche à une inclinaison pour la générosité sociale, sans nier l’utilité d’un peu d’ordre, et pour la droite à une inclinaison pour l’ordre, sans nier l’utilité d’un peu de générosité sociale. Les électeurs avaient adopté la classification droite/gauche comme l’analyse définitive, et assez confortable, du contenu politique de toute mesure gouvernementale ou législative, ainsi que comme l’insigne d’un statut social témoignant de leur solidarité pour la gauche et de leur efficacité pour la droite.&lt;br /&gt;L’idée qu’un nouveau parti pourrait s’affranchir des étiquettes conventionnelles et proposer aux électeurs une nouvelle vision de la politique fut immédiatement jugée comme une menace par les acteurs bien établis de la vie politique nationale. Les partis en premier virent dans ce nouveau participant, non seulement un concurrent, mais une menace envers leur conception sclérosée de la politique ; les journalistes redoutèrent une complexité nouvelle qui allait rendre plus difficile leur tâche d’information et d’explication ; et les intellectuels eurent à analyser et prévoir l’issue de cette initiative qui menaçait la validité de leurs schémas habituels. Mais ceux qui réagirent le plus vivement furent les hommes politiques les plus proches de FB qui n’acceptèrent pas les risques associés à cette nouveauté et partirent vers l’univers qu’ils connaissaient, celui des étiquettes si simples à comprendre.&lt;br /&gt;Alors commença une épreuve qui n’est pas encore terminée, et qui a consisté à tenter de vider de sens le projet de FB. Le procédé est simple ; on n’a pas entendu les explications sur la politique autrement, et on pose sans arrêt une question dénuée de sens : « dans l’espace politique gauche-droite, où se situe le MoDem ? » , question démultipliée à l’infini chaque mois que le MoDem entre en contact avec un interlocuteur ou un objet de l’univers gauche-droite. C’est ainsi que le concept l’illisibilité du MoDem a été créé. On regrette d’ailleurs que cela ait été aggravé par les adhérents du MoDem eux-mêmes, qui, dans leur soif de trouver une réponse facile à la question naturelle des électeurs : « c’est quoi, le MoDem ?», véhiculent à l’intérieur du parti le regret qu’il soit difficile à décrire.&lt;br /&gt;A ce stade, on est en droit de se demander comment 50000 personnes ont pu se laisser convaincre aussi facilement d’adhérer au MoDem s’il est si peu lisible, sans parler des sept millions d’électeurs qui on voté pour FB à la présidentielle. S’agissant des adhérents, ils ont souvent, et un peu partout, exprimé les raisons pour lesquelles ils ont adhéré, c'est-à-dire ce qu’était pour eux la lisibilité parfaite du projet de FB (quand ce n’était qu’un projet). A la question « c’est quoi le MoDem ? », ne suffit-il donc pas de répondre les raisons qui ont incité les 50000 à adhérer ?&lt;br /&gt;Mais cela n’est évidemment pas suffisant, et il faut ensuite répondre à la question : « ça fait quoi le MoDem ? ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-5346372104726677811?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/5346372104726677811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=5346372104726677811' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5346372104726677811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5346372104726677811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/04/le-modem-et-la-lisibilit.html' title='Le MoDem et la lisibilité'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4188098055814259420</id><published>2008-04-12T08:30:00.001+02:00</published><updated>2008-04-12T08:30:40.159+02:00</updated><title type='text'>Leclerc lance une pétition</title><content type='html'>Leclerc lance une pétition pour permettre la distribution hors des pharmacies des produits dont le remboursement par la SS a été interrompu.&lt;br /&gt;D’après lui, le déremboursement a entraîné des augmentations de prix abusives de 20% pour la première salve et de 36% pour la seconde. L’argument est évidemment que l’industrie pharmaceutique et les officines ont profité de leur monopole pour exploiter les consommateurs.&lt;br /&gt;Que s’est-il vraiment passé ?&lt;br /&gt;Le prix de vente et les marges (de l’industrie et de la distribution – grossistes répartiteurs et officines) de toutes les spécialités pharmaceutiques remboursées par la SS sont fixés par l’Administration. Les produits déremboursés étaient des produits anciens dont les prix n’avaient par été réévalués depuis de très nombreuses années ; ils étaient encore fabriqués, simplement parce que le remboursement en soutenait la consommation et donc les séries économiques de fabrication.&lt;br /&gt;Le déremboursement entraîne naturellement une chute brutale de la consommation de ces spécialités dont les séries de fabrication deviennent beaucoup plus coûteuses ; le prix de revient augmentant, le prix de vente augmente aussi et parfois dans de grandes proportion. Notons au passage que les médecins, sous la pression des malades auront parfois, non pas supprimé cette spécialité de leurs ordonnances mais l’auront remplacée par une spécialité plus récente et plus coûteuse, effet pervers bien connu des prix administrés qui annule l’effet attendu de la réforme, et parfois l’inverse.&lt;br /&gt;Alors que va offrir vraiment Leclerc ?&lt;br /&gt;Comme d’habitude la grande distribution va probablement vendre sans marge dans l’îlot de perte que sera le rayon des spécialités sans ordonnances, car l’océan de profit de ses autres rayons lui permet cette politique détruisant toute concurrence. Et les officines dont la marge moyenne n’est pas supérieure à celle de Leclerc vont perdre un rayon qui contribuait à leur fonctionnement.&lt;br /&gt;Les consommateurs ont-ils enfin compris que la satisfaction à court terme de prix prétendument cassés voire pulvérisés leur a causé au cours des 20 dernières années de graves mécompte sur le plan de l’emploi ; l’apparente séduction des promesses de Leclerc constitue une menace sur le niveau de service et de sécurité auquel ils avaient normalement accès dans la distribution du médicament.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4188098055814259420?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4188098055814259420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4188098055814259420' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4188098055814259420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4188098055814259420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/04/leclerc-lance-une-ptition.html' title='Leclerc lance une pétition'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-3401929865856895221</id><published>2008-04-10T08:55:00.000+02:00</published><updated>2008-04-10T09:00:58.890+02:00</updated><title type='text'>Taxer les carburants pour l'aviation</title><content type='html'>Les bonnes raisons que l'on a pu avoir de ne pas taxer les carburants pour l'aviation ont perdu de leur force avec la proximité de la fin du pétrole et la menace climatique.D'autre part, les marchés concernés (voyages d'affaires, tourisme, transport marchandise) ne semblent pas ou plus vitaux : la communication physique des affaires a perdu énormément de son importance avec le developpement de la communication par satellite, le tourisme à l'autre bout du monde peut être considérablement réduit, voire supprimé, et le transport aérien de légumes frais ou de fleurs est un pure gâchis.&lt;br /&gt;D'autre part, nos importations de ces produits, ou du pétrole permettant de les obtenir, en seraient opportunément réduites si les compagnies s'organisaient pour s'approvisionner dans les aéroports de nos voisins qui n'appliqueraient pas cette idée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-3401929865856895221?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/3401929865856895221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=3401929865856895221' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3401929865856895221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/3401929865856895221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/04/taxer-les-carburants-pour-laviation.html' title='Taxer les carburants pour l&apos;aviation'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-4321520299177037680</id><published>2008-04-10T08:50:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T23:27:32.228+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='priorité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='État'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dette'/><title type='text'>L’heure de vérité approche</title><content type='html'>L’heure de vérité approche. Le déficit et son bâtard, l’intérêt de la dette, sont en train de prendre le pouvoir. Leur présence encombre toutes les prises de décisions qui en deviennent impossibles : sur le plan intérieur les superlatifs d’urgence et de priorité ne fonctionnent plus, sur le plan européen c’est un chef d’État loqueteux qui va présider l’Union, et dont les initiatives, qui ont en général un coût, seront assorties d’une mention inévitable : ce projet doit être reporté ; et sur le plan mondial, aucune action d’envergure ne peut être lancée sans ressources.Les plaisants stratèges de l’économie dont le discours apaisants n’avait pas de mot assez cruel pour ridiculiser les tenants d’une gestion prudente des finances de l’État, vont devoir constater qu’ils ont facilité l’accès de cet État à un lieu abhorré des vrais stratèges : l’impasse, l’endroit dans lequel nul choix n’est possible.Il faut souhaiter que les Français n’auront pas peur des mots comme rigueur ou redressement, et qu’ils ne retarderont pas, par les initiatives puériles dont ils sont coutumiers, la solution d’un problème que leur aveuglement a contribué à créer.Pour le MoDem, c’est le moment de montrer, avec modestie, que faire la politique autrement c’était aussi annoncer cette crise avant quiconque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-4321520299177037680?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/4321520299177037680/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=4321520299177037680' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4321520299177037680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/4321520299177037680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/04/lheure-de-vrit-approche.html' title='L’heure de vérité approche'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-629945180126461932</id><published>2008-04-10T08:07:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T23:16:01.735+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='retraite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dette'/><title type='text'>Fonds de Réserve des Retraites (FRR)</title><content type='html'>Le Fonds de Réserve des Retraites (FRR)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.fondsdereserve.fr/IMG/pdf/Communique_9avril2008.pdf"&gt;http://www.fondsdereserve.fr/IMG/pdf/Communique_9avril2008.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;donne une idée des difficultés de la retraite par capitalisation&lt;br /&gt;En effet, dans une année au cours de laquelle les bourses n’ont pas été trop cruelle, la performance du fonds n’a pas dépassé 4.8%, c'est-à-dire 0.4% de mieux que la performance minimum acceptable (qui correspond au coût de la dette, car le FRR n’est en vérité qu’un emploi de capitaux empruntés !). Cela s’est ensuite fortement détérioré, puisqu’au cours du 1er trimestre 2008 le portefeuille a perdu 9% de sa valeur (3.1 milliards d’euros). Les capitaux disponibles il y a 15 mois sont donc en retard sur leur objectif de l’ordre de 18%. Certes c’est une gestion à long terme, mais le rattrapage même s’il n’est pas impossible, se produira, s’il se produit, selon un calendrier que personne ne peut prétendre maîtriser.&lt;br /&gt;De plus, si on était, comme un fonds de pension « ordinaire », dans la phase de paiement de pensions chaque mois (ou trimestre), les fonds décaissés dans ces conditions boursières ne récupéreront jamais les plus-values perdues, qui devront être récupérées par les capitaux investis, c'est-à-dire que leur objectif de placement à long terme devra être relevé.&lt;br /&gt;Ainsi, si l’objectif actuel du FRR était de 8%, les quinze dernier mois l’aurait porté à 9.5%, ce qui démontre la gravité des aléas auxquels est soumis ce type de placement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-629945180126461932?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/629945180126461932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=629945180126461932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/629945180126461932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/629945180126461932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2008/04/fonds-de-rserve-des-retraites-frr.html' title='Fonds de Réserve des Retraites (FRR)'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-5909207223272625827</id><published>2007-11-25T07:35:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T23:10:02.095+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='priorité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dette'/><title type='text'>Vous avez dit "priorité"?</title><content type='html'>La France a des problèmes. Tout le monde est d'accord là-dessus. Ces problèmes sont nombreux et se révèlent par leur aspect financier : retraites, dépenses de santé, logement, pouvoir d'achat, décifit budgétaire et dette de l'état.&lt;br /&gt;Ces problèmes ont été négligés si longtemps qu'ils ont atteint un stade où ils sont reliés entre eux : la question des retraites et des dépenses maladie ne trouve de solution qu'en réduisant davantage le pouvoir d'achat, cette réduction ne faisant qu'aggraver le problème du logement. D'autre part, il n'est pas possible d'augmenter la pression fiscale (par une augmentation de la TVA, seul impôt suffisamment efficace étant donné les besoins, ce qui diminuerait le pouvoir d'achat); on ne peut donc pas non plus supprimer le déficit budgétaire, ce qui entraîne une augmentation de la dette, et l'année suivante une augmentation du déficit, donc à nouveau de la dette selon le cercle infernal dans lequel nous sommes enfermés depuis 1981.&lt;br /&gt;Il est intéressant d'observer que le déficit budgétaire (de l'ordre de €40 milliards) est égal au service de la dette; il est donc arithmétiquement correcte de dire que sans la dette le budget serait équilibré. A cela de grands esprits répondent, avec un dédain qu'ils ne peuvent dissimuler, que la dette est un moyen indispensable pour financer la croissance et les investissements qu'elle requiert.&lt;br /&gt;Cela pourrait être vrai, mais quand on regarde comment les €1100 de notre dette actuelle se sont construits, on découvre avec surprise qu'il s'agit pour plus de la moitié d'intérêts que l'on a été obligés d'emprunter pour pouvoir les payer. Admettons direz-vous, mais les autres €500 milliards ont certainement été dépensés pour des investissements rentables contribuant à la croissance. S'agissant de leur rentabilité, on peut en douter puisqu'ils n'ont jamais été capables de financer seulement les intérèts de la dette qui les justifierait; quant à leur contribution à la croissance, elle n'est pas apparue suffisante au cours des 25 dernières années pour éviter la situation catastrophique d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;On peut conclure de tout cela que la question des priorités visant à maîtriser cette situation est devenue cruciale.&lt;br /&gt;Pour l'instant, le moins que l'on puisse dire c'est que ce n'est pas très clair.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-5909207223272625827?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/5909207223272625827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=5909207223272625827' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5909207223272625827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/5909207223272625827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2007/11/vous-avez-dit-priorit.html' title='Vous avez dit &quot;priorité&quot;?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-115226294240408802</id><published>2006-07-07T10:58:00.000+02:00</published><updated>2006-07-10T13:12:41.876+02:00</updated><title type='text'>GM et l’Alliance Renault-Nissan</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ce sujet ne peut être abordé sans un rappel du caractère original de l’Alliance : une approche nouvelle de la collaboration de deux entreprises industrielles respectant la personnalité,la culture et les marques de chacune. Cela n’a donc aucun rapport avec une fusion qui, même amicale, entraîne la prise du pouvoir absolu par le plus fort, conduisant ainsi fréquemment l’opération à l’échec.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La plupart des commentaires entendus sur le projet de faire entrer GM dans l’Alliance font manifestement référence à une fusion plus qu’à l’Alliance. Il faut se rappeler aussi que R.Wagoner, quand Nissan cherchait un sauveteur, avait rejeté cette possibilité pour GM au motif que tout l’argent qui y serait mis serait perdu ; il pensait Nissan condamnée à disparaître. Bien qu’il ait pu observer que non seulement elle n’a pas disparu mais qu’elle a regagné en peu de temps un niveau de prospérité enviable, il n’a manifestement pas perçu la différence qu’a constitué l’Alliance, comparée à une fusion.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Il n’est pas interdit de penser que D.Kerkorian a, lui, compris le potentiel de l’Alliance, même si ses objectifs personnels sont simplement de faire une plus-value rapide sur son paquet d’actions GM ; l’évolution du cours de Nissan après l’arrivée de Renault a évidemment pu l’inspirer.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Les principales objections soulevées par les commentateurs concernent la période à laquelle ce projet entrerait en application, période qui ne serait pas opportune car Renault vient de lancer un important programme sur trois ans dont la direction de Renault ne devrait pas être distraite, ainsi que le souci que Carlos Ghosn ne se consacre à GM au détriment de Renault et de Nissan. Sur ces sujets, il est raisonnable de penser que C. Ghosn n’a plus à prouver qu’il sait apprécier une situation dont la responsabilité lui a été confiée ; laissons lui donc le soin de décider à quel moment cela pourrait éventuellement être fait sans nuire aux objectifs en cours. On peut penser en particulier que l’équipe de choc de personnel Renault qui a fait l’opération Nissan est maintenant doublée d’une équipe équivalente de personnel Nissan, ce qui donne les moyens nécessaires pour une opération GM.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Si l’on admet que les méthodes qui se sont révélées acceptables pour les Japonais pourraient l’être également par les Américains, il reste deux difficultés à régler avant de commencer toute étude : la participation de Renault et de Nissan au capital de GM, et, last but non least, la sécurité juridique.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;L’Alliance n’est pas la fusion, mais toute peine mérite salaire, et il faut qu’un éventuel sauvetage rapporte quelquechose à ceux qui l’ont accompli ; cela signifie que Renault et Nissan doivent avoir des options d’achat permettant de compléter leur participation finale à un chiffre compris entre 40 et 49% . L’image de GM pour l’Amérique rend-elle ceci possible ou non ? De plus, le Congrès qui s’intéresse toujours aux acquisitions étrangères d’entreprises américaines l’accepterait-il ? On peut en douter, au moins tant que la situation laisse espérer une solution différente.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La question de la sécurité juridique se pose toujours aux Etats-Unis, mais maintenant, après l’affaire EXECUTIVE LIFE, elle constitue, particulièrement dans le cas de sauvetage, un risque dissuasif. En effet, pourquoi consentir d’énormes efforts avec l’assentiment de toutes les parties administratives et politiques, s’il est toujours possible dix ans après d’être poursuivi et contraint d’accepter des compromis ruineux par un système juridique hors de contrôle ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;L’issue de cette affaire dépend évidemment de l’état réel de GM, sachant que le management en place attendra jusqu’au bout l’aide de l’état fédéral dont il pense qu’il ne laissera pas mourir une telle icône de l’industrie américaine.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-115226294240408802?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/115226294240408802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=115226294240408802' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/115226294240408802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/115226294240408802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2006/07/gm-et-lalliance-renault-nissan.html' title='GM et l’Alliance Renault-Nissan'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-114421669428925551</id><published>2006-04-05T07:54:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T23:07:33.072+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tocqueville'/><title type='text'>TOCQUEVILLE AVAIT PREVU CHIRAC</title><content type='html'>&lt;p&gt;Dans le Bondy Blog, un lecteur rappelait l’admirable description de la France faite par Tocqueville, et qui semble encore si fidèle aujourd’hui :&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« Quand je considère cette nation en elle-même, je la trouve plus extraordinaire qu'aucun des événements de son histoire. En a-t-il jamais paru sur la terre une seule qui fut si remplie de contrastes et si extrême dans chacun de ses actes, plus conduite par des sensations, moins par des principes ; faisant toujours plus mal ou mieux qu'on ne s'y attendait, tantôt au-dessous du niveau commun de l'humanité, tantôt fort au-dessus ; un peuple tellement inaltérable dans ses principaux instincts qu'on le reconnaît encore dans des portraits qui ont été faits de lui il y a deux ou trois mille ans, et en même temps tellement mobile dans ses pensées journalières et dans ses goûts qu'il finit par se devenir un spectacle inattendu à lui-même, et demeure souvent aussi surpris que les étrangers à la vue de ce qu'il vient de faire ; le plus casanier et le plus routinier de tous quand on l'abandonne à lui-même, et lorsqu'une fois qu'on l'a arraché malgré lui à son logis et à ses habitudes, prêt à pousser jusqu'au bout du monde et à tout oser ; indocile par tempérament, et s'accommodant toutefois de l'empire arbitraire et même violent d'un prince que du gouvernement régulier et libre des principaux citoyens ; aujourd'hui l'ennemi déclaré de toute obéissance, demain mettant à servir une sorte de passion que les nations les mieux douées pour la servitude ne peuvent atteindre ; conduit par un fil tant que personne ne résiste, ingouvernable dès que l'exemple de la résistance est donné quelque part ; trompant toujours ainsi ses maîtres, qui le craignent ou trop ou trop peu ; jamais si libre qu'il faille désespérer de l'asservir, ni si asservi qu'il ne puisse encore briser le joug ; apte à tout mais n'excellent que dans la guerre ; adorateur du hasard, de la force, du succès, de l'éclat et du bruit, plus que de la vrai gloire ; plus capable d'héroïsme que de vertu, de génie que de bon sens, propre à concevoir d'immenses desseins plutôt qu'à parachever de grandes entreprises ; la plus brillante et la plus dangereuse des nations de l'Europe, et la mieux faite pour y devenir tour à tour un objet d'admiration, de haine, de pitié, de terreur, mais jamais d'indifférence ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il suffit de retirer quelques mots, et d’en changer quelques autres, pour faire de ce texte superbe un portrait de Chirac fort ressemblant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« Quand je considère cette [personne] en elle-même, je la trouve plus extraordinaire qu'aucun des événements de son histoire. En a-t-il jamais paru sur la terre une seule qui fut si remplie de contrastes et si extrême dans chacun de ses actes, plus conduite par des sensations, moins par des principes ; faisant toujours plus mal qu'on ne s'y attendait au-dessous du niveau commun de l'humanité; un être tellement inaltérable dans ses principaux instincts qu'on le reconnaît encore dans des portraits qui ont été faits de lui il y a [trente] ans, et en même temps tellement mobile dans ses pensées journalières et dans ses goûts qu'il finit par se devenir un spectacle inattendu à lui-même, et demeure souvent aussi surpris que les étrangers à la vue de ce qu'il vient de faire ; le plus casanier et le plus routinier de tous quand on l'abandonne à lui-même, et lorsqu'une fois qu'on l'a arraché malgré lui à son logis et à ses habitudes, prêt à pousser jusqu'au bout du monde et à tout oser ; indocile par tempérament, et s'accommodant toutefois de l'empire arbitraire et même violent d'un prince que du gouvernement régulier et libre des principaux citoyens ; aujourd'hui l'ennemi déclaré de toute obéissance, demain mettant à servir une sorte de passion que les nations les mieux douées pour la servitude ne peuvent atteindre ; conduit par un fil tant que personne ne résiste, ingouvernable dès que l'exemple de la résistance est donné quelque part ; trompant toujours ainsi ses maîtres, qui le craignent ou trop ou trop peu ; jamais si libre qu'il faille désespérer de l'asservir, ni si asservi qu'il ne puisse encore briser le joug ; apte à tout mais n'excellent que dans la [politique la plus médiocre] ; adorateur du hasard, de la force, du succès, de l'éclat et du bruit, plus que de la vrai gloire ; plus capable d'[erreur] que de vertu, de [culot] que de bon sens, propre à concevoir d'immenses [abus] plutôt qu'à parachever de grandes entreprises ; la plus [bizarre] et la plus dangereuse des [personnalités] de l'Europe, et la mieux faite pour y devenir tour à tour un objet [de scandale], de haine, de pitié, de terreur, mais jamais d'indifférence ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-114421669428925551?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/114421669428925551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=114421669428925551' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/114421669428925551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/114421669428925551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2006/04/tocqueville-avait-prevu-chirac.html' title='TOCQUEVILLE AVAIT PREVU CHIRAC'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-114200679398220753</id><published>2006-03-10T17:04:00.001+01:00</published><updated>2008-06-22T07:36:33.497+02:00</updated><title type='text'>CV anonyme</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;En voilà une bonne idée !&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;En pratique c’est simple : on va créer d’urgence un service public d’anonymisation&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;des CV qui remplira les fonctions suivantes :&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt"&gt;- Surlignage au feutre noir (ou préférablement découpe quand c’est possible) des nom, prénoms, date de naissance, lieu de naissance, nationalité, année d’obtention des diplômes, nom des facultés ou écoles où les diplômes ont été obtenus, les noms des entreprises où de précédents emplois ont été tenus, et si nécessaire toute mention pouvant révéler des sentiments ou opinions susceptibles de susciter des réactions discriminatoires ;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt"&gt;- Vérification de la réalité des diplômes&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt"&gt;- Eventuellement consultation du casier judiciaire&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt"&gt;- Transmission à l’employeur potentiel&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt"&gt;- Sur décision de l’employeur potentiel, envoi d’une convocation pour préparation à l’entretien d’embauche&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-LEFT: 36pt; TEXT-INDENT: -18pt"&gt;- Préparation à l’entretien d’embauche, c'est-à-dire mise d’un masque facial et d’un habit dissimulant la couleur, le sexe et toute autre caractéristique utilisées par les employeurs potentiels comme critères de rejet de candidature&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le coût de ces prestations sera facturé en fonction du nombre de CV anonymisés et des préparations à l’entretien d’embauche.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Lors de l’entretien d’embauche, l’employeur potentiel s’exprimera oralement dans un langage simple pouvant être compris partout, y compris dans le 93, et le candidat répondra exclusivement par écrit, afin que son accent, s’il diffère de celui de la Touraine, ne puisse être entendu.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ce n’est donc pas si compliqué que cela, et il faudrait la franche mauvaise fois des employeurs potentiels pour prétendre le contraire. Mais on peu aller beaucoup plus loin. Par exemple avec le bulletin de paie anonyme. Car si le candidat est anonyme, l’employé peut et même devrait, le rester afin d’éviter le favoritisme et son contraire qui apparaissent nécessairement quand on sait à qui on s’adresse ou qui s’adresse à vous. L’anonymat est trop souvent décrit sous les apparences de la dénonciation aux autorités, ou du refus de responsabilité des guichetiers et autres bureaucrates. Il faut évidemment d’évidentes qualités pour se présenter sans nom à quelqu’un avec qui on voudrait signer un contrat, c'est-à-dire un acte par lequel les deux parties prennent des engagements ; comment prendre des engagements avec quelqu’un qui n’a pas de nom, ou ne veut pas me le communiquer. Evidemment, il faudrait que l’employeur soit également anonyme, et je doute que cela leur convienne.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Il va arriver ce que l’on peut espérer et que le bon sens commande : certains candidats vont refuser une procédure stupide et vont envoyer des CV identifiés. Parmi ceux-ci il y aura aussi ceux que l’on prétend protéger et qui auront vite compris qu’en refusant l’anonymat ils démontrent mieux que par un long discours leur vrai valeur. J’ose espérer que le droit d’envoyer de vrai CV leur sera reconnu.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-114200679398220753?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/114200679398220753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=114200679398220753' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/114200679398220753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/114200679398220753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2006/03/cv-anonyme.html' title='CV anonyme'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-114019962505310777</id><published>2006-02-17T19:05:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T23:01:39.721+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='commerce'/><title type='text'>Boycott</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Quand on dit quelque chose qui déplait à un interlocuteur qui est aussi un client, il arrive qu’il cesse d’être votre client, particulièrement s’il peut facilement trouver le même produit ou un produit équivalent à des conditions peu différentes. C’est d’ailleurs pour cette raison que les commerçants expérimentés évitent soigneusement les sujets qui fâchent.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais il y a dans les pays exportateurs des gens qui n’ont pas la moindre idée des règles qui régissent depuis toujours le fonctionnement du commerce. Par exemple, en 2002, un pays exportateur de vins fins et de cognac vers un grand pays très riche, causa à ce dernier une sérieuse contrariété en déclarant publiquement que le projet d’aller envahir un pays nommé I..K n’était pas raisonnable. C’était évidemment une grosse bêtise (commerciale, parce que en fait c’était un très bon conseil), et les habitants du dit grand pays très riche lancèrent un boycott féroce dont les viticulteurs du pays exportateur ne se sont pas encore remis.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:';font-size:12;"&gt;Le Danemark est en train de découvrir que le commerce avec certains clients entraîne certaines obligations ; si on découvre trop tard que ces obligations ne sont pas acceptables, il faut rapidement mettre fin aux relations commerciales, en n’oubliant jamais que, contrairement à ce que croient les apôtres de la mondialisation, le commerce est destiné à rendre votre existence meilleure, pas à la pourrir.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-114019962505310777?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/114019962505310777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=114019962505310777' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/114019962505310777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/114019962505310777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2006/02/boycott.html' title='Boycott'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-113690622364199268</id><published>2006-01-10T16:15:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T21:33:54.405+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fonctionnaire'/><title type='text'>Faire le bonheur des fonctionnaires</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Les fonctionnaires ont des soucis ; non pas en raison du grand nombre d’entre eux qui va partir prochainement en retraite, mais parce que leurs ennemis, qui non seulement n’ont pas pu réduire leur nombre mais se sont montrés incapables d’empêcher leur foule d’augmenter, font campagne pour au moins interdire leur remplacement.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Or, imaginez un peu la tristesse qui s’abat sur la vie d’un fonctionnaire lorsque son voisin de bureau part en retraite ; on a beau être content pour son collègue qui voit se réaliser l’idéal pour lequel il s’était engagé en entrant dans le service public (à ne pas confondre avec le service du public, concept distinct et sans aucun intérêt), il ressent à plein l’ennui de sa condition qu’il ne peut plus désormais partager. Dans le pire des cas, le chef de service peut même lui demander de traiter un dossier qui était auparavant à la charge de son collègue, ce qui constitue évidemment un abus de droit qu’il faudra d’urgence soumettre au syndicat qui pourra peut-être en faire un motif de grève. Mais le plus souvent, ces extrémités sont épargnées, car il y avait un bon moment que le cher collègue n’en fichait plus une rame. Ce sont donc des raisons morales, pour ne pas dire sentimentales, qui rendent nécessaire le remplacement des départs en retraite.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;A cela les ennemis sans scrupules, ne respectant ni la morale ni les sentiments, opposent les nécessités financières qui exigeraient que moins de fonctionnaires se dévouassent sans compter au bien de la nation ; ils veulent bien qu’ils se dévouent, mais en comptant.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Cela aurait pu dégénérer en violent conflit entre les fonctionnaires et leurs ennemis, si le Président de tous les Français n’avait proposé une solution que Saint Louis n’aurait pas désavouée : pour consoler les fonctionnaires qui ne partent pas en retraite de la perte cruelle de leurs amis et collègues de bureau, et pour tenir compte du fait que les souffrances résultant de la perte cruelle en question ne cesseront jamais, il leur sera versé jusqu’à leur retraite à eux une indemnité égale à 50% des sommes économisées par le non remplacement des départs en retraite.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Fort heureusement, le revenu des fonctionnaires en retraite est payé par l’état, comme celui des fonctionnaires en activité ; les départs en retraite ne font donc pas faire une économie qui pourrait être partagée. La seule diminution des charges de l’état vient du décès des retraités ; et comme il y en aura beaucoup moins que de nouveaux retraités, les charges de retraites de l’état vont augmenter. Pour que l’ensemble se stabilise, il faudrait que les recrutements soient équivalents aux décès.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-113690622364199268?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/113690622364199268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=113690622364199268' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/113690622364199268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/113690622364199268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2006/01/faire-le-bonheur-des-fonctionnaires.html' title='Faire le bonheur des fonctionnaires'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-113661747741159184</id><published>2006-01-07T08:00:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T21:35:04.223+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dette'/><title type='text'>Observations sur la dette de l'Etat</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;On trouve sur le site de l’Agence France Trésor des informations indispensables à la compréhension des problèmes posés par la dette de l’Etat, et à une écoute critique les commentaires qu’elle a attirés récemment.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Par exemple un « expert » désireux de rassurer le public sur les conséquences de la création de la dette sur les générations à venir, affirmait que ces générations ne souffriraient pas d’avoir à la rembourser car elles auraient hérité des titres émis en contrepartie. Cela serait vrai si ceux qui rembourseront la dette (collectivement) étaient aussi ceux qui détiendront les titres (collectivement). Or, selon l’Agence France Trésor, 55% des obligations émises par l’Etat sont détenues par des non-résidents ; cela a deux conséquences et pose deux questions.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La première conséquence est évidemment que les générations futures auront à rembourser les obligations d’Etat détenues par les non-résidents ; il ne peut donc être nié que l’attitude irresponsable de la génération au pouvoir depuis 25 ans (de gauche ET de droite) aura effectivement pour résultat d’obliger ses enfants à rembourser les emprunts qu’elle a faits à l’étranger.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La seconde conséquence concerne tous les Français, présents et futurs ; le fait que 55% de la dette soit détenue par des non-résidents signifie qu’ils encaissent 55% des intérêts. Cela est d’une extrême gravité. En effet, si 100% de la dette était entre des mains françaises, les intérêts leur reviendraient en totalité, et on pourrait dire que finalement « ça ne sort pas de la famille ». Mais les intérêts annuels versés aux non-résidents représentent 23 milliards d’euros qui sont, et seront, prélevés sur les revenus des Français ; cette somme est considérable ; elle représente par exemple 15000€ pour 1500000 personnes, ou 1293€ pour chacun des 17790012 foyers fiscaux imposables. Cela aussi « sort de la famille », et tous les ans. Incidemment, il faut noter que la part détenue par les non résidents serait passée, entre octobre 2004 et octobre 2005, de 52 à 55%. Ce pourcentage concernant la totalité de la dette, cela voudrait dire que les emprunts émis durant cette période auraient été souscrit à 80% par des non résidents.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La première question, posée par l’évidente appétence des non-résidents pour les emprunts d’état français (mais cela doit se vérifier également pour les emprunts d’état de toutes les grandes nations), est la suivante : qui sont ces non-résidents ? Et plus précisément, quelles sont les mesures permettant de s’assurer que les emprunts d’état ne constituent pas le placement idéal de l’argent sale ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La seconde question porte sur l’influence qu’a pu avoir l’évolution des taux d’intérêts à la baisse sur la tentation à laquelle les gouvernements n’ont pas résisté de voir l’emprunt comme un moyen peu coûteux de résoudre tous les problèmes (et de distribuer tous les plaisirs), et corrélativement si la détestation manifestée par les politiques pour toute augmentation des taux de la banque centrale ne trouve pas son origine dans la facilité résultant de bas taux d’intérêt.&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-113661747741159184?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/113661747741159184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=113661747741159184' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/113661747741159184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/113661747741159184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2006/01/observations-sur-la-dette-de-letat_06.html' title='Observations sur la dette de l&apos;Etat'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-113656992569201746</id><published>2006-01-06T18:50:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T21:36:16.100+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='peuple'/><title type='text'>Faire le bonheur du peuple</title><content type='html'>On peut, par exemple, essayer de limiter l’augmentation des loyers. C’est un sujet éternel ; si on se limite à la période suivant la deuxième guerre mondiale, cela a commencé par une formule terrible : la surface corrigée. Derrière ce nom bizarre, il y avait une méthode très efficace dans deux domaines ; faire le bonheur du peuple d’abord qui voyait son loyer stagner dans une période de forte inflation, et aussi réduire tellement le revenu des propriétaires qu’ils ont cessé d’entretenir les immeubles et de s’intéresser au logement ancien. La situation du logement devenant désastreuse, on a mis en place un nouveau système pour les logements neufs. Les propriétaires furent autorisés à augmenter les loyers sans que cette augmentation dépasse l’indice du coût de la construction, ce qui résulta évidemment en une indexation des loyers qui furent ainsi systématiquement augmentés. Cela donna satisfaction aux locataires et aux propriétaires, car les premiers appréciaient de voir l’indice de la construction évoluer moins vite que leur revenu en raison des forts gains de productivité de cette industrie, et les seconds se disaient que ces augmentations garanties, après tout, ce n’était pas si mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement arriva une époque où l’indice de la construction, après quelques années d’évolution très modérée connut quelques années de rattrapage. Rapidement quelques bons esprit désireux de restaurer le bonheur du peuple à un niveau où leur nom pourrait être attaché, commencèrent à évoquer l’urgente nécessité de remplacer l’indexation sur l’indice de la construction, manifestement perverse, par une indexation plus équitable sur une autre indice à créer. Ce qui fut dit fut fait, et le nouvel indice est un cocktail comprenant trois parts de l’indice des prix à la consommation, une part de l’indice des coûts des travaux d’entretien et d’amélioration, et une part de l’indice du coût de la construction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première application de cette intéressante innovation est la suivante : pour le 2ème trimestre 2005 la variation annuelle s’élève à 2.64%. Pour la même période, la variation de l’indice du coût de la construction est de 0.71%. Voilà donc un nouvel instrument d’amélioration du bonheur du peuple qui permet d’augmenter ses loyers plus que l’ancien. Comme dirait l’autre : C’est l’intention qui compte !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-113656992569201746?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/113656992569201746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=113656992569201746' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/113656992569201746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/113656992569201746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2006/01/faire-le-bonheur-du-peuple.html' title='Faire le bonheur du peuple'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-111367020232814206</id><published>2005-04-16T18:47:00.000+02:00</published><updated>2006-02-18T07:43:27.766+01:00</updated><title type='text'>Engagement personnel</title><content type='html'>Quand un Premier Ministre en exercice déclare au mois de janvier qu’il prend l’engagement personnel de faire diminuer cette année le chômage de 10%, on se dit que voilà enfin un homme politique qui en a dans le ventre. Et on imagine de quelle manière il choisirait de sanctionner son échec : la démission serait parfaitement adaptée, même si peu originale ; le hara-kiri poitevin (avec un couteau Opinel) aurait belle allure ; le retrait dans un monastère au milieu des marais aurait un chic romanesque ; la confession publique, pieds nus et en chemise place de la Concorde, au bas de la tribune du 14 juillet pleine d’enfants des jardins du même nom, lançant des petites tomates bien mures, éviterait le caractère barbare de certaines sanctions tout en conservant une indispensable sévérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle n’a pas été notre surprise d’entendre le même Premier Ministre annoncer deux mois plus tard que la baisse n’aurait pas lieu cette année, en omettant toute référence à son engagement personnel. Faut-il en conclure que pour certains hommes politiques (voire l’ensemble) l’expression « engagement personnel » serait synonyme de promesse électorale dont chacun sait qu’elles n’engagent jamais celui qui les prononce ; utilisé en dehors des périodes électorales, l’engagement personnel serait donc un engagement qui n’engage pas, et même probablement pas du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous souhaitons observer prochainement l’usage de l’expression « engagement personnel » dans la conclusion d’une promesse électorale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-111367020232814206?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/111367020232814206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=111367020232814206' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111367020232814206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111367020232814206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2005/04/engagement-personnel.html' title='Engagement personnel'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-111236844429793207</id><published>2005-04-01T17:13:00.000+02:00</published><updated>2005-04-01T17:14:04.296+02:00</updated><title type='text'>World Bank</title><content type='html'>The new President has declared that he will consider as a priority the development and extinction of poverty in Iraq, a country which has recently suffered immense destruction and human losses due to a foreign aggression. He added that those who have any responsibility in this impressive increase of the poverty in the world will be welcome if they had any desire to participate with him in urgent corrective actions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The new President, in an attempt to convince all countries funding the Word Bank of his pure intentions, will propose soon the inception of an annual prize, titled “Wolf for the poor” with a gift of 25$.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-111236844429793207?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/111236844429793207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=111236844429793207' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111236844429793207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111236844429793207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2005/04/world-bank.html' title='World Bank'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-111212950010698044</id><published>2005-03-29T22:50:00.001+02:00</published><updated>2009-01-10T21:37:57.978+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fonctionnaire'/><title type='text'>Salaire des fonctionnaires</title><content type='html'>Ce sujet est d’une rare complexité ; par exemple il y a deux échelles de salaires pour les postes les moins qualifiés et donc les moins rémunérés ; elles portent les n° 2 et 3, et l’une est évidemment plus élevée que l’autre. Alors, pour le motif qu’il faut éviter que la plus faible « décroche » du niveau du Smic, on va « fusionner » les deux échelles, ce qui veut probablement dire que l’on va donner aux habitants de l’échelle 2 les mêmes salaires qu’à ceux de l’échelle 3.&lt;br /&gt;La beauté de la manœuvre réside évidemment dans la revendication prochaine des habitants d’origine de l’échelle 3, qui se plaindront à juste titre de ce que leur grille a été « percutée » par les enfoirés de l’échelle 2, ce qui a entraîné une injuste dévalorisation de leur qualification. Ce scandale ne pourra disparaître qu’avec la création urgente de l’échelle 3 bis (qui donnera aux habitants de l’échelle 4 une bonne raison pour réclamer à son tour).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre exemple de complexité de la gestion des salaires des fonctionnaires est « le versement, de façon exceptionnelle, d’une prime pour les fonctionnaires titulaires bloqués au sommet de leur grade depuis au moins 3 ans. » En effet, oser prétendre que les fonctionnaires titulaires bloqués au sommet de leur grade depuis au moins 3 ans méritent quoi que ce soit, est une injure pour l’esprit. On imaginerait plutôt que les heureux ronds-de-cuir qui ont bénéficié, à l’ancienneté, d’augmentations suffisamment nombreuses pour les amener au maximum de la grille avant leur retraite, alors même que leurs capacités interdisaient de les promouvoir, à quelque échéance que ce soit, s’estimeraient satisfaits et heureux de jouir de ce régime le plus longtemps possible, et en particulier pendant une durée supérieure à 3 années.&lt;br /&gt;Et bien non, il existe des syndicats assez éloignés des réalités pour oser réclamer une prime pour les 260000 héros bloqués, à un gouvernement impécunieux, endetté comme jamais, mais prêt néanmoins à donner, pour de mauvaises raisons, à des gens qui ne le méritent pas, de l’argent qui lui fait cruellement défaut.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-111212950010698044?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/111212950010698044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=111212950010698044' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111212950010698044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111212950010698044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2005/03/salaire-des-fonctionnaires.html' title='Salaire des fonctionnaires'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-111116494706435183</id><published>2005-03-18T17:54:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T21:39:02.312+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finance'/><title type='text'>La longue finance</title><content type='html'>On connaissait la haute finance, c’est à dire qu’on connaissait l’expression, mais son contenu avait l’habitude énervante de nous échapper. Non pas que l’on soit incapable de saisir la chose, mais manifestement il n’était pas considéré utile de nous en éclairer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la longue finance, c’est beaucoup plus simple, tout le monde peut comprendre : au lieu d’emprunter à une échéance suffisamment proche pour avoir une allure inévitable, on choisit une échéance si lointaine que l’on peut à peine percevoir les obligations qu’elle pourrait contenir. Par exemple 50 ans, ou 100 ans, ou davantage si ça marche. Evidemment la longue finance n’est pas offerte à l’Argentine, ni à tout débiteur qui, n’ayant fourni aucune garantie, croit malin d’expliquer à son créancier que la prochaine échéance pourra n’être versée qu’avec un léger retard, ou même pas du tout si ledit créancier est vraiment pris pour une pomme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La beauté des échéances lointaines, c’est qu’on ne les paiera jamais. Quant aux intérêts annuels, dont le montant est si modique que l’on fait de leur parfait paiement une question de principe, ce sera un jeu d’enfant que d’emprunter la somme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors me direz-vous, il y a le problème du Pacte de Stabilité que l’ignorance de la haute et longue finance conduit certains à poser avec insistance. En fait, la comparaison de la dette de l’Etat avec le PIB est parfaitement inutile, puisque l’on n’a aucune intention de la rembourser. La seule donnée utile est le montant du déficit qui doit juste être inférieur à la capacité d’emprunt ; le PIB n’a aucune importance, et c’est heureux, car on ne le connaît avec précision que longtemps après la fin de l’année concernée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-111116494706435183?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/111116494706435183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=111116494706435183' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111116494706435183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111116494706435183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2005/03/la-longue-finance.html' title='La longue finance'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-111116301571626201</id><published>2005-03-18T17:22:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T21:40:19.048+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Einstein'/><title type='text'>Compound interests</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.treas.gov/press/releases/js2315.htm"&gt;http://www.treas.gov/press/releases/js2315.htm&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[QUOTE]&lt;br /&gt;For future generations of retirees, the President believes an awful lot of hope lies in personal accounts – something that would allow younger workers to build a nest egg that they own and control, something the government could never take away from them, and that would tap into the great force of compound interest – something you, as bankers, understand very well.&lt;br /&gt;Albert Einstein believed, and the President and Secretary Snow agree, that compound interest is one of the most powerful forces in the universe. It's why a personal account nest egg would have a real return on investment that is far better than the rapidly-weakening promise of Social Security benefits.&lt;br /&gt;[/QUOTE]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The discovery that personal accounts could tap into the great force of compound interest is likely the greatest achievement of the President, even if Albert Einstein paved the way.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I am very pleased to observed that the US, after some quite impressing failures regarding retirement, has identified a very efficient solution woefully omitted by the rest of the world.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-111116301571626201?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/111116301571626201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=111116301571626201' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111116301571626201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/111116301571626201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2005/03/compound-interests.html' title='Compound interests'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-109984923188297086</id><published>2004-11-07T18:39:00.001+01:00</published><updated>2009-01-10T21:41:58.479+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Euro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pétrole'/><title type='text'>Euro fort ou Dollar faible ?</title><content type='html'>Beaucoup s’inquiètent car l’Euro fort nuirait aux exportations européennes. Cela demande à être nuancé ; en effet, la force relative de l’Euro ne résulte pas d’un mouvement qui lui soit propre, mais exclusivement de la faiblesse du Dollar qui s’est manifestée de la même manière par rapport au Yen et à la Livre ; de ce fait, notre position compétitive n’a pas changé par rapport aux pays exportant dans une devise autre que le Dollar, ce qui représentent 48% du commerce mondial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste donc 52% du commerce mondial qui est facturé en Dollars, part sur laquelle notre position compétitive pourrait s’être dégradée. Mais cette part comprend les produits pétroliers et les matières premières, deux catégories où nous sommes importateurs nets. Leur facturation en dollar a entraîné les conséquences suivantes sur nos coûts :&lt;br /&gt;- lorsque le baril de pétrole était coté 25$, cela équivalait à 28.9€&lt;br /&gt;- le baril de pétrole à 50$ équivaut maintenant à 39€&lt;br /&gt;Ainsi, lorsque nos coûts en énergie ont augmenté de 35%, ceux de nos compétiteurs facturant en dollar ont augmenté de 100%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en va de même pour les matières premières pour lesquelles les augmentations n’ont pas dépassé 50%, ce qui aboutit à une augmentation du coût des matières premières pour nos compétiteurs alors que les nôtres n’ont pratiquement pas bougé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conséquence, sur la part de 52% du commerce mondial facturée en dollar, les produits ayant un fort contenu en énergie, en sous-produits du pétrole et en matières premières verront notre compétitivité maintenue sinon améliorée. Il reste ceux qui ne contiennent pas ou contiennent peu de ces composants, pour lesquels il y a effectivement perte de compétitivité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-109984923188297086?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/109984923188297086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=109984923188297086' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109984923188297086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109984923188297086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2004/11/euro-fort-ou-dollar-faible.html' title='Euro fort ou Dollar faible ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-109982576220911883</id><published>2004-11-07T12:08:00.000+01:00</published><updated>2004-11-07T18:42:27.736+01:00</updated><title type='text'>Polémique fiscale</title><content type='html'>Chaque modification de la fiscalité donne lieu à des salves d’arguments d’une invulnérable mauvaise foi puisque fondés d’une part sur un aspect apparemment indiscutable de la modification (« comment osez-vous encore diminuer les impôts des nantis » ou « cette augmentation est injuste car elle aggrave encore la situation des plus démunis »), et d’autre part sur l’omission soigneuse de la part effective de la réforme dans un tableau plus vaste et donc plus sensé du problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier exemple en date porte sur la déduction des salaires et charges des emplois familiaux. Les employeurs étaient jusqu’alors autorisés à les déduire dans la limite de 10000€ (un emploi familial à temps complet coûte environ 22000€ par an : 12000€ de salaire et 10000€ de charges), et il était envisagé de porter cette limite à 15000€. Cela fut immédiatement présenté comme un cadeau aux nantis (tentant insidieusement d’assimiler les employés familiaux aux domestiques d’une bourgeoisie par définition profiteuse voire oisive dont ils constituent un élément du train de vie - très important le train de vie fiscal pour contester une déduction) en oubliant simplement que cette mesure avait déjà eu deux effets très positifs : réduire la plaie sociale du travail noir, et permettre la création de quelques dizaines de milliers d’emplois stables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui est frappant dans cette affaire, c’est que la règle devrait être la déductibilité de la totalité des salaires et charges, sans limitation, puisque le salarié est imposable sur les revenus de son emploi familial, comme n’importe quel autre salarié. Cette double imposition, même partielle est injustifiable, et c’est sans doute la raison pour laquelle elle n’est jamais évoquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est d’autant plus choquant que l’assistance à domicile est rendue nécessaire à notre époque aux femmes actives dont le revenu ne peut être généré que grâce à l’assistance à domicile dont le coût devrait donc être déductible en totalité. Curieusement, cela n’est jamais dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-109982576220911883?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/109982576220911883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=109982576220911883' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109982576220911883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109982576220911883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2004/11/polmique-fiscale.html' title='Polémique fiscale'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-109957450342939687</id><published>2004-11-03T19:00:00.001+01:00</published><updated>2004-11-04T14:21:43.430+01:00</updated><title type='text'>Réformer la loi Galland ? (Suite)</title><content type='html'>M.E. Leclerc va être content, le projet de loi préparé par Bercy lui donne satisfaction, et va probablement au-delà de ce qu’il espérait. Il va être autorisé à déduire les sommes rackettées au titre de la « coopération commerciale » de ses prix d’achat et donc de son prix de vente, et cela en totalité à partir du 1er janvier 2007 (partiellement avant cette date). En pratique, la méthode est tellement compliquée qu’elle va être rigoureusement incontrôlable, ce qui ne la rend que plus conforme à l’objet poursuivi par M.E.Leclerc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but poursuivi par M.E. Leclerc, on ne l’a pas oublié, est de pouvoir faire la promotion d’articles à des prix inférieurs aux prix de facture, prix auxquels ses concurrents achètent effectivement ces articles, afin de les détruire. Le prétexte de rendre du pouvoir d’achat aux consommateurs est une aimable plaisanterie : la vente à perte ne pouvant se pratiquer longtemps sur une part significative du chiffre d’affaires, il ne s’agit que d’opérations promotionnelles limitées dont l’impact sur le résultat est délibérément limité comme celui sur le pouvoir d’achat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est par des pratiques commerciales de ce type que l’on a virtuellement fait disparaître le commerce de proximité et de centre-ville, au prix de dizaines de milliers d’emplois qui ne furent que très partiellement remplacés par des emplois de caissières à temps partiel et de personnels de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-109957450342939687?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/109957450342939687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=109957450342939687' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109957450342939687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109957450342939687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2004/11/rformer-la-loi-galland-suite.html' title='Réformer la loi Galland ? (Suite)'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-109950492022016544</id><published>2004-11-03T19:00:00.000+01:00</published><updated>2004-11-03T19:02:00.220+01:00</updated><title type='text'>Lettre à mes amis Américains</title><content type='html'>Dear American friends&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I don’t want to wait any more to congratulate you. Not only I understand and approve that when the whole world keeps telling you what sort of president to elect, you choose the opposite, but frankly I would have done the same. As a matter of fact, I did the same when I re-elected Charles De Gaulle in the past (Well, Charles De Gaulle was not exactly made of the same stuff as G.W.B., but he did bother some people abroad too).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But this decision of yours is also the correct one because it gives a chance to G.W. Bush to pursue the pre-emptive war he has started in Iraq, and ultimately to collect the glory he deserves. Giving such an opportunity to Kerry would have been specially unfair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If another reason was necessary to justify the re-election of G.W.B., I would mention the budget deficit, the manageability of which, once demonstrated, would give to him a leading position on the list of applicants for the next Swedish economy prize.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I am also impressed by the observation that G.W.B. receives direct advice from God, which is a unique asset for a government. With the notable exception of Joan of Arc, we have never been able, on this side of the ocean, to durably secure His assistance, and He knows nevertheless than we could have use it more than once.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I wish you, my dear American friends, to enjoy as much as you can the next four years which will be the last presided by G.W.B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Friendly yours,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Gaulois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. : Next time your President get in touch with God, could he be so nice as to suggest that He allocates some blessings to the EU, with one being specifically earmarked for France. Thanks.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-109950492022016544?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/109950492022016544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=109950492022016544' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109950492022016544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109950492022016544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2004/11/lettre-mes-amis-amricains.html' title='Lettre à mes amis Américains'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-109880204465886300</id><published>2004-10-26T16:42:00.000+02:00</published><updated>2004-10-26T18:40:41.296+02:00</updated><title type='text'>Réformer la loi Galland ?</title><content type='html'>La critique de la loi Galland faite par M.E. Leclerc (« je voudrais baisser mes prix de vente, mais la vilaine loi m’en empêche ») semble ignorer que le prix de facture pratiqué par les fabricants dépend de toutes les charges auxquelles ils doivent faire face, y compris les marges arrières. C’est à dire que les prix de facture seraient moins élevés si les exigences de la grande distribution étaient moindre. Mais puisque la grande distribution exige des fabricants qu’ils supportent des coûts de distribution (ce que les marges arrières recouvrent essentiellement), elle ne peut s’étonner que les prix supportés par le client final les incorporent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela conduit l’observateur impartial à poser quelques question pour clarifier le débat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1ère question : La revendication de M.E. Leclerc suppose que ses prix de vente des produits de marque sont, avant toute réforme de la loi Galland, égaux au prix minimum de vente, c’est à dire le prix d’achat. Est-ce le cas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2ème question : On nous dit que les marges arrières représentent des montants considérables, on mentionne des chiffres de 30, 40 et même 50% du prix d’achat, et cela sur tous les produits de marque qui composent 50% du chiffre d’affaires. Où cela se cache-t-il dans le compte d’exploitation des grandes surfaces qui publient des résultats montrant quelques points de bénéfice, très insuffisants pour contenir les marges arrières. Serait-il possible que lesdites marges arrières soient versées aux centrales d’achat situées, mondialisation oblige, à l’étranger ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3ème question : Les accusations portées par ME Leclerc contre les fournisseurs impliquent qu’ils augmentent leur prix de facture de manière abusive, ce qui signifie qu’ils n’auraient à craindre aucune concurrence. Est vrai dans la généralité des cas ? Au cas où leurs augmentations seraient faites sous l’empire de la nécessité résultant des exigences des grandes surfaces, ce qui est au moins plausible, n’est-ce pas préférable à la disparition du produit qui ne pourrait plus être vendu à des conditions normales, voire à la disparition du producteur?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4ème question : La prohibition de la vente à perte résulte du fait qu’il est évidemment malsain de vendre moins cher que cela ne coûte ; l’objectif du commerçant pratiquant la vente à perte est de sacrifier un article soumis à la concurrence et de se rattraper sur des articles moins concurrencés, dans le but de nuire à ses concurrents. Mais comment se définit la vente à perte ? La loi Galland adopte une définition simple : il y a vente à perte lorsque le prix de vente est inférieur au prix de facture net, avant toute diminution représentative des marges arrières. On voit bien que la référence au prix d’achat est faite au détriment d’une définition économique de la vente à perte qui ferait référence au prix de revient, c’est à dire l’ensemble des coûts qu’il a fallu exposer pour amener l’article considéré dans la réserve du point de vente, c’est à dire non seulement le prix net de facture majoré du port, mais aussi le coût de commande, le coût de réception, et le coût d’entreposage avant mise en rayon. Ainsi, dans la définition de la vente à perte, il y a lieu non pas à diminuer le prix d’achat mais à le majorer des coûts exposés par l’entreprise et ne figurant pas sur la facture d’achat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5ème question : Quelle est la nature des marges arrières ? Ce sont de pseudo-services facturés par les grandes surfaces aux fournisseurs ; ces services étant décrits en général comme des frais de distribution (affichage, publicité, mise en avant, etc.) ; de ce fait, ils n’appartiennent aux éléments du prix de revient, mais aux frais généraux. Cette distinction est tellement importante qu’elle entraîne des taux de TVA différents pour le produit soumis au taux réduit, et les facturations de services qui y seraient relatives. En outre, il est évident que l’imputation produit par produit d’une facturation de catalogue publicitaire qui en comporte des centaine, est impossible, et si elle l’était serait pratiquement incontrôlable. Il est amusant de noter que ME Leclerc ne veut pas majorer le prix d’achat d’éléments venant du prix de revient, ce qui serait rationnel, mais veut en déduire des éléments de frais généraux, ce qui ne l’est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci ne devrait inciter personne à modifier la loi Galland, mais ce que veut M.E. Leclerc, c’est pouvoir clamer urbi et orbi qu’il vend moins cher que d’autres commerçants achètent, ce que la loi Galland l’empêche de faire dans le but de laisser une chance à la concurrence d’exister.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-109880204465886300?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/109880204465886300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=109880204465886300' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109880204465886300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109880204465886300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2004/10/rformer-la-loi-galland.html' title='Réformer la loi Galland ?'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547735.post-109689023819377845</id><published>2004-10-04T13:42:00.000+02:00</published><updated>2004-10-04T13:43:58.193+02:00</updated><title type='text'>Incohérence</title><content type='html'>	Les hôpitaux de l’Assistance Publique emploient des milliers de médecins et chirurgiens étrangers ; ils ont aussi « importé » des infirmières espagnoles pour réduire le déficit de 80000 infirmières créé par l’instauration des 35 heures ; on nous rappelle à chaque rentrée que faute de professeurs titulaires, on a recours à des vacataires étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, la mondialisation entraîne la délocalisation des emplois industriels les moins qualifiés, perte que l’on doit compenser par le développement d’emplois qualifiés non délocalisables. Ces emplois se situent, pour ce qui nous intéresse ici, dans le secteur de la santé, et de l’enseignement, mais également dans la sécurité et la maintenance. Il y a donc une incohérence manifeste dans les recours massifs à de la main d’œuvre étrangère (hors UE) qualifiée pour remplir des fonctions non délocalisables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les causes de cette incohérence sont les suivantes :&lt;br /&gt;-	les médecins étrangers constituent un expédient pour faire baisser les dépenses, expédient qui devient une nécessité quand le recrutement de médecins nationaux devient impossible parce que une bureaucratie irresponsable a réduit le nombre de médecins formés par le système dans le but de réduire les dépenses de la couverture maladie: magistrale erreur de prévision.&lt;br /&gt;-	Les infirmières étrangères résultent d’un besoin nouveau, fortuitement apparu suite à une « avancée sociale » elle-même subrepticement appliquée à la fonction publique initialement exclue du bénéfice de la loi sur les 35 heures (à juste titre, et en particulier pour ses conséquences dévastatrices sur l’hôpital). En supposant qu’il faille néanmoins l’appliquer à l’hôpital, rien n’empêchait de lancer un programme de formation d’urgence, et de la mettre en vigueur progressivement. Dans cet exemple, la faute ne réside plus dans une erreur de prévision mais dans une absence de prévision, le plaisir immédiat des promoteurs de la réforme rendant inutile toute anticipation de ses conséquences néfastes.&lt;br /&gt;-	Le cas des professeurs vacataires étrangers est moins clair, comme tout ce qui concerne l’Education nationale : politique syndicale, malaise du mammouth, errements bureaucratiques, difficile à dire. Quoiqu’il en soit, il s’agit aussi d’une incohérence avec une politique rationnelle de l’emploi en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semblerait donc que notre cher et vieux pays, dont le moins que l’on puisse dire n’est pas qu’il est sous-administré, manque d’un niveau de contrôle portant sur la cohérence des actions du gouvernement et des administrations ; on aurait pu penser que le Plan était le lieu idéal de ce contrôle, mais il a perdu son prestige et son autorité ; ce pourrait être une des principales responsabilité du Premier Ministre, mais c’est un problème secondaire pour un homme politique, fort satisfait de lui-même quand il a pu ne pas se contredire pendant une heure entière. Alors il reste le président …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant pis pour la cohérence … , peut-être en 2007... &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547735-109689023819377845?l=legaulois.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://legaulois.blogspot.com/feeds/109689023819377845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547735&amp;postID=109689023819377845' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109689023819377845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547735/posts/default/109689023819377845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://legaulois.blogspot.com/2004/10/incohrence.html' title='Incohérence'/><author><name>le gaulois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15650324765035624859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
